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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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30 juillet 2006 7 30 /07 /juillet /2006 00:02
Dans un article paru dans Bilan, Jan Krepelka de l'Institut Constant donne un point de vue libéral sur le marché de la prostitution. En voici quelques extraits: "L'interdiction de la prostitution a des conséquences déplorables en France, à la suite de la pénalisation du racolage passif... les péripatéticiennes doivent se cacher de la police, et ainsi inévitablement, s'éloigner aussi de sa protection éventuelle, devenant plus facilement la proie d'agressions... La répression ne fait qu'empirer les problèmes qu'elle prétend résoudre.
Celui qui commet des crimes doit être condamné, qu'il soit ou non proxénète. Par contre, si les proxénètes ou autres tenanciers de maison close se contentent de faciliter la rencontre entre la prostituée et le client ou assurer la sécurité des prostituées en échange d'une part de leur revenu, il n'y a rien là de condamnable tant qu'il s'agit d'un accord volontaire. Le travail du proxénète n'est pas à distinguer d'une activité commerciale "normale".
Que l'un des deux partenaires d'un acte sexuel soit payé pour cela ne change rien à la seule question décisive pour juger de sa légalité qui est de savoir s'il a lieu entre deux adultes consentants, il n'est justifié de punir ni l'un ni l'autre."
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26 juillet 2006 3 26 /07 /juillet /2006 00:08
L'OCDE vient de sortir son rapport annuel sur les perpectives du chômage. (Voir economist). Trois grands groupes ont été créés : Les "anglo-saxons" comprenant néanmoins le Japon et la Suisse. Ce groupe offre peu de protections et de faibles allocations chômage. Le second "Northern Europe" se caractérise par  des allocations chômage importantes et des règles de licenciement rigides.  Le second groupe a un faible taux de chômage et les marchés y sont très libre-échangistes.
 3 types de gestion du chômage
Le troisième groupe "Southern Europe" dont la France fait partie avec l'Allemagne se distingue par son protectionnisme et de plus grandes allocations chômage.  Le quatrième correspond aux pays de l'Est avec de faibles allocations, des règles rigides de licenciement et le plus fort protectionnisme.
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23 juillet 2006 7 23 /07 /juillet /2006 00:21
L'école libérale française a été très vivante au dix-neuvième à partir de la publication en 1803 de Jean-Baptiste Say. Cette école avait d'illustres prédécesseurs comme Cantillon et Turgot. Malheureusement son influence en France a disparu brutalement après la première guerre mondiale. Elle a été discréditée par les libéraux anglo-saxons qui ne l'ont pas compris et vu en elle une pâle imitation des grands-maîtres anglo-saxons. Charles Gide, économiste français au renom sans lendemain, la caricatura en école très optimiste, rigide dans ses principes, limitée théoriquement. Cette école très anti-étatiste et anti-protectioniste a combattu les socialistes avec force et son credo était le libre-échange, avec ce fameux laissez-faire à la Française. L'école française est ainsi tombée dans les oubliettes de l'histoire alors que sa contribution était parfaitement originale, dans la lignée d'illustres prédécesseurs comme Turgot, Cantillon et Say. C'est la thèse que soutient depuis 1976 Joseph Salerno (économiste autrichien) qui parle de conspiration du silence. Par exemple, comme Von Mises, l'école libérale française considérait que la statistique en économie devait être maniée avec la plus grande précaution du fait du manque d'homogénéité des phénomènes sociaux. Cette école était composée de Say, de l'Italien Pellegrino Rossi, Michel Chevalier, Paul Leroy-Beaulieu, de Destutt de Tracy, Charles Dunoyer, Fredéric Bastiat, du Suisse A. E. Cherbuliez, J. G. Courcelle-Seneuil, J. A. Blanqui, Joseph Garnier, Leon Say, Yves Guyot, Maurice Block, Pierre Emile Levasseur et du Belge Molinari.  Shumpeter pourtant admiratif des prémices de cette école en devint un des plus agressifs pourfendeurs. Il lui reprocha le manque de pertinence de ses analyses. Par exemple à propos de Bastiat : "Je ne dis pas que Bastiat était un mauvais théoricien, je dis qu'il n'était en rien un théoricien." Avec le retour en grâce de Bastiat depuis une vingtaine d'années, on peut supposer une mise en lumière progressive (voir le séminaire de juin 2005) de cette riche école française. Chez les théoriciens anglo-saxons en tout cas... Quant à la France, on peut supposer que les théoriciens d'ATTAC qui semblent être à l'économie d'aujourd'hui ce que les fanfares militaires sont à la musique moderne, vont continuer, dans les années qui viennent, à occulter le terrain économique...
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20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 00:01
La passion du football m'aveugle-t'elle? Je ne percute pas avec les mauvaises langues qui laissent entendre que l'équipe de France n'est pas représentative. Ayant longtemps joué au football, je n'ai jamais rencontré de milieu plus ouvert que le football, où l'on peut croiser des gens de toute culture et de tout milieu social. En effet, la seule loi qui préjuge en football est celle du jeu. Je n'ai jamais senti la moindre discrimination envers un joueur. La relation aux autres à travers le ballon et les qualités individuelles du joueur sont primordiales. L'émergence de Zinedine Zidane est tout à fait représentative de la bonne organisation du football français et du l'engagement des dirigeants au jour le jour pour leur club. (Voir le joli supplément de l'équipe du 15 juillet consacré à ZZ.) On visitera le site web de l'ES Cernex, petit club exemplaire en milieu rural dans la région de Haute-Savoie. Parler d'une équipe de mercenaires en équipe de France me semble étrange puisque la majorité d'entre eux est antillaise. En fait, lors de cette magnifique seconde accession en finale de coupe du monde en huit ans, le premier mot qui me soit venu à l'esprit, c'est celui de méritocratie. On ne fait pas deux finales de coupe du monde avec des joueurs sélectionnés avec petit fours et canapés. Le football malgré les turpitudes des grands clubs, reste basé sur le mérite. La méritocratie du football s'est même peut-être heurtée au plafond de la bureaucratie car on a pas encore vu Jean Tigana comme sélectionneur de l'équipe de France.
Je connais un autre milieu comparable et capable de laisser sa chance à quiconque, se foutant royalement du tiers, du quart et de la vie privée de ses congénères, à partir du moment où ils s'impliquent et jouent le jeu: c'est celui de l'entreprise privée capitaliste.
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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 00:07
La loi suivante a été avancée par Thomas L. Friedman, éditorialiste au New York Times, dans un article intitulé "The first law of petropolitics" (Voir ici et ). Elle provoque de nombreux débats. Plus le pétrole augmente, plus la propension à la liberté diminue. Explication: le pétrole est en général détenu par des pays peu enclins à la liberté économique. Lorsque l'argent afflue, les dirigeants de ses pays jouent les gros bras. Ils sont ainsi beaucoup moins ouverts sur les libertés. Répression et corruption fleurissent. Ainsi les habitants de ses pays en deviennent plus pauvres et moins libres.


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14 juillet 2006 5 14 /07 /juillet /2006 00:02
L'Institut Constant tente de résumer les principes essentiels du libéralisme en quelques pages. Il n'est pas si évident de se déclarer libéral. En relisant la fable de la Fontaine "Le loup et le chien", le libéral aspire à la liberté tel le loup (entre libéralisme et étatisme, le loup serait plus gras que le chien) et le chien se vante du confort dont il jouit. "L’ensemble de la philosophie libérale repose donc sur une prémisse sans équivoque, impliquée par l’idée même de liberté : la primauté de l’individu."  Respect des droits individuels à commencer par la vie et la propriété de soi."
La paresse incite parfois à suivre et à se fondre dans la masse. A déléguer le pouvoir à une gouvernance la plus large possible voire à un gouvernement mondial. "Le libéralisme reconnaît le danger de cartelliser ou de centraliser le pouvoir politique... L'évolution de l'Union Européenne comme de tous les étas fédéraux l'illustre à profusion."
Une autre paresse réside dans la propension à en appeler à la responsabilité de l'état, surtout lorsque l'on a profité parfois de ses largesses. "L'Etat est par nature prédestiné au gaspillage. Il prend invariablement ses décisions selon des critères arbitraires, car il ne les fonde pas sur un marché ou sur un échange, mais sur la contrainte."
Il est facile de tomber dans le piège confortable du moralisme et à regarder les autres comme d'indignes représentants de l'humanité alors que nous nous croyons exemplaires. Ainsi, la propension à moraliser ou à se mêler de ce qui ne nous regarde pas, à savoir l'échange libre entre deux individus. "les richesses n'existent pas d'emblée, mais prennent  toujours leur source dans l'effort individuel, ce qui exclut toute prétention morale d'autrui à leur égard puisque sans l'effort de celui qui les a créees ces richesses n'existeraient pas."
Difficile d'être un libéral, on peut parfois tomber dans le douce facilité de jouer les victimes et de tenir les autres pour responsable de ses propres erreurs. On peut avoir un autre penchant, variante du précédent, celui de tenir des forces obscures pour responsable de ses malheurs. (voir Raymond Boudon)
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12 juillet 2006 3 12 /07 /juillet /2006 11:35
Je reviens de l'enfance. Pendant un mois, j'étais fermé aux convalescences du monde. Gros bébé, j'ai piaillé, j'ai rêvé et mes rêves glapissaient dans la foule. J'ai guetté les horaires des matchs devant l'ardoise. Les heures claudiquaient avant le coup d'envoi, avant que ne se lève la cloison lustrée des grands écrans.
Chaque matin, je me jetais aux pieds des grands titres pendant que les blogs haletaient sur le net. Je tamisais une montagne de journaux. Mon arithmétique se réduisait à quatre chiffres, 4-3-2-1. J'ai papoté en boucle. J'ai écouté, rabâché, j'ai évalué, vitupéré, j'ai dit le tout et le contraire de rien, j'ai contré, j'ai jonglé avec les figurines. J'ai mis ma boussole à l'est, au pinacle ou au vert. J'ai frôlé la barre des incertitudes. J'ai tourné en rond dans la quadrature du centre. Mes humeurs se calquaient au goût du jour. J'ai connu l'angoisse, les joies criardes, les pluies revanchardes.
Lorsque tout s'est terminé dans un grand fracas absurde, j'ai sangloté comme une petite fontaine.  Larmes de citoyens devant les lois rebondissantes et harassantes du football. Il a fallu faire le deuil. Le président a parlé en caressant nos têtes. Premiers pinceaux et seconds couteaux sont apparus sur le balcon. Les experts ont épongé mon chagrin, emmailloté dans le sable.
J'attends la prochaine coupe du monde. Avec délice, j'ai plongé dans la grande vacuité et je suis prêt à recommencer.
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10 juillet 2006 1 10 /07 /juillet /2006 22:47
Malheureusement la coupe du monde 2006, malgré elle, n'aura pas forcément rapproché les hommes. Elle aura parfois été bien maladroite dans ses scénarios alors qu'elle promettait beaucoup. Exemples: les pays africains s'estiment floués par l'arbitrage au cours du premier tour et les musulmans risquent de se sentir insultés à travers l'icône Zidane suivant ce qui risque d'apparaître dans les jours qui viennent. Pour se consoler du départ de Zidane dont on peut toujours rêver qu'il passe une paisible retraite dans le championnat américain, on plongera avec délectation dans cet avalanche de buts. On suivra le détail de l'affaire Zidane en parcourant le blog football du NYT (Who Is Marco Materazzi? And How Did He Get Zidane to Blow Up Like That?), on découvrira les frasques anciennes de Materazzi et quelques remarques sur le tragique suicidaire de l'incident dans Goalpost. On lira finalement les conclusions de Subfoot pour se consoler des blessures de la finale.
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9 juillet 2006 7 09 /07 /juillet /2006 12:18
On trouvera sur France-Culture, vendredi 7 juillet (2.5Mb) une analyse de la situation au Mexique par Alexandre Adler avec l'élection de Felipe Calderon. De plus, Adler est aux anges, en annonçant le "coup d'arrêt définitif à la vague Chavez".
Norberg nous rappelle les choses suivantes face aux arguments de Lopez Obrador qui affirmait que la libéralisation n'avait que des conséquences négatives pour le Mexique.
"-Entre 2000 et 2005, la part des ménages mexicains possédant des appareils ménagers a augmenté considérablement. Spécifiquement, le pourcentage de la population possédant une TV est allé de 86 à 91% ; un réfrigérateur, de 68 à 79% ; une machine à laver, de 52 à 62% ; un ordinateur, de 9.3 à 19.6%.
    - La part des ménages ayant l'électricité a augmenté pendant la même période de 95 à 97% ; l'eau courante, de 84 à 88% ; le branchement aux égouts, de 75 à 85%.
    - Les maisons avec plancher à même le sol ont diminué de 13.2% à 10.2% du total. Les maisons avec quatre habitants ou moins se sont accrue de 55% à 64%."

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7 juillet 2006 5 07 /07 /juillet /2006 00:31
Les USA ont aussi leurs déclinologues. On lira cet extrait d'une conférence donnée le 6 mai par Llewellyn H. Rockwell. Celui-ci affirme que les USA ont une des meilleures santés économiques au monde mais il reste très critique avec l'économie de son pays. Quant à son point de vue sur la situation européenne et française, voici une traduction sans ambages.
"En Europe, par exemple, nous voyons le niveau de vie baisser doucement dû aux états providence, aux règlementations, à la centralisation politique, aux impôts, et aux entraves au commerce...
Les premiers à noter la différence sont les voyageurs américains, qui sont stupéfiaits de voir à quelle longueur la France, l'Allemagne, l'Espagne, et l'Italie se situent derrière les USA. Toute la vie semble être un dérangement constant, des règles ridicules au sujet des heures d'ouverture et de fermeture des magasins en Allemagne, aux règlements sur la production et l'entreprise en France, à la cartellisation des syndicats en Espagne.
Si vous voulez voir la tragédie, voyez les protestations qui frappent la France au printemps de cette année (2006). On a proposé un léger changement de la loi qui aurait permis à des employeurs de finaliser l'emploi de personnes au-dessous de 25 ans. En ce moment, le chômage est très haut parmi les jeunes. Une fois qu'ils sont embauchés, ils ne peuvent pas être licenciés, à moins qu'ils le soient en temporaires, dans ce cas, ils peuvent seulement être employés deux fois pendant une année. Alors leur licenciement devient obligatoire. Ainsi ce changement de la loi donnait plus de flexibilité à l'employeur et libéralisait un peu les contrats entre travailleurs et compagnies, rendant probablement l'emploi des jeunes plus facile.
C'était un petit changement et un changement très imparfait parce qu'il était basé sur l'âge. Mais que s'est-il produit ? La foule a arpenté les rues. Jour après jour on a manifesté contre cette nouvelle loi cruelle qui laissait des capitalistes exploiter et licencier des travailleurs. C'était une image pathétique, illustrant juste en quoi la situation se dégrade en France, économiquement et idéologiquement.
Les gens qui manifestaient étaient la plupart du temps soutenus par des employés du secteur public, comme les professeurs et les fonctionnaires. Les syndicats se sont associés à l'opposition, craignant que la loi soit étendue aux adultes de plus de 25 ans et sachant que la libéralisation serait préjudiciable à leurs intérêts.
Naturellement le gouvernement a abandonné le projet. Mais quel est l'avenir pour la France ? La situation actuelle ne peut pas perdurer. Le pays devient plus pauvre de jour en jour, et le capital social s'épuise. Vous pouvez choisir la métaphore : ils brûlent les meubles pour rester chauds, ou ils mangent les graines de maïs qui allaient faire la récolte de l'année suivante.
En Europe comme dans la vieille Union Soviétique, chacun tente de profiter aux dépens des autres. Ceci ne changera pas jusqu'à ce que les gens se rendent compte de cela. Mais le système entier est structuré pour empêcher les personnes de découvrir cette vérité."
Goucho tournant son regard vers l'horizon 2007, dans l'espoir qu'une gauche sereine vienne apaiser les affaires de la France (cf. Manuel Valls à propos de Jospin) affirme: "ce n'est pas toujours l'économie, mais ce sont les déclinologues qui créent la dépression".
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