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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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21 septembre 2006 4 21 /09 /septembre /2006 00:09
Un petit air de liberté souffle sur la Suède. Il est vrai que pour Goucho, il est impossible de penser qu'un pays qui vient de basculer à droite puisse se sentir plus léger. Pourtant c'est certainement le cas même si Reinfeldt ne remet pas pour l'instant en question le côté mamelle universelle de l'État suédois. Faisons connaissance avec les trois partis qui composent pour l'essentiel cette coalition.(Raconté par Johan Norberg)
  • Moderaterna (libéraux-conservateurs)
Depuis que Fredrik Reinfeldt a pris les rênes du parti, celui-ci s'est déplacé vers le centre devenant plus libéral et moins conservateur. Que les antilibéraux se rassurent, le parti vainqueur a abandonné ses plans de dérégulation du marché du travail et maintenant il caresse les syndicats "dans le sens du poil", il veut bloquer la privatisation des hôpitaux et promet de dépenser encore plus que les démocrates sociaux sur les services publics d'assistance sociale. Le parti est également revenu à une politique plus restrictive avec les réfugiés.
  •         Folkpartiet (social-libéral)
Ceci était le parti libéral par excellence qui a combiné l'économie de marché avec des interventions en faveur de la tolérance. Mais sous la conduite de Lars Leijonborg, ce parti est devenu plus protectionniste et s'est concentré sur la partie sécuritaire favorisant la loi et l'ordre.
  •         Centern (rural-libéral)
Ce parti était auparavant en faveur des subventions et du protectionnisme et il était opposé farouchement à l'énergie nucléaire. Mais il était également en faveur de la décentralisation, de droits de propriété renforcés et de l'esprit d'entreprise. Et sous Maud Olofsson, c'est la dimension centriste qui s'est affirmée. Le parti a mis en sourdine son opposition à l'énergie nucléaire et à la déréglementation de l'agriculture. C'est le parti le plus libéral de la coalition et il est désormais le troisième parti de Suède.Il s'oppose aux tentations par trop sécuritaires, aux modalités de surveillance et il est en faveur de l'égalité des droits pour les homosexuels. En même temps, Centern est maintenant le seul parti qui parle d'ouvrir le marché du travail et il est le plus ardent de tous pour valoriser l'esprit d'entreprise. Il est représenté à Stockholm par le jeune député nouvellement élu, Fredrick Federley qui vante le libre marché et souhaite limiter les prétentions du gouvernement,. Celui-ci est pour la "Flat-tax" et veut supprimer le contrôle des loyers. Il est aussi un fervent lecteur de Ayn Rand.
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18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 00:31
Sur les mécanismes de fonctionnement du débat à gauche, l'émotion, l'attachement à la cause l'emportent sur la réflexion. Pour Goucho, inspiré par Max Gallo dans l'esprit public sur France-Culture, la carte scolaire était une "vieille lune" libérale. D'ailleurs ce politicien conservateur à tête de turc qu'est Sarkozhy en avait parlé sans susciter d'intérêt. Puis Ségolène Royal a parlé. Tout à-coup, on en débat à gauche comme d'une idée dictée par la raison et susceptible de faire évoluer les choses. Disons-le - tant que Goucho ne nous écoute pas - les privatisations surtout celles de l'énergie, sont de vieilles lunes libérales. La concurrence aussi et le libre-échange, et le droit de propriété et l'ouverture des frontières et la suppression de ces subventions qui font plaisir à quelque lobby d'apparence "social", et la dérégulation... Tout cela n'est que vulgate de dinosaures libéraux. En attendant que Goucho dans un grand élan romantique et social les fasse siennes, on ne va surtout pas lui laisser entendre que les libéraux l'avaient écrit sur leur pierre de touche. Cela pourrait le faire changer d'avis. Toutes ces belles idées que la gauche va réinventer, recycler, digérer à sa sauce, dans le meilleur des cas et avec parcimonie, ne seront que le pur produit du débat critique, de la créativité des membres du parti et de la dynamique de la gauche. Sûrement pas de plusieurs siècles de réflexion libérale dont on sait à gauche qu'elle est complètement dépassée. Comme une vieille lune aigre et poussiéreuse(sic).
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18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 00:15
L'émission Ripostes du 17.09 est consacrée à l'immigration. De Taubira à Marine Le Pen jusqu'à une députée UMP, Nadine Morano, les différents points de vue s'expriment. Mon intérêt a été éveillé par le jeune représentant du gouvernement de Zapatero, Javier Moreno Sanchez. Celui-ci ébauche le programme de l'Espagne pour juguler l'immigration. C'est une solution d'essence libérale surtout si on la compare aux propositions de Sarkozhy et de Marine Le Pen. Il insiste sur le contrat de travail qui reste le principal discriminant et sur l'idée intéressante d'un visa provisoire de recherche d'emploi. En conclusion, le jeune musicien sénégalais, Didier Awadi, rappelle la nécessité de l'ouverture des marchés internationaux. Comme le disait Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, le même jour sur la même antenne: "La modernité, ce n'est pas être libéral. le libéralisme a été condamné dans le monde entier."
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17 septembre 2006 7 17 /09 /septembre /2006 16:06

Oriana Fallaci est décédée. Ses interviews étaient exceptionnels et sans la moindre compromission. Elle ne mâchait jamais ses mots. Cette colère permanente lui a valu d'être brûlée sur l'autel de l'antiracisme européen. Ses derniers brûlots sur l'Islam étaient sans nuances, "écrits avec des pataugas" selon Finkielkraut. (voir dossier du point) Chrétienne et athée, elle avait de l'admiration pour "Ratzinger". Celui-ci l'a finalement reçue début septembre 2005. “Je me sens moins seule lorsque je lis les livres de Ratzinger“. Elle se reconnaissait dans ses mots du pape:  “L’Occident montre une haine envers lui-même qui paraît étrange et peut être considérée uniquement comme un phénomène pathologique; l’Occident ne s’aime plus; dans son histoire il voit uniquement ce qui est blâmable et destructif, et il n’est plus capable de reconnaître ce qui est grand et pur”. 

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16 septembre 2006 6 16 /09 /septembre /2006 18:10
La vente des autoroutes qui a fait grand bruit cette année sert à entretenir le patrimoine. On peut s'en réjouir. La maintenance des monuments n'attend pas forcément les bons vouloirs des évènements et l'urgence peut être de mise. Le budget de l'entretien des monuments avait été rogné ces dernières années. Rappelons que l'entretien du patrimoine à défaut de trouver des fonds privés est une des prérogatives de l'état, même libéral. Il me semble que pour des raisons d'économie, le patrimoine français est un peu laissé pour compte. Je ne parle pas de la responsabilité de l'état seulement et de l'entretien des vieux monuments dont il s'occupe. Contrairement à ce que la journée du patrimoine laisse entendre, la gestion de celui-ci n'est pas seulement l'affaire de l'état mais elle est l'affaire de tous, au quotidien. Les villages de France sont magnifiques. Mais en traversant ces beaux villages, on découvre de nombreuses maisons en ruine ou mal entretenues. On remplace par solution de facilité la vieille pierre par le béton, et dans les rues, le pavé par le goudron. Parfois avec les subventions de la communauté européenne. Souvent avec un manque de goût abyssal. J'imagine la scène où l'artiste de service, recommandé par d'illustres collègues, propose au maire naïf un conglomérat de ferraille ridicule et cher, à faire trôner au centre d'un giratoire. (-Voir la belle chanson de François Morel dans Collection Particulière sur le désir incongru et finalement bien français de se faire offrir un sens giratoire-). La journée du patrimoine est finalement un leurre. Son succès est en relation inverse avec la qualité de gestion de notre patrimoine. Exemple: on construit du neuf, on recouvre le béton de ces maisons en kit, dans le meilleur des cas, par un crépi. Pendant ce temps, la vieille maison tombe en ruine. On délaisse l'ancien, avec les encouragements de l'état qui offre des primes à la construction du neuf. Finalement le patrimoine français, même s'il est grand, s'atténue. Les maisons en ruine seront bientôt trop coûteuses à restaurer. Là encore, la loi du marché et surtout le sens de la responsabilité qui l'accompagne, le respect de la propriété privée semblent les meilleurs moyens susceptibles de restaurer à long terme le goût des français pour les vieilles maisons de village et pour l'entretien de leur patrimoine.
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15 septembre 2006 5 15 /09 /septembre /2006 01:37
Goucho rêve d'un gouvernent mondial. C'est un vieux rêve de gauche. La paix assurée par une entité mondiale qui arbitrerait les conflits. Les libéraux rêvent du contraire. Par analogie avec la production d'énergie, pendant que Goucho rêve de centrales thermiques dantesques, d'usines à gaz desservant par ses grosses conduites électriques pleines de déperdition une multitude reconnaissante, le crédule libéral rêve de petites centrales solaires et d'éoliennes disséminées au besoin sur toute la surface de la terre et gérées localement. L'institut Constant tente d'approcher les raisons de ce choix libéral. Extraits: "C'est pourquoi un ordre global efficace doit se baser sur la concurrence paisible entre des modèles et des systèmes les plus variés. Nous devrions nous garder de définir une autorité politique globale ultime qui aurait le pouvoir d'imposer au monde, au moyen d'une vaste organisation bureaucratique et militaire, ce qu'elle déterminerait comme juste..."
"Car même un gouvernement mondial pourrait faire des erreurs, et ses fautes seraient d'autant plus dangereuses que son pouvoir mondial le libérerait de toute concurrence comme de la nécessité de rechercher les solutions les meilleures et les plus satisfaisantes aux problèmes les plus sérieux grâce à sa prétention à un monopole global sur la "vérité"."
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12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 00:02
Cet été, j'ai écouté avec intérêt les conférences de Michel Onfray. Sa vision critique des lumières, son horreur des thèses de Sade ont ponctué mon été... Son érudition, sa volonté de rendre intelligible la philosophie sont passionnantes. Hélas, Onfray n'est pas Ayn Rand. Une fois de plus, un intellectuel français, est un antilibéral notoire. Son combat principal est l'athéisme, en second lieu, il voue le libéralisme aux gémonies. Sans doute, le libéralisme en s'accommodant de la religion grâce à la séparation de l'église et de l'état, n'est-il pas assez loin pour Onfray dans la promotion de l'athéisme?  Son athéisme, son intérêt pour la notion de contrat et pas forcément celui de Rousseau, son goût apparent pour la liberté aurait pu le conduire vers d'autres voies. On écoutera (se dépêcher) sa vision iconoclaste de la révolution française. Celle-ci s'éloigne de celle de François Furet pour se rapprocher de celle de Daniel Guérin. En contrepoint, on pourra relire l'article de François Crouzet sur Euro 92 décrivant cette révolution française en deux temps vue par les libéraux. Pour Onfray, la révolution française fut une révolution libérale et Robespierre était un bourgeois libéral. "Voltaire triomphe avec son bras armé: Robespierre!... Dieu, propriété, sûreté, commerce et liberté sont les fondements de cette révolution!" Un des points d'achoppement majeur est la propriété privée. Onfray voit la propriété privée comme un principe destructeur. La révolution française aurait surtout servi les grands propriétaires et les entrepreneurs. Conséquent envers lui-même, Onfray conserve quelque fascination pour Gracchus Babeuf et les sans-culottes: victimes de cette "révolution française avortée, par et pour le peuple". L'an prochain, il aura l'occasion d'exposer ses thèses sur Babeuf. En voici un extrait avant la lettre où l'on voit que la notion de propriété sans celle de liberté et de responsabilité peut aboutir à cette description de Babeuf: "C'est la grande propriété qui fait les oppresseurs et les opprimés, les oisifs gonflés de vanité et les esclaves écrasés sous le poids d'un travail excessif... C'est la grande propriété qui a inventé et soutient le trafic des blancs et des noirs (...) C'est elle qui, dans les colonies, donne aux nègres de nos plantations plus de coups de fouet que de morceaux de pain." Goucho serait-il babouviste? Voilà qui clarifierait le débat.
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9 septembre 2006 6 09 /09 /septembre /2006 00:34

Les exemples abondent en ce moment en Amérique latine, - Latin Reporters : Mexique, Bolivie, Venezuela, la gauche brave la constitution - d'une gauche qui refuse la démocratie. On retrouve le gentil Chavez qui semblait si peu intéressé par le pouvoir. Si vous croisez Goucho et qu'il prononce trop souvent le mot démocratie, méfiez-vous c'est qu'il pense révolution socialiste. En France, dans une moindre mesure,  le processus parlementaire est rendu provisoirement caduque et ces dernières années, les manifestations qui consistaient à chasser les hirondelles des toits ont abondé. Il m'arrive de penser que si le vieux Le Pen par accident passait au second tour de l'élection présidentielle, le pays serait paralysé à tel point que les réformes de Le Pen auraient bien moins de conséquences qu'un blocage massif du pays. Il arrive parfois que la gauche soit vraiment social-démocrate comme au Chili, en Espagne, en Suède ou en Angleterre. On peut toujours rêver.

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6 septembre 2006 3 06 /09 /septembre /2006 10:44
Une nouvelle loi ridicule fait du rififi dans le landerneau des écolos. On parle à juste titre d'atteinte aux libertés individuelles, d'état prédateur de la conscience écolo etc... Les écolos comme Goucho sont en général de gauche tendance lourde et/ou quelquefois altermondialistes. Erreur d'aiguillage! Lorsque l'État s'immisce dans nos jardins, sans doute Goucho, dans sa vision romantique et étriquée, imagine-t-il une nouvelle dérive sarkozhiste. Qu'il le sache, même la gauche dans sa mansuétude bien connue nous réserve ce genre d'absurdités et bien plus encore. (On en a eu un aperçu dans son dernier programme). Goucho ne comprend pas que l'État qui travaille pour notre bien avec dévouement et application, cet État à qui il fait une si grande confiance, par nature va en rajouter un peu, dépasser le cadre de ses prérogatives. Goucho a trop lu Le Monde Diplo et a oublié Tocqueville.
L'Etat veut régir l'utilisation du purin d'ortie et de l'eau bouillante qui tue la mauvaise herbe. Ne t'inquiète pas Goucho, l'Etat te permettra bientôt d'aller acheter ton purin dans une officine réglementée, de prendre de l'eau en sachet estampillé pour mettre tes mauvaises herbes au bûcher. Si tu boycottes ces officines aux produits triés sur le volet, tu pourras toujours commander tes produits aux US ou en Suisse par internet. Puis tu pourras vitupérer, avec toute la liberté d'expression qu'il t'accorde... contre le capitalisme libéral, la loi du marché et des multinationales. Tu vois, l'Etat s'occupe même de tes loisirs.
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3 septembre 2006 7 03 /09 /septembre /2006 01:08
Rares sont les débats sur le libéralisme qui ne soient pas entâchés de préjugés. On exilera son attention en Suisse où ce mot n'a pas la même signification, aussi lourde de sens qu'en France. On écoutera avec plaisir ce débat avec Pascal Salin. Protectionisme et libéralisme, pays de l'est et libéralisme, la politique de Thatcher, la campagne présidentielle de 2007 et les subventions à l'industrie cinématographique sont quelques-uns des sujets abordés. "Le libéralisme est une anarchie avec le respect des autres et de la propriété." citation de Pascal Salin (29mn15s). Référence : Institut Constant.
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