Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
  • Contact

Mon profil

Recherche

Réseau

10 avril 2007 2 10 /04 /avril /2007 20:55
J'ai été réveillé de ma torpeur par une courte interview aujourd'hui de Mouna Haddaoui sur France-Info, la mère de Ghofrane, jeune fille de 23 ans lapidée. J'ai été touché par la dignité sans haine qu'elle affichait. On trouvera ici une interview récente de celle-ci et l'adresse de son site ghofrane.ifrance.com/.

Partager cet article
Repost0
8 avril 2007 7 08 /04 /avril /2007 00:08
Trouvé sur www.gaucheliberale.org



Extrait de la lettre des libéraux du 30/03/07.
"
Pour mieux situer les libéraux dans le paysage politique, le célèbre philosophe autrichien Hayek nous a invités à sortir les libéraux de l'axe politique traditionnel gauche/droite.  «L'image généralement donnée de la position relative des trois partis obscurcit plus qu'elle n'éclaire, leurs rapports véritables. Elle les représente d'ordinaire comme trois points sur une même ligne, les socialistes à gauche, les conservateurs à droite, et les libéraux quelque part entre les deux. Rien ne saurait être plus fallacieux si nous voulons faire un schéma, il serait plus approprié de les disposer en triangle, les conservateurs occupant l'un des angles, les socialistes tirant vers un second et les libéraux vers un troisième».
Partager cet article
Repost0
5 avril 2007 4 05 /04 /avril /2007 00:08
Philippe Legrain vient de publier un livre qui fait du bruit dans le landerneau des politiques d'immigration. Son livre "Immigrants, your country needs them" soutient que l'immigration est positive pour les pays d'accueil. On trouvera ici la critique de son livre parue dans l'economist. On pourra lire sur son site l'introduction de son livre. On s'intéressera à un article de Legrain à propos de l'immigration en Australie dont les politiques semblent opter pour une immigration choisie, voie qui semble une impasse pour Legrain. Traduction.
"Le taux d'immigration a presque doublé ces huit dernières années en Australie, avec près de 180.000 étrangers. Les immigrés sont un avantage pour l'économie éclatante de l'Australie. Ils ne prennent le travail de personne :  le taux de chômage, 4.6 pour cent, est au niveau le plus bas depuis 30 ans. Les immigrés créent des emplois et ils dépensent leurs salaires. Un afflux de maçons, par exemple, provoque un afflux de fournisseurs et de dessinateurs d'intérieurs.
L'Australie tire clairement bénéfice de l'immigration, mais le désir du gouvernement de sélectionner son immigration est une erreur. Même dans une économie où les qualifications sont un plus, chaque immigré doué a besoin de travailleurs moins qualifiés. Chaque hôtel n'exige pas seulement des directeurs et des personnes de vente, mais des réceptionnistes, femmes de chambre et des serveurs aussi.
Une autre faille avec le système d'immigration est qu'il a tendance à la planification des emplois à la manière du modèle soviétique, avec des bureaucrates prenant très au sérieux une tâche impossible. Les étrangers ajoutent de la diversité et du dynamisme, stimulant l'innovation et l'entreprise, et la croissance économique.
L'Australien, immigré ou pas, doit respecter les lois de la démocratie parlementaire avec ses contraintes et ses principes fondamentaux comme l'égalité devant la loi et la tolérance des différences. Ce ne sont pas "des valeurs australiennes", ce sont des valeurs libérales, partagées par beaucoup, même par les non-Australiens, et rejetées par quelques Australiens marginaux, bigots blancs ou certains musulmans. Et alors que les gens ne peuvent pas être forcés de croire en ces valeurs, ils peuvent être obligés de respecter la loi : même ceux qui croient que les femmes ne sont pas l'égal des hommes. Naturellement, toutes les sociétés parfois abandonnent ses idéaux élevés de la démocratie libérale - la discrimination existe, la tolérance est parfois limitée - mais ils sont toujours les normes auxquelles nous aspirons et à la base de notre coexistence paisible. Mais si les immigrés doivent respecter les règles, ils doivent également avoir la sensation d'être les bienvenus. La rhétorique xénophobique n'aide en rien."
Partager cet article
Repost0
2 avril 2007 1 02 /04 /avril /2007 00:08
Voter a une très relative importance dans les démocraties libérales... Il est de bon ton de tenter de mobiliser les citoyens pour tel ou tel scrutin en laissant entendre que le vote est la chose la plus importante que l'on puisse faire. Il est également fréquent de mentionner le fait que les candidats ne sont pas représentatifs et que notre bulletin glissé dans l'urne ne sera qu'une stratégie de moindre mal sans enthousiasme. Ce contexte vu sous un autre angle pourrait être considéré plutôt comme un signe de maturité politique. Voici une traduction de l'article "Voter est une perte de temps" de l'iconoclaste James Whyle, prix Bastiat 2006, libéral néo-zélandais, qui s'applique à travers ses écrits à déchiffrer les bêtises subliminales cachées dans l'argumentation de nos politiciens au quotidien. Pour lui, dans une société libérale, le vote perd de son importance et c'est tant mieux...
"L'apathie politique, attitude qui consiste à ne pas voter est une attitude parfaitement saine. Les politiques rêveraient de pouvoir nous faire voter de force. Dans les pays totalitaires, les hommes d'affaires doivent avoir des accointances avec les politiciens. Dans les pays libres, on ne leur demande rien, les alternances politiques se font sans heurt ni démonstration d'enthousiasme avec un taux d'abstention qui n'aurait de quoi effrayer que les politiciens narcissiques de leurs prérogatives. Ainsi à partir du moment où un État cesse de faire la pluie et le beau temps en s'arrogeant et contrôlant nombre d'entreprises, le vote politique perd de son importance. Quand les grands partis politiques diffèrent peu dans leurs politiques, il n'est pas du tout surprenant que les gens ne votent pas. Ceci n'est pas regrettable mais plutôt bon signe. Signe que les choses se jouent sans doute ailleurs, une fois la démocratie installée.
La démocratie est exigée pour défendre notre liberté et notre prospérité. Quand les personnes ne peuvent pas lutter contre un gouvernement, le despotisme, la corruption et l'inefficacité s'installent. Mais nous ne devrions pas confondre notre amour de la démocratie avec notre passion pour le vote. Celui-ci n'est valable seulement qu'en cas de graves problèmes politiques. Le scrutin est comme une sortie de secours : c'est bon de l'avoir, mais dans l'idéal, il ne sert pas à grand-chose." Dans le cas de la France, qui n'est pas tout à fait un pays libéral, le choix d'un vote Bayrou peut passer pour un moindre mal
comme celui de ne donner sa voix à aucun des candidats.... On verra ici la position désenchantée de Madelin. Le choix Bayrou m'évoque cette interview de Vargas Llosa qui avançait que ce n'était pas la dictature qui avait ramené le Chili vers la démocratie libérale, mais un compromis centriste.
Partager cet article
Repost0
31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 23:55
Partager cet article
Repost0
30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 00:11
"La liberté individuelle, comprenant la liberté des contrats de travail et d'échange
La propriété individuelle
L'égalité de tous devant la loi
L'unité de la loi
L'impôt réel et proportionnel"
Pour Yves Guyot les principes socialistes sont un recul par rapport à la révolution française dont les principes sont résumés ci-dessus. C'est le thème de son livre, écrit début XXème siècle, "Les principes de 89 et les doctrines socialistes". Cette vision de la révolution française à travers le prisme des principes socialistes est particulièrement rafraîchissante. Elle nous redonne une vision enthousiasmante de la révolution française souvent oubliée. Voici les arguments du libéral Guyot, disciple de Bastiat et excellent vulgarisateur de la théorie libérale à travers les grands débats qui ont animé la fin du XIXème et le début du XXème.
1. La révolution française propose que "la loi soit la même pour tous. Tous les citoyens étant égaux sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.". Le socialisme crée le concept de "quatrième état" ou de classe ouvrière. De plus savoir qui est à même de faire partie de cette classe est très subjectif.
2. La révolution avait supprimé les corporations.
Sous la monarchie, la liberté du travail était restreinte . Il existait des privilèges inacceptables pour certaines corporations et quantités de régulations absurdes sur le travail (exemple: la taille des mouchoirs) . Ce fut une des premières actions de la révolution française de mettre à bas en une nuit toutes les jurandes et dirait-on aujourd'hui petites maffias organisées  ou régulations étatiques autour du travail. La description de Guyot de ce qu'étaient ces corporations avant 89 est particulièrement saisissante. Les socialistes en restaurant la liberté d'association à travers les syndicats "entendent reconstituer les vieilles corporations à leur profit. Les meneurs du syndicat se constituent en jurandes comme aux jours d'avant 89. La plupart ne sont des travailleurs que de nom, mais ils prétendent dès lors que tout le métier leur appartient. Ceux qui n'obéissent pas doivent être boycottés... La liberté d'association n'est à leurs yeux qu'un moyen d'oppression... Le congrès des gantiers de Grenoble a déclaré qu'il ne saurait être permis aux ouvriers de prendre des apprentis comme ils l'entendent."
3. La propriété est restaurée par la révolution. "Avant celle-ci, la France jouissait du collectivisme... Les collectivistes socialistes-révolutionnaires demandent la suppression de la propriété individuelle, de manière que le gouvernement de demain puisse se considérer comme Louis XIV, le seul propriétaire de la nation. Les socialistes désirent revenir en arrière en mettant tous les moyens de production à l'État comme auparavant ils appartenaient au roi et aux seigneurs. " Roi père et maître des personnes se chargeait de leur bonheur, sans admettre qu'ils eussent le droit de s'occuper de leurs propres affaires. La Révolution de 89 a brisé ce système. La Convention a renoué cette tradition qui représente le socialisme actuel. Leur conception ? Le gouvernement paternel le plus rétrograde. 
4. La fiscalité
"Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses d'administration, une contribution commune est indispensable, elle doit également être répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés." Pour Guyot, au vu de cet article, l'impôt est proportionnel et anonyme car les citoyens sont égaux devant l'impôt. Les socialistes veulent à l'inverse un impôt personnel et progressif. "Dans la conception des socialistes, l'impôt n'est plus destiné à pourvoir aux intérêts généraux de la nation, mais il doit être destiné à encourager telle ou telle industrie, telle ou telle culture, tel ou tel syndicat; à subventionner comme la bourse du travail; à rémunérer les travailleurs en révolution sociale."
Partager cet article
Repost0
26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 00:00
Il existe comme une machinerie, à la perpétuelle faconde, apte à générer sans fin des critiques au capitalisme. Pour démarrer, la machine fanfaronne sur l'exploitation de l'homme par l'homme. Dès le XIXème, en plein boom industriel, elle avance sans rire que "les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres". Heureusement, la paupérisation des masses sous le capitalisme est démentie par les faits. Le capitalisme à l'Ouest fait rêver et provoque le départ de nombre de dissidents des pays de l’Est. Mao voulant prouver la supériorité du socialisme sur le capitalisme entreprend d'immenses travaux dont les rendements s'avèrent bientôt ridicules. Avec la chute du mur de Berlin, le capitalisme triomphant semblant inaccessible à la critique, la machine, sans se laisser démonter, change de vitesse et invente la notion de néolibéralisme. Ce travestissement lui permet de continuer à pétarader. La machine oubliant la notion caduque d'exploitation insiste sur celle des inégalités, ce qui montre intrinsèquement un changement de paradigme dans un sens positif. "Ainsi les pauvres ne sont plus si pauvres, ce qui est ennuyeux c'est que les riches le sont encore trop". Cet indicateur redoutable permet à court terme d’éviter de parler de l’élévation rapide du niveau de vie sous l’égide du capitalisme, et il peut offrir à la machine le mouvement critique perpétuel. Le libre-échange, s’il ne supprime pas les inégalités de par sa dynamique, n'est pas un facteur intrinsèque de progression des inégalités. De plus, les recherches sur le bonheur des populations montrent que les pays réputés inégalitaires ne sont pas systématiquement les plus malheureux.
La machine ne manquant pas de pistons découvre le réchauffement climatique. « Produit des gaspillages incontrôlés du capitalisme, il risque de tuer des millions de gens dans les pays pauvres. De plus, l'épuisement des réserves de pétrole à court terme, pompées par le Satan américain nous mène à la catastrophe. » Si le capitalisme n’a pas le monopole des catastrophes écologiques, bien au contraire, on s'apercevra bientôt que les capacités d’innovation du capitalisme le rendent à même de juguler les conséquences du réchauffement planétaire. En attendant, Chavez, producteur de pétrole et gros client de la machine, ne se prive pas d'utiliser le réchauffement climatique pour diaboliser le capitalisme. Ce dernier argument s'accompagne d'une remise en cause des fondements du capitalisme sur le modèle de la croissance. La machine parle de croissance zéro ou négative. Proche de déglutir et suintant l'huile, la machine ronronne en arguant que « ce capitalisme prend le citoyen pour des enfants en lui offrant trop de liberté pour consommer ». Puis montant encore les tours, la machine sur le mode « Savonarole » parle parfois de décadence de l’occident capitaliste en employant des images fortement symboliques comme celle du "veau d'or".
En moins grave et plus drôle, la machine, en régime de croisière, impute l'obésité à la crise du capitalisme. Elle l'associe parfois aux inégalités arguant que l'obésité tue les plus pauvres comme les accidents de la route tuent plutôt les ouvriers que les cadres. La machine aime à culpabiliser au moment des fêtes de Noël. Elle rue contre la publicité et la surconsommation, mais cela ne dure pas car les mécanos ont, eux aussi, envie de boire une coupe de champagne.
Face à ce capitalisme inoxydable, la machine se déploie sur plusieurs dimensions en laissant entendre que le racisme, dont la définition a été implicitement étendue, serait une des composantes intrinsèques du capitalisme comme la critique marxiste pensait que le fascisme après la seconde guerre mondiale était inhérent au capitalisme. La machine insinue que ce dernier « engendre les discriminations par l'intermédiaire de son bras armé, le patronat ». On verra que les réglementations des États, provoquent souvent plus d'inégalités encore qu'un marché libre. Même si au XXIème siècle, les pays occidentaux considéraient les Africains comme inférieurs - on se remémorera les Expositions universelles à Paris- l'évolution a plus trait à l'histoire coloniale, à une arrogance paternaliste qui consistait à penser que la Civilisation des lumières avec un grand C allait faire évoluer les peuples (ou bien une réaction d'amour-propre nationaliste après la défaite de 1815), plutôt que le libre-échange, la simple liberté et le respect des droits de propriété préconisés par le capitalisme libéral. À propos du colonialisme, la machine déclare, péremptoire, que l'occident est devenu ce qu'il est en pillant les richesses naturelles des pays colonisés. Comme les anciens pays colonisateurs ne sont pas aujourd'hui les plus riches, on admettra bientôt que l'erreur de la colonisation n'a pas eu pour conséquence un enrichissement direct des pays qui l'initièrent, et que le capitalisme en avait moins besoin pour sa survie que les politiciens qui étaient aux commandes de l'État ainsi que quelques marchands sans scrupules. On démontrera aussi comme en témoignent les batailles sur le protectionnisme que c'est le manque de capitalisme qui s'avère un frein à l'expansion économique du continent africain. Si l'adage "les riches deviennent plus riches et les pauvres plus pauvres" est remis au goût du jour, c'est pour l'étendre à la planète entière afin de le rendre plus difficile à appréhender. On verra également que les multinationales ne pillent pas sans vergogne les pays africains ou latino-américains mais, que dans un marché libre, elles sont un des pivots de la croissance, une aide et une ouverture indispensable à ces pays.
La bataille des arguments reste rude. Vues sous un angle positif, les revendications sont en elles-mêmes des allégeances déguisées au capitalisme. Ainsi la doléance demandant à l'occident de s'excuser, si elle cache parfois les turpitudes des politiciens qui la formulent, considère intrinsèquement que l'occident ne colonise plus. À l'inverse, les Tibétains ne sont pas près de demander aux Chinois réparation. Les réclamations qui expriment le désir de sortir de la pauvreté sont en elles-mêmes des appels du pied au capitalisme. Les flux migratoires témoignent également d'un désir de liberté et d'assise matérielle que seul le capitalisme est à même d'offrir.
Même si, les nostalgiques du totalitarisme et les enfants gâtés du capitalisme devront faire preuve de plus en plus d'imagination pour alimenter la machine, il leur reste toujours des ressources insoupçonnées. Le capitalisme doit avoir la peau dure. Pourtant, il y a largement de quoi critiquer dans ce capitalisme d'aujourd'hui. Au lieu de s'épuiser en de vains combats qui consistent à le dénier, le militant avisé pourrait plutôt focaliser son énergie sur les moyens de l'améliorer et de le rendre encore plus efficace pour lutter contre la pauvreté. Peut-être tient-il toujours debout tant qu’à un moment donné les peuples font des choix rationnels vers leur bien-être plutôt que vers l'enfer ? Comme le soulignait l'institut Turgot (Think Tank libéral français): "L'avancée spectaculaire de l'humanité depuis la Révolution industrielle grâce à la libre entreprise est abusée par une virulente propagande anticapitaliste." C'est le moins que l'on puisse dire !
Partager cet article
Repost0
23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 00:12
Le paradigme du bonheur à somme nulle est ancré dans notre vision du monde. Il est difficile de considérer qu'un gain ne s'accompagne pas d'une perte par un jeu de vases communiquants. Au plan macro, il se distingue par exemple à travers notre vision du réchauffement climatique et de l'écologie. Dans notre subconscient, il apparaît impossible que nous ayons un si important niveau de vie sans piller d'une certaine façon, les ressources naturelles de la planète, voire sans dégréver en négatif l'avenir de celle-ci. Dans ce paradigme, le réchauffement climatique apparaît à point nommé pour nous punir de notre trop-plein de richesse et mettre en exergue notre sentiment de culpabilité. Au niveau international, notre richesse, forcément arrogante ne peut que provenir, non pas d'une ténacité à améliorer notre productivité de chaque jour mais plutôt d'un pillage récurrent des ressources des pays les plus pauvres de la planète.
Au plan national et social, la lutte des classes suppose que si le patron s'enrichit, c'est en exploitant la sueur de ses employés. "L'effort humain porte un bandage herniaire et les cicatrices des combats livrés par la classe ouvrière contre un monde absurde et sans loi." Disait magnifiquement et pompeusement Jacques Prévert. Au plan personnel, ce paradigme du jeu à somme nulle apparaît parfois sous l'expression d'une jalousie mal placée impliquant un manque de générosité. Exemple: un professeur peut se vexer qu'un de ses élèves apprécie le cours d'un collègue autant que le sien. Ainsi, la jalousie que ressent ce professeur, sentiment bien humain est malvenue si ce professeur considère que le fait que l'élève apprécie un autre professeur n'enlève rien à ses qualités personnelles d'enseignant et ne lui fera pas forcément de l'ombre. L'amour d'un enfant pour sa mère ne s'accompagne pas du même désamour pour son père. Ainsi l'amour n'est pas un jeu à somme nulle. L'amour de l'un ne suppose pas que l'autre en soit dépourvu d'un même rapport. De la même façon, notre ambition au bonheur ne se paie pas d'un malheur équivalent pour une autre personne, bien au contraire. Notre richesse est un moteur de nature à tirer les autres dans le même sens. S'il y a des gens heureux, ce n'est pas forcément au détriment des autres. La porte est ouverte...
Partager cet article
Repost0
20 mars 2007 2 20 /03 /mars /2007 00:07
Cet article provoquant de l'Institut Constant de Paolo Pamini:  "Les syndicats appauvrissent les employés". Extraits "Selon le mythe, les syndicats auraient contribué à la hausse des salaires et à de meilleures conditions de travail. Dans une économie relativement libre, les salaires tendent à croître nécessairement. Le protectionnisme des emplois contribue directement ä la fossilisation du marché du travail et au chômage. Cette vérité s'observe particulièrement là oú les syndicats bénéficient de privilèges locaux étendus, comme en France, en Allemagne et en Italie. Le chômage y est anormalement élevé, en particulier chez les jeunes, en raison du coût surfait du travail, qui dissuade les employeurs d'engager davantage de personnel, voire les incite ä délocaliser. La Suisse a pu éviter jusqu'ici les dégats d'un syndicalisme exacerbé. Ce n'est pas par hasard si les salaires y sont en moyenne prés de deux fois plus élevés qu'en France. La tendance actuelle à la radicalisation des syndicats suisses est d'autant plus grave que la Suisse a fait l'erreur, dans sa nouvelle constitution, de rendre licite la grève et le lock-out, deux pratiques qui ne sont rien d'autre qu'une spoliation des propriétaires de l'entreprise. Les syndicats n'ont rien à faire valoir à leur actif. Même la diminution du temps de travail est une conséquence du progrès économique, l'augmentation de la productivité requérant moins de travail pour obtenir le même résultat.
Les employeurs ont également un intérêt évident à offrir à leurs employés des postes de travail sûrs et adaptés... Mais cela ne vaut bien sûr que sur un marché du travail libre et concurrentiel, ce que les syndicats sapent sans relâche en préconisant maintes réglementations.
Le syndicalisme est un phénomène historique dépassé, issu de mythes économiques depuis longtemps réfutés. Que les syndicats  ne servent à rien se reflète aussi dans la diminution constante de leur nombre de membres en dépit d'une population active qui n'a cessé de croître: la proportion syndiquée n'atteint pas plus de 18%, dont la plupart travaillent dans le secteur public. Un employé syndiqué paie à ses protecteurs entre 300 Francs et 600 francs par an: il serait mieux inspiré de garder cet argent pour lui."
On pourra lire la charte fondatrice d'Amiens, victoire des syndicalistes "modérés" français sur les Guesdistes qui propose : "le syndicat prépare l'émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l'expropriation capitaliste..." Ce sujet fait également débat aux USA ici et.
Partager cet article
Repost0
17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 00:02
Goucho peut se moquer. En lisant Harmonies Économiques de Bastiat, je me sens comme une espèce de dévot, grappillant nombre de réflexions qui s'applique à notre présent. On trouvera dans le chapitre du moteur social cette diatribe contre ceux qui refusent de croire dans la dynamique d'organisation spontanée des masses. (pour reprendre le vocabulaire de Goucho)
"On ne souffrira pas d’oisifs dans la république ; on distribuera convenablement la population entre les villes et les campagnes; On avisera à ce qu’il n’y ait ni des riches ni des pauvres, etc., etc."

Ces formules attestent chez ceux qui les emploient un orgueil incommensurable. Elles impliquent une doctrine qui ne laisse pas au genre humain un atome de dignité.
Je n’en connais pas de plus fausse en théorie et de plus funeste en pratique ; Sous l’un et l’autre rapport, elle conduit à des conséquences déplorables. Elle donne à croire que l’économie sociale est un arrangement artificiel, qui naît dans la tête d’un inventeur. Dès lors, tout publiciste se fait inventeur. Son plus grand désir est de faire accepter son mécanisme ; Sa plus grande préoccupation est de faire detester tous les autres, et principalement celui qui naît spontanément de l’organisation de l’homme et de la nature des choses. Les livres concus sur ce plan ne sont et ne peuvent être qu’une longue déclamation contre la Société.."
Partager cet article
Repost0