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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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25 mai 2006 4 25 /05 /mai /2006 11:33
Seul moyen de faire recoller Goucho au peloton de la liberté, de le ramener à plus de pragmatisme et de l'empêcher de faire les yeux doux à la Sainte Trinité formée par Castro, Chavez et Morales? On peut toujours rêver. Désormais, la gauche libérale tient son manifeste (traduit en français par swissroll). Voici la version officielle en français.
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23 mai 2006 2 23 /05 /mai /2006 00:01
Goucho a trouvé des raisons pour se prendre pour un intellectuel lucide, à la pointe du combat contre le capitalisme éhonté. Les libéraux nous abreuveraient de mensonges et les voilà démasqués. On relira ce message "Plus libéral, tu meurs!" On trouvera ici l'avis d'un journaliste de Marianne, Philippe Auclair, à travers son livre "Le royaume enchanté de Tony BLAIR" sur le Blairisme. (Charivari le 7 mai taille=6MB). Philippe Auclair prend le contrepied de quelques-unes des thèses des admirateurs de Blair. Exemples: Les statistiques du chômage sont biaisées par l'exclusion de 1.4 millions d'invalides en état de travailler. La dette, due au passif des retraites, serait équivalente (par rapport au PIB) à la dette française. Le Blairisme serait un savant mélange d'étatisme et de libéralisme. Les entreprises privatisées sont des clones des entreprises étatiques et n'offrent pas de gain de productivité. Le seul point positif du Blairisme serait l'intégration réussie de nombre d'immigrés...
Pour les cercles libéraux, la gauche française pardonne difficilement. "
Bien que Tony Blair soit travailliste, il n’a rien à voir avec les gouvernements travaillistes qui ont conduit l’Angleterre à la faillite à la fin des années 70. Les socialistes français qui ne se sont toujours pas résolus à appeler un chat un chat lui pardonnent difficilement, d’abord ses succès électoraux (il a été élu deux fois), ensuite ses succès économiques (n’y revenons pas), enfin ses réformes sociales (l’éducation, la pauvreté). Ils font valoir avec justesse que la vie n’est pas drôle pour tout le monde en Grande-Bretagne, mais ne proposent rien pour l’améliorer. Faisant la part du mal, ils rejettent le bon et considèrent Tony Blair comme une exception un peu louche dont il ne faut pas s’approcher."
Pour Johan Norberg en 2005: "L'influence de Thatcher est présente dans la politique de Blair : Une économie flexible et libérale, plus orientée vers les services publics, sans compromis face aux dictatures. Et avec certaines de ses réformes, telles que des incitations du marché dans la santé et à travers les frais d'université (auquels les Conservateurs s'opposent toujours) Blair est allé plus loin que Thatcher. Malheureusement, il emprunte ses traces dans son manque d'intérêt pour les libertés civiles et dans son manque de capacité à diminuer des dépenses publiques."

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21 mai 2006 7 21 /05 /mai /2006 08:47
Raymond Domenech nous fait croire pendant plusieurs mois que le débat se situe entre Barthez et Coupet alors que les choses sont déjà jouées. De la même façon, les journaux d'information en France nous offre une grande vacuité et si peu d'analyse sur les sujets essentiels. Rappel salutaire de Jacques Garello qui en a vu d'autres. Heureusement qu'il y a notamment Internet et les blogs... "Pourtant, les événements extérieurs et les menaces ne manquent pas. Eric LE BOUCHER en cite quelques unes : celle de l’Iran comme celle de POUTINE ; la Chine et les Etats-Unis qui font la course en tête et discutent seuls de l’avenir du monde ; les organisations multinationales qui prennent l’eau (qui sait encore à quoi sert le FMI et comment éviter le prochain échec de l’OMC ?) ; l’Europe qui est en panne ; le pétrole qui s’envole ; l’euro qui repart à la hausse : « mais la France ne voit rien, ne parle de rien, ne compte pour rien. Elle passe de la crise des banlieues à celle du CPE, du CLEMENCEAU à l’affaire Clearstream ».
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20 mai 2006 6 20 /05 /mai /2006 13:27
Nombre de personnes pensent que tout n'a pas été dit sur le 11 septembre. Thierry Messan avec le réseau Voltaire est un des plus célèbres pourvoyeur de la théorie du complot (voir libre belgique de mai 06). Un travail important (déniché par extremecentre et Ludovic Monnerat) sur cette question a été réalisé en 2005 afin de tordre le coup à ces mythes.
"Nous avons pu démystifier chacune de ces affirmations sans ambiguïté et un peu de bon sens. Nous avons appris que quelques-unes des théories sont basées sur des erreurs de transmission de l'information lors de ce jour chaotique. D'autres sont les sous-produits d'imaginations cyniques qui visent à injecter le soupçon et l'animosité dans la discussion publique. C'est seulement en confrontant de telles affirmations avec des faits irréfutables que nous pouvons comprendre ce qui s'est vraiment produit ce jour gravé dans l'histoire." Voici la liste de
ces bruits de couloirs qui continuent de faire le tour de la terre!
1. C'est le Président George Bush qui a organisé 9/11.
2. Les avions militaires ont reçu l'ordre de rester à terre.
3. La tour sud a été heurtée par un avion-cargo militaire rempli de carburant.
4. Quand l'Armée de l'Air décide d'intercepter un avion suspect, ils atteignent habituellement l'avion en question en quelques minutes.
5. Des explosifs avaient auparavant été placés dans les tours afin de provoquer leur destruction totale.
6. Un feu de kérosène ne peut provoquer la fonte des structures métalliques.
7. Les fumées qui sont apparues avant la destruction des tours proviennent d'explosions internes.
8. Les enregistrements sismiques ont noté des explosions avant la chute des tours.
9. La vidéo prouve clairement que l'effondrement n'est pas dû à l'incendie, mais plutôt à une démolition programmée.
10. Thierry Meyssan conclut que le Pentagone a été heurté par un missile guidé par les militaires américains et non par le vol 77.  (Voir dernières vidéo parues en mai 06)
11. Les photographies montrant les fenêtres intactes directement au-dessus du site prouvent l'existence d'un missile ayant frappé le Pentagone.
12. Il n'y avait aucune épave sur le Pentagone. Aucun avion n'a heurté le pentagone.
13. Le vol 93 aurait été abattu par un jet de l'US Air force sur la Pennsylvanie
14. Le noyau principal du moteur… a été trouvé à des kilomètres du point d'impact avec des dommages comparables à ceux qui sont provoqués par un missile
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20 mai 2006 6 20 /05 /mai /2006 00:08
Un petit tour d'horizon sur le blog de Bilan de ce livre d'économie iconoclaste. Exemple: "la criminalité a drastiquement baissé dans les années 1990 aux Etats-Unis grâce à la légalisation de l’avortement vingt ans plus tôt."
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17 mai 2006 3 17 /05 /mai /2006 00:01
La France produit une jeune génération d'intellectuels anti-libéraux. C'est bien dommage, on eût préféré le contraire pour redorer le blason de l'utopie libérale et l'associer à la modernité plutôt qu'aux combines d'une droite française tétanisée. On a vu apparaître "ces nouveaux intellectuels" notamment au cours du débat sur la constitution européenne, défendant le non avec âpreté. Chercheur au CNRS, Frédéric Lordon est l'un des représentants de cette "French Touch". Il est un défenseur farouche des prérogatives de l'état face au libéralisme. L'avantage avec Lordon, c'est qu'il n'est pas ennuyeux. Sauf cette fois. Ce mois d'avril 2006 dans le Monde Diplomatique, dans un article dénommé "Invasion de la charité privée", il s'insurge étrangement contre une pratique qui pour un libéral n'aurait rien de bien répréhensible: la philanthropie privée. Exemple: la restauration de la galerie des glaces par une entreprise privée. Mauvais coucheur, Lordon y voit une sorte de complot du libéralisme veillant à annihiler l'état dans son rôle social. "Remettre aux agents privés le soin de faire de l'action collective est autrement plus radical que ne l'est une simple stratégie de privatisation... Transformer la politique publique en moralisme ploutocratique, et prononcer ainsi la définition définitive de l'état social, voilà peut-être la nouvelle frontière libérale." Pour le rassurer, on citera Adam Smith concernant les devoirs du libéralisme laissant entendre que cette dernière pratique serait l'exception plutôt que la règle."... Et le troisième, c'est le devoir d'ériger ou d'entretenir certains ouvrages publics et certaines institutions que l'intérêt privé d'un particulier ou de quelques particuliers ne pourrait jamais les porter à ériger ou à entretenir, parce que jamais le profit n'en rembourserait la dépense à un particulier ou à quelques particuliers, quoiqu'à l'égard d'une grande société ce profit fasse plus que rembourser les dépenses."  Livre 5
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14 mai 2006 7 14 /05 /mai /2006 00:10
En économie, il y a deux génies. Marx et Keynes.
Bernard Maris, Professeur à l'université de Paris-VIII. Lettre ouverte aux gourous de l'économie qui nous prennent pour des imbéciles
 
Dans aucun domaine, peut-être, le virage néo-libéral des années 1990 n’est plus clair que dans celui des services publics dits « de réseau », c’est-à-dire ceux qui reposent sur une lourde infrastructure (énergie, communications, chemin de fer). Mais, si un coup d’arrêt n’est pas donné – et une occasion unique se présente avec le référendum – les années à venir seront pires, car c’est désormais l’ensemble des services marchands ou pouvant le devenir (c’est-à-dire presque tous les services) qui sont dans le collimateur de la Commission, de l’AGCS (accord général sur le commerce des services) et du patronat : la santé, l’éducation, la culture, la protection sociale, etc.

Jean Gadrey, Professeur émérite d’économie à l’Université Lille I

"La nouvelle rhétorique réactionnaire, loin de se présenter en France comme une figure inversée de la rhétorique progressiste, reprend à son compte le lexique de l’adversaire (1). Les prophètes du néolibéralisme, leurs exécutants politiques et leurs thuriféraires médiatiques veulent apparaître comme des « modernisateurs », courageux novateurs décidés à surmonter les « pesanteurs », les « blocages », les « immobilismes », les « tabous » de la société française ; comme des « réformateurs », adversaires indomptables de tout « conservatisme » ; comme de fervents partisans de l’« égalité des chances » déterminés à lutter contre les « privilèges des nantis » (à commencer par ceux des fonctionnaires et, par extension, de tous ceux qui ont l’aubaine de « bénéficier » d’un emploi stable) ; comme des « réalistes », capables de se confronter pragmatiquement au monde tel qu’il est (2) et aux chimères des défenseurs attardés d’un passé dépassé ; comme des adversaires résolus du chômage (n’ont-ils pas « tout essayé » ?), défenseurs des « exclus » (les « out »), contre les corporatismes frileux et les égoïsmes hexagonaux (les « in » qui bénéficient d’un « emploi à vie ») ; comme des internationalistes, « ouverts », adversaires inflexibles des « fermetures », des « protections » et des « replis souverainistes », etc".
Gérard Mauger Sociologue, directeur de recherches au CNRS.

La « raison démocratique » porte en elle la remise en cause du pouvoir du capital. « Un homme, une voix » : tel est bien la rupture radicale que l’on doit lui opposer.C’est en partant de leur situation de citoyen que l’on peut libérer les prolétaires de leurs chaînes, non en les renvoyant à leur condition subordonnée. Bref, c’est la citoyenneté qui émancipe bien plus que la « lutte des classes » (qui n’en existe pas moins).Il y a de bonnes raisons d’être anti-capitalistes. Il en est de plus importantes encore pour ne pas s’en contenter.
Christophe Ramaux Economiste à l’Université Paris 1


C’est pourtant au nom de l’efficacité économique que le pied néo-libéral fut mis dans la porte de notre modèle social. La porte est désormais grande ouverte à la tempête néo-conservatrice qui, en mettant fin au CDI et en s’attaquant prochainement au SMIC, veut balayer irréversiblement deux symboles forts du plein-emploi keynésien…
Liêm Hoang-Ngoc  Maître de conférences à l’Université de Paris I.


Nous sommes contre cette mondialisation parce qu’elle organise une gigantesque opération de captation de la richesse produite par les travailleurs à travers le monde.
Michel Husson Administrateur de l’ INSEE, chercheur à l’ IRES


La libéralisation des échanges a d’abord répondu à un principe instrumental, mais le problème c’est que la construction européenne a muté endogènement en cours de route, et d’un usage sagement instrumental, on est passé à une vision, je dirais, intransitive de la libéralisation des marchés, c’est-à-dire la libéralisation pour la libéralisation, la concurrence pour la concurrence, parce qu’elle est réputée être la forme supérieure d’organisation économique. Il y aurait beaucoup à dire là-dessus. Il y a des configurations historiques qui ont montré dans le passé que ceci était complètement faux. La construction européenne repose sur cet axiome, et je vous certifie que c’est le terme même que l’on retrouve dans des documents très officiels, sur cet axiome que pour accomplir le bien-être des populations, le bien-être matériel des populations, il faut en passer par la concurrence généralisée. Eh bien non, cet axiome est faux !
Frédéric Lordon (CNRS)

Pourquoi l'Europe libérale n'est pas viable?
Bruno Théret Directeur de recherche CNRS- IRIS - Paris Dauphine

Nous sommes aussi en faveur d’une réduction du temps de travail dans les pays européens, dont l’application en France, si elle n’est pas parfaite, est critiquée de manière excessive. Mais il faut avoir pour cela un mouvement social qui appuie cette revendication... Les idées libérales sont dominantes, notamment chez les nouveaux adhérents à l’Union européenne. Ils sortent de régimes planifiés, autoritaires, centralisés. Leurs habitants aspirent à d’autres modes de fonctionnement, bien que les inégalités soient très importantes et risquent de s’accentuer. La sensibilité sociale-libérale a aussi beaucoup avancé ailleurs, notamment en Espagne où elle est incarnée par Zapatero.
Jacques Mazier - Professeur d'économie, CEPN-CNRS, Université de Paris-Nord
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12 mai 2006 5 12 /05 /mai /2006 00:46
L'idée absurde qui consiste à vouloir taxer les profits des entreprises du CAC 40 continue à faire son chemin. Benoît Hamon député européen socialiste a proposé dans Ripostes le 9 avril 2006 dernier de taxer les profits de France-Telecom pour augmenter les salaires.  Les salariés des entreprises du CAC 40 sont sûrement parmi les moins à plaindre. Roger-Gérard Schwartenberg, très posément, a proposé de prendre 3 Milliards sur les bénéfices de Total. L'hebdomadaire Marianne insiste encore. Dans le Point, Jacques Marseille répond :
"Au total, le montant des impôts qu'elles ont ainsi versés à Bercy peut être évalué à près de 40 milliards d'euros - dont 11,8 milliards pour Total -, soit plus de 75 % de l'impôt payé par les Français au titre de l'impôt sur le revenu. Une manne qui vient à point pour réduire les déficits d'un pays dont les dirigeants politiques montrent, eux, peu de rigueur pour s'attaquer aux gaspillages."
Cette vieille idée de l'extrême gauche serait une manière de scier la branche sur laquelle on est assis. On lira d'autres contre-arguments à cette idée ici "taxer une production profitable revient à sanctionner le consommateur car la taxation constitue une barrière à la concurrence..." et "Or une augmentation du taux d'imposition des profits amènera l'entreprise à renoncer aux projets dont la rentabilité est, après le nouveau prélèvement, inférieure au seuil attendu, à comprimer ses effectifs ou à abaisser la rémunération de ses salariés."
Distribuer des dividendes par abondance est un signal négatif donné au marché. Les entreprises qui distribuent des dividendes abondamment sont des entreprises qui devraient se faire racheter dans les années à venir. En effet celles-ci ne trouvent rien de mieux à faire que de distribuer leurs bénéfices plutôt que d'investir pour l'avenir. Les entreprises sont fragiles et ne sont pas éternelles. Jacques Marseille souligne d'ailleurs que le profit de ces entreprises ne correspond qu'à 8% en moyenne de leur chiffre d'affaires. Malgré les difficultés que traversent la France, que les profits du CAC 40 continuent à être bon, c'est la meilleure chose qui puisse arriver aux Français!
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10 mai 2006 3 10 /05 /mai /2006 18:40
Je m'étonnais du silence de Millière, grand admirateur de Revel. Voilà son hommage! "En espérant que cela leur permettra de trouver une lueur de clarté qui, peut-être, changera leur existence et leur permettra d’être libres, je continue à demander à mes étudiants à l’université de lire Revel."
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9 mai 2006 2 09 /05 /mai /2006 00:08
On lira le bilan que tire Sorman des deux septennats de Chirac. "Il (Chirac) sait que l’État ne dispose ni des moyens ni des capacités d’agir comme dans les années 1960. Une contradiction insurmontable : mais on est Français, que diable, et on ne va tout de même pas se convertir à un libéralisme tout juste bon pour les Anglais ? Le résultat de cette contradiction aura été un mélange inefficace d’exhortations aux entrepreneurs et de semi-mesures social-démocrates pour aider les activités en difficulté."
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