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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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8 mai 2006 1 08 /05 /mai /2006 00:07
Daniel Pipes fait le point sur les armes de destruction massive. Selon lui, Saddam Hussein avait des armes mais il les détruisit peu de temps avant l'invasion. Il le fit trop tardivement ce qui provoqua de la confusion et ne détourna en rien l'offensive américaine.
Revel (encore et toujours) dans un article paru en septembre dernier (mais manifestement plus ancien) faisait le point sur la situation en Irak. Voici le passage concernant ces mêmes armes."Le fait qu’on ne trouve pas d’armes de destruction massive en Irak ne vous gêne-t-il pas ? Il est pourtant certain que Saddam Hussein en avait : c’est bien avec des gaz et des armes biologiques qu’il a exterminé les Kurdes et les chiites au début des années 90. Comme on n’avait pas la preuve que Saddam Hussein s’était débarrassé de ces armes, la prudence élémentaire, alors qu’il refusait de jouer le jeu, était donc d’intervenir : c’est l’application du principe de précaution. Si nous autres Européens vénérons le principe de précaution quand il s’agit de la vache pourquoi ne pas l’appliquer lorsqu’il s’agit d’un dictateur ?"
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6 mai 2006 6 06 /05 /mai /2006 00:24
Ces derniers mois pour atténuer les craintes concernant la dette française, on a insisté sur la richesse de l'épargne française. Petit froid dans le dos. J'imagine Goucho abasourdi comme un masque de plongée, le regard noir en rondelle de tuba, poser cet exemplaire de Marianne, qu'il décrypte chaque semaine comme on prend sa respiration, avant de défendre dans les bas-fonds du "libéralisme ambiant"... Pour Jean-Pierre Chevallier: "L'épargne des Américains est en fait considérable et l’épargne investie par les Français est quasiment nulle... Une grande partie de l’épargne retraite des Américains n’est pas comptabilisée en tant que telle dans leur propre patrimoine, mais dans celui de l’entreprise dans laquelle ils travaillent."
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5 mai 2006 5 05 /05 /mai /2006 00:12
En observant le contentement de François Thibault après les manifestations anti-CPE, je me disais que les syndicats se moquent comme d'une guigne du chômage. Sous les applaudissements, M. Thibault a félicité ses membres pour cette « belle page écrite par le syndicalisme français ». Leurs objectifs sont plutôt les conditions de travail et de salaire de quelques-uns. Et ils y réussissent fort bien. D'ailleurs Il existe un effet de levier où les entreprises multinationales vont se reprendre à deux fois avant de licencier en France. On renverra un employé allemand, suisse ou même japonais beaucoup plus facilement, même s'il s'avère tout aussi productif. Selon l'Institut Molinari, "La relative sécurité d’emploi dont jouissent 90% des travailleurs est achetée par l’insécurité et la frustration dont souffrent les 10% sans-emploi." J'ajouterais qu'elle est achetée également par l'insécurité des employés de multinationales constituées d'importantes filiales en France. Insécurité relative car ces employés, virés avec trois petits mois de salaire en compensation, riches de leur expérience dans une multinationale, retrouveront rapidement du travail ailleurs.
Pour The Economist, les syndicats français ont le pouvoir sans les responsabilités.
"Ainsi comment les syndicats français parviennent-ils à garder le pouvoir ? Une réponse est dans la sympathie du public. Les figures telles que M. Thibault ont un look révolutionnaire-chic. Les sondages montrent un soutien fort aux récentes manifestations. Un tel soutien peut expliquer la patience peu commune des français à l'interruption provoquée par les protestations... En effet, les syndicats ne défendent pas les intérêts de nombreux travailleurs mais de quelques-uns." L'image ci-dessous nous donne l'évolution des taux de syndicalisation pour quelques pays.
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3 mai 2006 3 03 /05 /mai /2006 00:05
Fabienne Brutus, dans un livre "Chômage, des secrets bien gardés", a fait un travail courageux consistant à dénoncer les manipulations intrinsèques de l'ANPE aboutissant à minimiser le taux de chômage. Prélude à son livre, on peut l'écouter, interviewée par Daniel Mermet dans "Là-bas si j'y suis"..  Elle avance que le véritable taux de chômage serait plutôt de l'ordre de 20%. Fabienne Brutus est membre d'ATTAC. J'imagine déjà les commentaires de ses collègues: "C'est le traitement libéral du chômage réalisé par les tenants du grand capital appuyé par le MEDEF qui trompe l'opinion. L'ultra-libéralisme engendre le chômage et la précarité..." Malgré son dynamisme, le Royaume-Uni de Tony Blair dans ses traitements statistiques est fréquemment sous le feu de la critique. (Le chiffre de Fabienne Brutus fait tomber l'hypothèse hasardeuse d'un chômage presque équivalent entre la France et le Royaume-Uni.) Je ne crois pas que les libéraux contestent ces chiffres, bien au contraire. Les états utilisent toute leur science pour minimiser cet indicateur. Johan Norberg en 2005 mentionnait dans l'article suivant que le chômage en Suède s'approchait plus des 10% que des 5% officiels, (voire 20% si on compte les retraites anticipées et les longues maladies). Puis en 2006, il propose jusqu'à 12%. Ainsi en première approximation: chômage réel=chômage officiel X 2. Le facteur 2 pourrait de plus être ajusté en fonction de l'omnipotence de l'état.
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1 mai 2006 1 01 /05 /mai /2006 21:12
Dans une interview parue dans le magazine Lire et redécouverte par le Blog "Les caprices du vent", Revel se disait à gauche. "Je n'ai jamais cessé de me considérer comme étant de gauche. A l'origine, être de gauche, c'est lutter pour la vérité et la liberté, et pour le maximum de justice sociale. Mais une justice sociale établie selon des méthodes qui marchent, pas selon des méthodes qui échouent, comme la redistribution à tout-va qui ne fait qu'affaiblir l'économie. Ayant combattu les régimes totalitaires, je n'admets pas d'être traité d'homme de droite par les hommes qui les ont soutenus, par ceux qui encensent encore Fidel Castro. Si trouver Castro répugnant, c'est être de droite, alors je veux bien être de droite. Ces gamineries témoignent de la sclérose intellectuelle la plus totale. Ce qu'on appelle la gauche n'est plus aujourd'hui qu'un clan, une espèce de tribu, un ensemble de spécialistes de l'escroquerie dans les relations publiques, de manipulateurs habiles, qui ont l'art de présenter des idées et des théories qui ont amené les plus grandes catastrophes dans l'histoire de l'humanité comme étant des choses progressistes."  Rapprochons ceci de cette citation de Philippe Manière. "Si l'histoire est un guide de quelque valeur, s'il est vrai que la droite incarne l'ordre et la conservation, alors le libéralisme, incontestablement est de gauche." (Sous la restauration, la plus grande partie des libéraux siégeaient d'ailleurs à gauche de la chambre introuvable. Sous la Deuxième République, Frédéric Bastiat siégera aussi à gauche à la Constituante et à la Législative.) - L'Aveuglement français
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1 mai 2006 1 01 /05 /mai /2006 00:10
Voici quelques critiques du Monde Diplomatique sur un site libéral UrgeSat. Chose rare pour être soulignée. A la manière du documentaire, "Le cauchemar de Darwin", le journal donne parfois la nausée, il faut aimer le désespoir, et les noires impasses de la politique pour le lire de bout en bout. A ne conseiller qu'aux masochistes. A sa décharge, derrière des opinions taillées dans le marbre d'une nostalgie anticapitaliste, les journalistes citent leurs références et traitent de toute l'actualité internationale. Dans le milieu des années quatre-vingt, Goucho, abonné et fervent lecteur, y croyait discerner la fine lame de la vérité critique. J'avais été néanmoins étonné à l'époque, de découvrir que l'Arabie Saoudite était parmi les souteneurs financiers de cette entreprise. Que venait faire l'Arabie saoudite dans ce joli fleuron de l'intellectualisme français? Je n'ai hélas depuis plus retrouvé la moindre référence à ceci. Il est vrai que le journal est depuis des années traduit en arabe. La lumière du monde diplomatique éclaire le monde avec constance depuis une trentaine d'années.
Et Chavez, par exemple, sait reconnaître les siens: voir cet article sur le blog LaFronde qui ne mâche pas ses mots. Ramonet écrit un livre sur Castro. Daniel Mermet de France-Inter offre une tribune mensuelle au monde diplomatique pour mieux montrer à la France "la troisième voie". Voilà qui est encore mieux que d'être directement subventionné par l'état.
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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 23:41
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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 20:37
Grande tristesse ce soir. J'exprimais, il y a quelques jours, combien il nous manquait. Sans Revel, je serais toujours l'ombre de Goucho et ce blog vanterait aujourd'hui les mérites de l'anti-libéralisme, gloserait contre l'hyperpuissance américaine et soutiendrait sans sourciller que Marx est l'avenir de l'humanité. J'ai notamment adoré le livre de Revel " Les plats de saison : Journal de l'année 2000". Blog avant la lettre. Radiographie de la France au jour le jour. Pour penser à lui!
revel
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29 avril 2006 6 29 /04 /avril /2006 07:06
Pendant que 80000 belges manifestaient contre l'assassinat de Joe pour un MP3, l'opposition venezuelienne se rassemblait pacifiquement pour commémorer la mort violente de 70000 personnes depuis l'arrivée de Chavez au pouvoir. À Caracas, les jeunes de 15 à 25 ont une vie qui ne tient parfois qu'à un fil. Être le pays-phare de la nouvelle révolution du XXIéme siècle comporte l'inconvénient de voir les crimes augmenter dans des proportions vertigineuses. Néanmoins les victimes pourront se consoler d'avoir été à l'avant-garde d'une nouvelle expérience que Chavez a chantée ainsi: "le socialisme ou la mort". Manifestement, le socialisme tarde un peu...
 
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27 avril 2006 4 27 /04 /avril /2006 00:08
Qu'est-ce qu'un pays libéral? En 1992, Mart Laar a obtenu l'investiture dans son pays l'Estonie, nouvellement indépendante. Il a supprimé tous les tarifs douaniers, dérégulé l'économie et introduit la "Flat tax". Et ce pays est devenue l'une des économies les plus efficaces des temps modernes. Ces résultats ont fait de Mart Laar un exemple à suivre pour l'avenir. Mart raconte :
« J'avais lu seulement un livre sur l'économie— celui de milton Friedman´s librement pour choisir. J'étais si naïf alors que j'ai pensé que ce que Friedman avait écrit au sujet des avantages de la privatisation, de la "Flat Tax" et de l'abolition de tous les droits de douane, était le résultat des réformes économiques qui avaient été mises en pratique dans l'ouest. Cela m'a semblé plein de bon sens, et je l'ai simplement mis en place en Estonie, en dépit des craintes des économistes estoniens. Ils me disaient que cela était aussi impossible que de marcher sur l'eau. Nous l'avons fait : nous avons juste marché sur l'eau parce que nous ne savions pas que c'était impossible. »
L'Estonie est-il représentatif de l'horreur économique et de l'odieuse hydre libéral? Certes tout n'est pas parfait mais les points positifs l'emportent sur les négatifs. Ne doutons pas que l'avenir de l'Estonie sera plus radieux que nombre de pays européens...
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