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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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4 décembre 2006 1 04 /12 /décembre /2006 09:55
Après quatre ans d'effort pour informer le monde des dérives de Chavez, Daniel est désespéré. Paradoxalement, il se sent libéré également. Tout est fini. Ironiquement, jamais son blog a aussi bien marché et il a même eu droit à la BBC. Voici ce qu'il a écrit hier soir pour célébrer ce jour funeste où la démocratie a disparu du Venézuela. Nous ne pouvons même pas lui exprimer une solidarité issue de France car, aveuglés par un antiaméricanisme d'opérette, nous ne sommes certainement pas une majorité en France à considérer Chavez comme un petit dictateur néfaste pour son pays.
"C'est un autre monde. Cela n'est plus mon pays, désormais. Ce n'est pas le Venezuela avec lequel je peux communiquer. Ils (les partisans de Chavez) peuvent se vanter, ils peuvent humilier le voisinage. Ils ne s'inquiètent pas parce que le pays leur appartient, du moins le pensent-ils. Ils ont raison en partie, ce n'est certainement plus mon pays.
Et aujourd'hui l'historien d'amateur en moi se rend compte ainsi qu'il a eu le privilège d'être témoin d'un jour historique, le jour où la démocratie a quitté le Venezuela. Nous avons perdu la démocratie. On peut le voir dans le discours vulgaire de Chavez après sa victoire...
Ce soir je me sens étrangement libéré parce que tous mes engagements envers le Venezuela ont cessé. Je n'ai pas besoin de m'inquiéter plus pour son futur. Il n'y a aucun rôle pour moi dans ce futur...
Il est temps de m'occuper de moi-même, le Venezuela n'a plus besoin de moi et j'ai besoin seulement de la lumière de ses après-midis tropicaux pour me donner de l'allant, ou de ses déluges de saison des pluies pour donner du rythme à ma vie..."
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2 décembre 2006 6 02 /12 /décembre /2006 18:27
Avant les élections de dimanche, un dernier tour d'horizon! Un reportage sur France-Culture à l'instant "Chavez, l'élu des pauvres!" qui débute par une véritable hagiographie de Chavez, à peine nuancée par l'expression d'un "rare" opposant décrivant la corruption de ce pays. Le reportage semble ne pas croire une seule seconde à la progression de l'opposition. J'imagine la tête de Daniel, notre Blogger vénézuelien favori présenté ici par la BBC, qui fulmine déjà cette semaine devant la fibre pro-Chavez de France5  Malgré l'enthousiasme des opposants basés à Caracas, en distribuant telle une aumône ses billets suintants de pétrole, Chavez contrôle tellement le pays qu'il paraît difficile d'envisager sa non-réélection. On se consolera en lisant l'état actuel de ce pays sur Chroniques Patagones, on relira également ce message paru sur Catallaxia. On prendra à témoin la gauche française qui a toujours soutenu le bouillant Chavez: donnons nous rendez-vous dans quelques années encore puisque ce laboratoire du Socialisme, si riche de ses ressources, ne réussira pas à sortir son pays de la pauvreté et à peine de l'analphabétisme. A ce moment-là, pour ne pas se dédire, les souteneurs de Chavez n'auront plus qu'à invoquer l'impérialisme américain pour expliquer cet échec.
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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 23:59
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30 novembre 2006 4 30 /11 /novembre /2006 00:10
Vincent Bénard tente d'expliquer le mystère de l'antilibéralisme français dans un article publié par l'Institut Turgot. Il décline les raisons de cette étrange maladie avant d'ébaucher des solutions.
  • D'abord ce mécanisme de sélection permanente des meilleurs producteurs, le capitalisme libéral en constante optimisation détruit nombre d'emplois.
  • La permanence du Gramscisme depuis les années 40, idée marxiste qui consiste ä former les gens dès le début de leur éducation plutôt que favoriser la concurrence des idées.
  • L'existence des NMPP qui contrôle la distribution de la presse, la main-mise sur la culture par la gauche bien-pensante, les politiques d'accomodation du pouvoir avec les extrêmes : Mitterand et Lepen, Chirac et ATTAC...
  • L'Enarchie et surtout les conséquences négatives qu'aurait la mise en place d'un consensus libéral pour celle-ci
  • Le contrôle des procédures de justice dans le sens où le fait de révéler des faits exacts et compromettants pourra entraîner versement de réparations à l’auteur de ces faits, le contrôle fiscal, l'utilisation des RG ä des fins dépassant le cadre...
Les raisons d'espérer un peu apparaissent depuis quelque temps: on peut vanter de temps en temps dans les médias certaines réussites du libéralisme, la pression de la dette, la suppression de toute forme d'aide à la Presse et à la création culturelle...
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28 novembre 2006 2 28 /11 /novembre /2006 00:35
Depuis que la télévangéliste poitevine (expression de Marc Lambron) irradie le parti. Goucho est aux anges. Nul doute que si Sainte Ségolène gagne, Goucho plantera un nouveau petit cierge dans son coeur de militant de gauche, à côté du temps des cerises, du front populaire, de mai 1981 et des grandes grèves de 95. Lorsque l'immonde capitalisme, cette tête de turc, reviendra à la charge avec son cortège de délocalisations et de chômeurs patentés au grand capital, Goucho rallumera au fond de son coeur cette petite lueur d'espoir en se plongeant dans les songes extatiques du bon vieux socialisme.  Qui a dit que le Socialisme, c'était la religiosité?
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27 novembre 2006 1 27 /11 /novembre /2006 08:26
Daniel Duquenal est un blogger qui consacre son temps depuis des années à informer le monde des turpitudes de Chavez. On comprend son émotion car ses efforts ne comptent pas pour rien dans les progrès de l'opposition. Daniel se prend à rêver cette semaine (ici et là en vidéo). "I am just back from an event that even in my wildest dreams I could not believe it would ever happen. The march or Rosales today and his rally was something that was never seen, something that nobody could have expected." On lira un compte-rendu de la situation sur Chroniques Patagones en croisant les doigts avec Daniel. Les "sondages" renvoient pour l'instant 59%-27% à l'avantage de Chavez.
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26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 12:08
Le NYT édite ce dimanche un article concernant le financement des réseaux terroristes en Irak. Après un gros coup de pouce des Français et des Italiens pour la libération de leurs otages, ces réseaux semblent aujourd'hui se suffire à eux-mêmes .
Persuader les gouvernements étrangers de ne plus payer de rançon!
"Another challenge for the United States, the report says, was to persuade foreign governments to “stop paying ransoms.” It gives no details, but American officials have said previously that France paid a multimillion-dollar ransom for the release in December 2004 of two French reporters held hostage by an insurgent group. Italy, these officials have said, paid ransoms on at least two occasions, in September 2004 for the release of two women, both aid workers, and in March 2005, a reported $5 million for the release of Giuliana Sgrena, a journalist for the Rome newspaper Il Manifesto."
La principale source d'approvisionnement de ces réseaux semble être la contrebande du pétrole avec le détournement d'environ 10% du pétrole irakien.
"The oil ministry in Baghdad, for example, estimated earlier this year that 10 percent to 30 percent of the $4 billion to $5 billion in fuel imported for public consumption in 2005 was smuggled back out of the country for resale. At that time, the finance minister estimated that close to half of all smuggling profits was going to insurgents. If true, that would be $200 million or more from fuel smuggling alone." La crainte désormais est que ces réseaux soient assez riches désormais pour financer des activités externes à l'Irak.
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25 novembre 2006 6 25 /11 /novembre /2006 00:07
Nathaniel Randen (My years with Ayn RAND) a partagé la vie et les passions de Ayn Rand pendant des années. A propos de Atlas Shrugged, voici ce qu'il affirme en juillet 95: "Cela peut vous intéressez de savoir qu'il y a quelques années, la Bibliothèque du Congrès, conduisit un sondage national sur les livres qui avaient le plus influencé les Américains. Derrière la Bible, le second livre était Atlas Shrugged".
On apprend qu'Angelina Jolie sera Dagney Taggart dans une prochaine adaptation du livre. Voilà qui lui permettra de se faire connaître en France malgré les raccourcis qui devront apparaître à travers le cinéma. (résumer un livre de 1000 pages en deux heures de film semble difficile d'éviter la caricature). Voir les commentaires de Norberg et Copeau.
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23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 00:42
Petit voyage dans la riche Bibliothèque Publique et Universitaire de Genève. Mes explorations recouvrent les textes libéraux français du XIXème siécle. Je prends Harmonies Économiques (les textes sont disponibles en téléchargement) de Bastiat, le plus rare de ses livres, "Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas", son dernier pamphlet. Je dévore les écrits énergiques d'Yves Guyot. "La Tyrannie Socialiste", "ABC du libre-échange" et surtout "Les principes de 89 et le socialisme". Dès 1848, je découvre combien les libéraux ont ferraillé contre les Socialistes. Je découvre avec un peu d'effroi et d'amusement l'extraordinaire stabilité des propositions socialistes depuis bientôt deux siècles à travers l'opération de réfutation du Socialisme et du Marxisme que tente Yves Guyot. Cette stabilité confère une intéressante actualité à sa description de la Tyrannie Collectiviste. Nous en reparlerons... Dés 1848, le Socialisme constituait une profonde régression intellectuelle et économique pour les libéraux. Voici quelques extraits tirés de la préface d'Harmonies Économiques. Bastiat y déclare en filigrane que la société capitaliste a plus de chances d'offrir le rêve des Socialistes que les mesures régressives qu'ils avancent.
"Socialistes, vous avez foi dans l'Association. Je vous adjure de dire, après avoir lu cet écrit, si la société actuelle, moins ses abus et ses entraves, c’est-à-dire sous la condition
de la Liberte, n’est pas la plus belle, la plus complète, la plus durable, la plus universelle, la plus équitable de toutes les Associations...
Communistes, vous voulez que les hommes, devenus frères, jouissent en commun des biens que la Providence leur a prodigués. Je prétends demontrer que la société actuelle n’a qu’a conquérir la Liberté pour réaliser et dépasser vos voeux et vos espérances : car tout y est commun à tous, à la seule condition que chacun se donne Ia peine de recueillir les dons de Dieu, ce qui est bien naturel; ou restitue librement cette peine à ceux qui la prennent pour lui, ce qui est bien juste."
Bastiat conclut Harmonies Economiques en parlant une dernière fois du socialisme.
"Je n’ai jamais douté que les écoles socialistes n’eussent entrainé beaucoup de cœurs généreux et d’intelligences convaincues. Mais enfin le caractère général du socialisme est bien bizarre, et je me demande combien de temps la vogue peut soutenir un tel tissu de puérilités. Tout en lui est affectation... II affecte dans ses écrits une délicatesse de nerfs si féminine qu’il ne peut entendre parler de souffrances sociales. En même temps qu’il a introduit dans la littérature la mode de cette fade sensiblerie, il a fait prévaloir dans les arts le goût du travail et de l’horrible... Mais ce que le socialisme affecte surtout, c’est la religiosité !"

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20 novembre 2006 1 20 /11 /novembre /2006 00:03
Le Financial Times  du 16 novembre nous raconte les trois candidats du PS avec humour. Laurent Fabius serait un rocker âgé, resté attaché aux vieux rocks des années soixante-dix: nationalisations totales, accroissement des dépenses publiques et grosse augmentation du salaire minimum en guise de Cadillac rose. DSK est un crooner des années quatre-vingt chantant une mielleuse social-démocratie en roulant les yeux. Quant ä Ségolène, elle chante de vieilles chansons d'amour nostalgiques en susurrant justice sociale et démocratie participative. Le plus désespérant pour le Financial Times, c'est que le candidat désigné, aussi progressiste soit-il aura dix ans de retard sur les idées qui préoccupent le reste du monde. "The socialists are incapable of having a serious discussion about globalisation... Until the French Socialist party fully understands the modern world, it cannot hope to change it for the better, no matter who its presidential candidate." En France, on n'a pas le choix, si on veut être de gauche, il faut être ringard!
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