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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 12:42
La gauche est adroite: elle laisse la droite se débaucher à gauche.

Concile du PS 2: La petite nonne du Poitou est devenue mère supérieure.

Besson a démissionné après avoir surpris Ségo et François sur un coin de table.

Ségolène est mal élevée, sauf dans les sondages.

Ségo en garde sous la pédale avant de fondre sur le blairo-conservateur américain, toujours maillot jaune.

Les Français réhabilitent Marie-Antoinette: l'amant de Ségolène s'appellerait Louis.

Programme: Ségo a le sens de l'égoutte à goutte.

Ségo lance la Bib'révolution.


Ségo sacrée carafon par les Français!

Avec Ségo, les patrons vont être soumis à l'amende religieuse.

La télé: Ségo est complétement allumée.


Les éléphants ne barrissent plus. Ils s'égosillent.


ENA : voie Royal.

Sarko n'a pas fait l'Ego National d'administration.

Les intellectuels: je suis de gauche mais je m'éloigne!

Le Pen, dans un creux, s'adresse aux Francais de louche.

Hollande a-t-il une maîtresse d'école ?

Anti-tabac: Sarko prise du risque.

Sarcophage: Ségo pour les bigots de gauche va mettre en boîte tous les machos de droite.

Chiffrage: Besancenot est-il franc-comptable?

Le programme des candidats est flou à lier.

Eco-syllogisme : énucléer les centrales pour faire fondre le réchauffement.

Hulot: achèter des fonds éthiques pour enfouir les déchets de promesses toutes faîtes.

Bové, le libertartare, se goinfre de sucre Gandhi, de Martin Burger King tout en invoquant Nestor Macdonald.

OGM: l'extrême fauche.

Transfert: Nous, Français, avons besoin d'une psychanalyse où la figure tutélaire ne serait pas la mère, mais l'État!

Journal No 1
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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 08:57
Mon voisin serbe observe de loin la campagne présidentielle. Pour lui, les Français ne voteront jamais pour Sarko. Trop risqué! À gauche, Goucho est sur un nuage. Il pense que Sarko a déjà perdu l'élection. Sarko se disperse de plus en plus. Ségo face à lui au deuxième tour n'en fera qu'une bouchée. A chaque passage télé, elle casse la baraque. Pour le moment, elle rassemble à gauche. Demain, elle plongera au centre. A la manière de Mitterand. Le danger pour elle, serait de croiser le fer avec Bayrou au second tour. L'effritement de Sarko, peu visible pour l'instant, se devine dans les progrès de Bayrou dans les sondages. Ceux-ci mesurent la défiance des Français envers Sarko. Bien sûr, pour Goucho, les sondages ne sont actuellement pas représentatifs. Ils sous-estiment la gauche.  Pour étayer cette analyse, on écoutera avec Emmanuel Todd les Matins de France-Culture d'hier matin (Audio ici). Rien de nouveau sous le soleil si ce n'est !

D'autre part, Emannuel Todd est devenu dans cette campagne, le héraut du protectionnisme. Voilà qui a le mérite de clarifier le débat et de le rendre intéressant. On y apprend que Villepin en patriote économique, était convaincu, mais que Chirac, étrange caméléon libéral, a freiné. Celui qui a manifesté le plus clairement son attachement au protectionnisme, c'est Le Pen, pour l'instant. Comme le libéralisme, le protectionnisme n'est ni de gauche ni de droite mais il constitue une ligne de clivage importante.
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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 00:02
Daniel Pipes analyse le risque islamique dans un article paru sur le site de la Revue Militaire suisse. "Islam : les options peu engageantes de l'Europe". La technique de l'analyse des risques est largement utilisée en management et en organisation d'entreprise. Elle semble être une technique inexistante en stratégie politique en France. Daniel Pipes examine trois scénarios concernant l'Islam au sein de l'Europe.
Scénario A: Règne musulman
L'Europe est islamisée, elle se soumet sans résistance à l'Islam.
Scénario B: Expulsion des Musulmans
Ce scénario veut que les Européens n'acceptent aucune inflexion au mode de vie Européen. Le mouvement anti-immigration se durcit. Le multiculturalisme est rejeté.
Scénario C: Intégration des Musulmans
Les Européens autochtones et les immigrants musulmans trouvent un compromis et vivent harmonieusement ensemble.
Pour Daniel Pipes, le scénario C est improbable. "Les Musulmans cultivent des revendications et des ambitions conflictuelles à l'égard de leur voisin indigène. Fait inquiétant, chaque génération semble plus aliénée que la précédente... Comme le résume le commentateur américain, il est difficile d'imaginer un autre scénario pour l'Europe occidentale que l'Islamisation ou la guerre civile." On peut considérer Daniel Pipes pour un odieux néoconservateur et considérer son analyse comme nulle. Néanmoins, au vu d'un sondage paru dans l'Economist. Il semble exister aux alentours de 23% de musulmans en France qui considèrent le conflit comme inévitable. On pourrait donc sans le moindre souci de polémique évaluer le risque de guerre civile en France à 23%. D'autant plus que ce risque n'est pas entièrement dépendant de la politique française mais de la situation internationale, il est donc à prendre en compte avec sérieux.

Néanmoins, le consensus le plus apparent en France adhère au scénario C. On en parle peu, mais c'est le scénario qui est le plus implicitement envisagé. Il n'a pas réellement fait l'objet de débat politique ces dernières années du fait notamment de l'ostracisation du Front National. La laïcité est le maître mot de la mise en oeuvre de ce scénario. Les moyens de le mettre en oeuvre sont parfois différents. Ségolène Royal envisageait il y a quelques mois une application stricte du concept de la laïcité jusqu'à la disparition des signes chrétiens dans les salles de classe.  Le procès de l'affaire Redecker a permis de montrer heureusement quelques limites au delà desquelles les Français ne sont pas prêts à aller. Le scénario de l'intégration ("can find common ground") semble donc faire consensus à hauteur de 70 % en termes d'occurrence de risque. C'est également l'idée qui prédomine dans ce blog. Le scénario C est le plus souhaité et le plus probable. Souhait n'étant pas forcément réalité, il convient de rester vigilant. Si le scénario souhaité s'avérait impossible, afin d'éviter le scénario A, le scénario B conduirait à une guerre civile. Il est donc nécessaire de continuer à évaluer le risque de guerre civile. Il est également intéressant de noter que des spécialistes américains du Moyen-Orient comme Daniel Pipes, aussi néoconservateur soit-il, l'évalue à plus de 50% de probabilité de se produire.
On pourra lire également l'article de Daniel Pipes où il cite Jean-François Revel: "La grande faiblesse de l'Occident, comme Jean-François Revel l'a déjà indiqué, consiste en cette haine de soi qui va jusqu'à rejetter les fondations philosophiques, économiques, et politiques qui ont permis l'émergence de la civilisation occidentale."
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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 01:08
On écoutera ce débat intéressant à l'Université de tous les savoirs entre Thomas Piketty et Alain Madelin en octobre dernier.
Thomas Piketty n'est pas pour l'augmentation de la pression fiscale mais plutôt pour sa stabilisation. Il dénonce l'opacité des impôts en France et insiste sur leur faible valeur (3 % du PIB) par rapport aux autres pays. Il vaut mieux alléger les prélèvements sur le travail plutôt que les impôts. Il existe des prélèvements peu justifiés et opaques. Il existe des prélèvements pour la redistribution ainsi que pour les dépenses de l'état qui eux se justifient. D'autres émanent d'une logique d'assurance-chômage et santé personnelle. On a adopté le système de répartition car on a considéré que les marchés financiers étaient peu fiables pour conserver les avoirs financiers sur 30 ans. Dans le cas des retraites, ce que les gens cotisent, ils le touchent plus tard sous forme de revenu différé. Ainsi, le système de retraite complémentaire des cadres est l'exemple d'un prélèvement qui ne rapporte rien et plutôt coûteux pour la collectivité.  Le système de retraite par répartition marche ainsi sur la tête pour les gros salaires. Alors que ces cadres préféreraient le plus souvent gérer eux-mêmes leur financement retraite. Les prestations familiales, elles, sont relatives à une solidarité nationale. Ces dépenses devraient porter sur toutes les formes de richesse et non uniquement sur les salaires.
Alain Madelin lui, parle de prélever moins et mieux pour augmenter la croissance. Les pays nordiques, s'ils ont de forts prélèvements ont ouvert leur service public à la concurrence et investissent plus. Pour preuve, si on veut créer des emplois, il faut créer un statut fiscal dérogatoire. On prélève mal aux deux extrêmités de l'échelle des revenus. Dans la partie haute de l'échelle des revenus, on dégrève les investissements, on décourage les initiatives. Pour les revenus les moins qualifiés, on laisse les pauvres comme "dans une bouteille" dont il est très difficile de s'échapper. Les allègements sont le plus souvent mal ciblés. C'est la smicardisation. La sortie du système de l'aide sociale est parfois contreproductive. L'endettement n'est pas condamnable s'il correspond à des investissements et s'il n'excède pas nos capacités de remboursement. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Une approche moderne consisterait à accepter les inégalités fécondes et motrices de notre économie. L'impôt devrait être allégé et simplifié.

Le débat entre les deux hommes est vif par la suite... La diminution des prélèvements devrait se faire sur un point de PIB par an sans déficit tout en dopant la croissance, à la manière de l'Espagne. La croissance est un facteur important. Piketty tente de justifier l'immobilisme ainsi. "C'est plus compliqué que cela !" répète-t-il. La croissance étant proportionnelle aux dépenses, il est difficile de descendre la pression fiscale. Paradoxalement, Piketty défend la médecine libérale à la française qui à la fois associe une logique de concurrence et une logique d'égalité. Au contraire, pour Madelin, l'économie de la santé est extrêmement régulée et tarifée. On lira la position d'Alexandre Delaigue sur Libération, plus proche de celle de Piketty. Celle de Jean-Pierre Chevallier plus proche de Madelin et... Sarkozy.
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8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 00:08
Un article d'actualité dans l'Economist de cette semaine:
"Ce ne sont pas les gouvernements qui doivent collecter les Stats. Les chiffres doivent être dignes de confiance. Le nouveau système de statistiques de Grande-Bretagne ne passe pas la rampe. Chaque pays devrait avoir un Bureau National des Statistiques, régi par une loi garantissant sa qualité et son indépendance. Les statisticiens argentins ont protesté contre le déplacement d'un fonctionnaire responsable des chiffres de l'inflation après qu'il ait refusé de changer la manière dont ils étaient calculés. La Norvège est un exemple à suivre : le Bureau de Statistiques édite des graphiques avec sa propre analyse, selon son propre calendrier. Les ministres du gouvernement voient l'information en même temps que la découvre le citoyen. Moins d'un Britannique sur cinq pense que les chiffres officiels sont produits objectivement. La statistique sur la criminalité passe auparavant entre les mains du gouvernement. Tous les gouvernements trouvent tentant de tordre les chiffres à leur avantage. Mais en faisant ceci ils se privent du meilleur guide d'élaboration de leur politique." Toute ressemblance avec un pays comme la France est purement fortuite, seules les statistiques du chômage sont un peu empêchées mais c'est pour mieux les recalculer.
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6 mars 2007 2 06 /03 /mars /2007 00:09
Michel Onfray dans sa conférence du 28.08.06 raille la révolution française. Cette révolution était bourgeoise pour une raison majeure : son goût pour la propriété privé. Voici un extrait de sa conférence. " La révolution française est le triomphe du camp libéral. Dieu, propriété, sureté, commerce, industrie, liberté sont les fondements de cette révolution. La déclaration des droits de l'homme de 1789 est un grand moment de la pensée libérale... puisque c'est un texte intéressant pour les propriétaires et les bourgeois, ceux qui disposent d'argent et de maisons puisque l'article 2 fait de la propriété et de la sureté un droit naturel imprescriptible. L'article 16 parle de droit inviolable et sacré. On comprend que cela puisse être un must, une bible des libéraux encore aujourd'hui . De plus, la loi Le Chapelier interdit le syndicalisme. Interdiction des corporations d'exister en tant que tel."
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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 00:09
Un article passionnant de Paul Cantor " Popular Culture and Spontaneous Order or How I Learned To Stop Worrying and Love the Tube". Celui-ci décline les effets de l'ordre spontané décrit par Friedrich Hayek (voir message précédent), dans des domaines qui n'ont rien à voir avec l'économie. Si l'improvisation est une seconde nature dans le monde théâtral. Paul Cantor nous fait découvrir ses applications dans le monde télévisuel. Il décrit le processus de création d'un feuilleton comme X-Files. Celui-ci se bâtit en mode collaboratif par l'intermédiaire d'un bataillon de scénaristes mais mieux encore, ce feuilleton s'élabore en fonction du feedback des spectateurs, au fur et à mesure, par exemple, de l'entrée en lice de nouveaux personnages. C'est ce que trouve intéressant Cantor car le feuilleton devient ainsi l'expression d'une culture populaire. Le producteur dans ce cas-là n'est pas forcément perçu comme un opposant à la création mais plutôt comme un collaborateur dont les contraintes et le regard peuvent s'avérer productifs.
Cantor nous propose une seconde analogie entre ceux qui rêvent d'une centralisation planificatrice et ceux qui sont prêts à accepter l'emergence incertaine sur la base d'une organisation spontanée. La théorie de l'évolution de Darwin qui fonctionne par petits pas, la nature éliminant ce qui ne fonctionne pas et les erreurs d'adaptation, est une forme d'organisation spontanée. Elle s'oppose au créationnisme centralisateur et perfectionniste qui suppose que le monde aurait été créé en un seul jour par une forme d'intelligence parfaite.
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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 13:47
Lors du débat intéressant du 26.02 dans l'émission du Grain à Moudre, la discussion porte sur le bilan de Sarko et sur sa "propension" à être libéral. L'intéressé ne s'en vante qu'à hauteur des 3% de votants pour Madelin en 2002. Les autres raisons de ne pas le voir comme un libéral seraient:
  • - son protectionnisme affiché,
  • - les résultats de sa politique avant en 93 l'arrivée de Juppé qui parlait d'ardoise salée,
  • - ses lois anti-racolages où on voit l'État s'immiscer dans les questions sexuels,
  • - les lois qui punissent les propos contre l'homosexualité...
  • - son choix de directeur de campagne (Henri Guaino) selon Douce de Franclieu
  L'avantage que Sarkozy a pour l'instant, par rapport à Ségo, c'est qu'on se pose la question du libéralisme à son propos.
The Economist est toujours sous le charme de Sarkozy. Un dernier article propose une critique positive de son livre Témoignage.  L'amour déclaré par Sarkozy pour les Etats-Unis le fait passer pour un politicien français original. L'article conclut "The question is whether the French are ready to take on Mr Sarkozy".
En complément, on pourra lire l'analyse de Sarko par Guy Sorman qui met en exergue sa singularité et ses points communs avec Chirac.
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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 00:04
Voici ce que disait en 1907 le libéral Yves Guyot dans "La démocratie individualiste" à propos des idéaux de la révolution française.
Tous les peuples qui se sont affranchis, au cours du XIXème siècle, ont eu pour idéal de se rapprocher des principes de 89 : qui constituent l'étalon social et politique de l'évolution humaine. C'est en s'y référant qu'on juge le degré d'avancement d'un peuple.
Que ceux qui doutent de cette réalité fasse l'épreuve contraire: diront-ils qu'un peuple est d'autant plus avancé en son évolution que la liberté y est moins assurée, que la propriété y est plus précaire, que la sûreté n'y existe ni pour les biens ni pour les personnes, qu'il n'y a plus d'inégalités devant la loi; que les fonctions sont réservées à certains privilèges de naissance; que la liberté individuelle est à la discrétion du caprice d'un potentat ou d'un policier; qu'il y a des délits d'opinion et des interdictions de manifester sa foi et sa pensée; que le commerce est réparti en monopoles et que le droit de travailler n'existe pas pour chacun; que les uns sont exemptés d'impôts et que les autres en sont écrasés; que l'impôt est inquisitorial et un moyen de confiscation; que ceux qui paient l'impôt ne le votent ni n'en contrôlent l'emploi; que l'administration publique reste dans l'ombre et que tous les pouvoirs sont concentrés dans une seule main?
Parmi ceux qui raillent "les immortels principes de 89", nul ne pourrait soutenir cette thèse; et n'est-ce pas là une preuve décisive qu'ils sont solides, qu'ils sont universels; et que l'épithète ironique "d'immortels" qu'on leur applique est justifiée ; car jamais ils ne disparaîtront de l'intellect humain.
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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 23:48
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