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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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18 février 2006 6 18 /02 /février /2006 00:00
Les antilibéraux font preuve de beaucoup moins de modestie que les libéraux. En effet, ces derniers ont tendance à "laissez-faire". Comme dit Hayek, "vous allez devoir laisser faire le changement, même si vous ne pouvez prévoir où il conduira." De sorte que si les changements se produisent, les libéraux pourront les imputer à l'initiative de leurs concitoyens et non entièrement à la pertinence de leur vision. Les antilibéraux eux, ne devront en apparence leurs bons résultats qu'à leur action planifiée à l'avance et conduite d'une main ferme. Le premier symptôme de cette immodestie me paraît être un petit rêve mesquin. Quel est-il? Rendre le vote obligatoire! Chose aisée à concevoir pour un constructiviste qui pense que tout passe par l'état et ses institutions. A défaut, on ne compte plus les campagnes invitant chacun à se rendre aux urnes. Les antilibéraux se prennent au sérieux et croient parfois que le vote est la principale manière de changer le monde. Patrick Vézine rappelle la campagne, avec Besancenot, pour le vote fin 2005. C'est une manière également de se mettre en avant, d'occuper le devant de la scène et de se rappeler au bon souvenir de leurs concitoyens. Leur rêve caché: obtenir 80% des voix.(**) Pour ma part, loin de décrier cette fondation essentielle de la démocratie, je n'ai pas de problèmes à voir moins de 50% de votants lors d'une élection. L'abstention est une forme de vote comme une autre. Elle est parfois le signe d'une démocratie apaisée. La Suisse qui est un des pays les plus démocratiques du monde atteint rarement des taux de participation importants. Les Etats-Unis également. Dans une démocratie stable et évoluée, il n'y a pas souvent péril en la demeure. L'abstentionniste, qui est aussi à l'image de la majorité de ses concitoyens, s'incline en déléguant à plus volontaire. Le choix d'une seule élection dans une démocratie solide ne change pas l'équilibre du pays et peut être remis en cause s'il s'avère improductif. Les antilibéraux veulent nous priver de la liberté d'être indifférent à la politique, de la liberté de ne rien avoir à dire sur la politique.

(**) Prenons l'exemple du Président Chavez.Il fait voter son pays en ce moment deux fois par an. Contrôlant de plus en plus de rouages au Vénézuela, profitant d'une opposition désunie, d'un système électronique qui permet de briser la confidentialité des votes, il obtient 75% de votes favorables grâce à l'abstention massive de ses concitoyens. Cas extrême: l'absention est désormais une des dernières façons de protester au Venezuela. Référence : Political firestorm in Venezuela

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17 février 2006 5 17 /02 /février /2006 00:00
Le libéralisme est l'ennemi juré de tous ceux qui veulent exercer une forme de contrôle autoritaire sur la société. "Il n'y a rien dans les principes du libéralisme qui permette d'en faire un dogme immuable; il n'y a pas de règles stables, fixées une fois pour toutes. Il y a un principe fondamental: à savoir que dans la conduite de nos affaires nous devons faire le plus grand usage possible des forces sociales spontanées, et recourir le moins possible à la coercition." Friedrich A. Hayek
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15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 00:00
François Fillon  (ici et ) sur son blog défend avec clarté la vision française "La France s’est faite, parfois avec maladresse, la championne d’un ordre multi polaire - l’organisation multipolaire repose sur un équilibre entre les puissances mondiales : L’Europe, la Russie, le Japon, la Chine, l’Inde et les Etats-Unis -  qui s’appuie sur la diversité culturelle pour tenter d’organiser le dialogue des civilisations. Ce n’est pas le moindre des mérites du Président de la République que de s’être constamment battu pour cette recherche d’un nouvel équilibre à la fois respectueux des différences des peuples et pourtant tourné vers la paix, la coopération et le développement. Les Etats-Unis sont profondément hostiles à cette vision de l’avenir parce qu’ils pensent qu’elle est génératrice de conflits. Ils lisent notre modèle multi polaire comme un retour aux doctrines qui ont été à l’origine des guerres européennes modernes. Un monde multi polaire est pour eux un monde dangereux. Ils lui préfèrent donc un monde qui aurait adhéré, de gré ou de force, aux valeurs occidentales. On peut les comprendre mais on ne peut pas les suivre car cette recherche d’un consensus autour de nos valeurs est justement l’un des moteurs de la révolte dont l’Islam se fait porte parole." L'article de Millière sur le satellite Galileo, paru ce dimanche, montre les implications de cette troisième voie. Fillon conclut ainsi "Entre le rêve sincère et respectable des américains pour une planète démocratique et respectueuse des droits de la personne et le réalisme cynique de ceux qui pensent que tous les peuples ne sont pas mûrs pour la démocratie, il y a une voie que la France peut aider à construire." L'approche française me paraît particulièrement risquée. Pourquoi mettre nos valeurs sous l'éteignoir sous le prétexte qu'elles seraient génératrices de tension? Si la révolte de l'Islam est née des artéfacts du colonialisme et de notre soutien aux dictatures arabes corrompus, ceux-ci ne sont-ils pas plus représentatifs de notre passé que de nos valeurs? L'humilité des pays de l'est, toujours fidèle à "l'impérialisme américain" me semble plus sûr d'aboutir à de réels progrés de la démocratie et de la liberté. L'histoire de ces trente dernières années l'a montré! On lira l'article de l'économiste libéral Jean-Pierre Chevallier sur cette troisième voie.
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13 février 2006 1 13 /02 /février /2006 08:01
Voici la position du cercle des libéraux concernant le CPE. Le CPE contient nombre de défauts, il ouvre néanmoins une bréche. Il n'est pas l'apanage des libéraux. "Pour les libéraux, ce contrat, s’il semble ouvrir une brèche dans notre sacro saint droit du travail et pose clairement le problème d’un droit du licenciement trop rigide, n’est cependant pas sans problèmes. D’abord c’est un contrat massivement subventionné par des exonérations de charges (qui constitue une erreur et une illusion d’optique) ; ensuite il s’adresse indistinctement à tous les jeunes de moins de 26 ans qui, bien entendu, ne constituent pas une catégorie homogène. (Qu’y a t ‘il de commun entre le contrat de travail d’un jeune cadre diplômé d’une start-up d’informatique, un jeune à la recherche d’une formation complémentaire ou d’une première expérience, une jeune caissière de supermarché...) A situations différentes, il faut des contrats de travail différents. On retrouve dans cette approche «tous les 26 ans dans le même contrat» la même erreur que celle des socialistes : «tout le monde aux 35 heures»! Sans doute le CPE permettra –t-il de créer quelques emplois nouveaux en déverrouillant la peur du licenciement, mais pour l’essentiel, gageons qu’il ne fera que changer la place des jeunes dans la file d’attente du chômage. Répétons-le : La gauche partage les emplois, la droite les déplace, seuls les libéraux les créent. Au demeurant, face au CPE qui passe pour très libéral parce qu’il supprime pour les jeunes tout motif de licenciement, les libéraux doivent répondre qu’ils n’en demandent pas tant, que cette proposition n’est pas la leur. Le législateur serait mieux avisé de redéfinir pour tous les contrats « les causes réelles et sérieuses de licenciement » adaptées à la réalité d’une économie ouverte dirigée par les marchés et les consommateurs."
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12 février 2006 7 12 /02 /février /2006 19:19
L'émission Ripostes nous a valu, à l'instant, un débat intéressant et vif. J'ai apprécié le courage de Philippe Val de Charlie Hebdo, la position de Max Gallo du parti socialiste. Tous deux nous montrent une gauche prenant ses distances avec l'islamo-gauchisme, contre ceux cite Philippe Val qui préférent dénoncer les militaires algériens plutôt que l'intégrisme. La lutte contre l'islam intégriste n'est donc pas uniquement celle des néolibéraux et de l'extrême droite. Elle est celle des les amoureux de la liberté. J'ai cru discerner chez Fouad Alaoui, le représentant de la frange dure de l'Islam en France, de la menace et déjà l'ébauche d'un alibi comme le soit disant "manque de respect" annoncant de prochaines violences. On pourra voir la vidéo de cette émission sur le site de France5.
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12 février 2006 7 12 /02 /février /2006 12:00
Examinons quelques réactions aux caricatures de Mahomet. Daniel Pipes pense que l'Europe a fait preuve de plus de courage que les USA. "Étrangement, alors que la «Vieille Europe» retrouve du tonus, la sphère anglophone vacille. La réaction du gouvernement américain a été si exécrable qu'elle lui a valu l'approbation de la principale organisation islamiste du pays, le Conseil des relations américano-islamiques. Cela n'a toutefois rien pour surprendre, car Washington cultive volontiers l'habitude d'accorder des privilèges particuliers à l'Islam. À deux reprises par le passé, il manqua de courage dans des affaires d'insultes concernant Mahomet." Daniel Pipes considère que la lutte se joue toujours entre islam modéré et islam fasciste. "C'est une erreur tragique que d'associer tous les Musulmans avec les forces du mal. Il existe réellement des Musulmans modérés, éclairés, libres-penseurs. Traqués dans leur propre milieu, ils espèrent que l'Occident leur prêtera main forte, les soutiendra. Et, quel que soit leur état de faiblesse actuel, ils joueront finalement un rôle crucial dans la modernisation du monde musulman." La réaction de Kofi Annan est ambigue. Il soutient une initiative des nations islamiques visant à transformer les insultes des « religions et de leurs prophètes » en crime contre l'humanité. Pour Johan Norberg, "Les protestations n'ont pas forcément le soutien d'une grande majorité de musulmans, ce n'est pas parce qu'on fait plus de bruit que l'on représente la majorité. Rappelons nous les manifestations de protestation d'un million de libanais contre l'occupation syrienne. Le risque est désormais de voir les islamistes modérés de plus en plus isolés et menacés."
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12 février 2006 7 12 /02 /février /2006 00:02
Raymond Boudon dans son livre "Pourquoi les intellectuels n'aiment pas le libéralisme?" tente de nous faire réfléchir. Nous allons l'accompagner  grâce à l'illustration ci-dessous.  Le libéralisme comporte quelques principes de base (voir résumé en pdf) : liberté, responsabilité et propriété. Ces principes engendrent les choix et comportements suivants : respect de l'individu et préférence pour le libre-échange. L'Illibéralisme professe des valeurs différentes : conflit de classes, planification de l'état, passivité de l'homme sujet à des forces qui peuvent tenter de l'annihiler. Les choix découlants de ces principes sont : la régulation et réglementation par l'état pour lutter contre les rapports de force qui tendent à soumettre l'homme.  La tendance à adopter dans cette perspective conflictuelle la théorie du complot est une échappatoire fréquente. Des théories comme la psychanalyse, le béhaviorisme, le structuralisme, l'anthropologie, sans vouloir les minimiser dans leur apport à la connaissance humaine, correspondent plus du modèle "illibéral". Dans cette vision, l'homme dans sa passivité fragile est sujet à des agressions alors que le modèle libéral privilégie une forme de rationalité derrière les choix de celui-ci. La théorie qui professe que l'école est le lieu de la reproduction et de la consolidation des divisions de la société, l'insistance sur la seule prévention dans la lutte contre le crime, l'exploitation permanente du Sud par le Nord dans la progression de la mondialisation néolibérale sont des conceptions temporaires qui découlent encore de ce modèle proposé par Boudon. ( Voir Canal Académie)
diagramme illibéralisme-libéralisme
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11 février 2006 6 11 /02 /février /2006 12:00
La gauche la plus bête du monde? Ce titre est exagéré, c'est vrai. Il doit y avoir bien dans d'autres gauches dans le monde qui dépassent la nôtre. Notre gauche aime le folklore. Goucho en sait quelque chose lui qui aime défiler en se serrant les coudes avec ses camarades. Le langage de la rue à travers de grandes manifestations est celui que la gauche préfère et comprend le mieux. On a même vu Mitterand manifester alors qu'il était président de la république en fonction. On a même vu la gauche en avril 2002 défiler pour exorciser ses propres gaffes puis voter contre elle-même en mai 2005. La gauche française n'arrive pas à la cheville des grandes social-démocraties européennes et gageons que les discussions qu'elle engage en privé avec ses partenaires européens sont d'une plus haute tenue que celui qu'elle tient avec tactique dans nos médias. La droite française n'est pas non plus un exemple de lucidité. Elle penche même souvent à gauche. Les électeurs en perdent leur latin et assimile parfois le libéralisme aux errements des gouvernements. Pourtant, nous n'avons pas de chances depuis 25 ans. La gauche française paraît incarner le principal frein à la résiliation de notre taux de chômage. Une règle aussi simple que celle de la flexibilité de l'emploi, proposée non sans courage par Villepin, a fait l'objet de nombre de critiques. Je ne parle pas des absurdités à la façon de Radio Tirana proférées par nombre de sites de gauche : "Si le CPE entrait en application, la principale conséquence serait l’accroissement de la précarité et de la violence patronale."  François Hollande, lucide, y voit la remise en cause du code du travail. Entre la candidature possible de Dieudonné, la candidature certaine de Laguillier et celle probable de Besancenot, nous avons la gauche la plus gauche d'Europe, et les débats de la présidentielles 2007 promettent d'être d'un haut niveau. Une analyse lucide de Cécile Philippe parue dans les échos fait le point à l'Institut Molinari sur la question des obstacles au licenciement et de la sécurité de l'emploi...
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9 février 2006 4 09 /02 /février /2006 00:00
Johan Norberg Johan Norberg nous propose une autre façon de voir la mondialisation. Un article pédagogique et fondamental pour lutter contre le protectionnisme et pour accepter sans crainte la mondialisation. Paru le 20 janvier dans Die Welt.
"La croissance de la Chine démontre la prospérité apportée par la mondialisation. Celui qui tente de la freiner annihile l'avenir.
L'humanité vit sa période la plus faste
L'humanité vit sa période la plus faste. Au cours des dernières 50 années, nous avons encore augmenté la prospérité et avons combattu avec plus de succès la pauvreté que dans les 50 derniers siècles. La faim chronique dans les pays en voie de développement a été réduite depuis 1950 de presque 50 pour cent, et l'espérance de vie globale a augmenté de 20 ans. Le lecteur de cet article augmente son espérance de vie pendant les cinq minutes de sa lecture d'environ deux minutes. L'extrême pauvreté dans les pays en voie de développement a été réduite depuis 1981 de 40 à 21 pour cent. Avec le défi d'une croissance démographique la plus rapide de tous les temps. Les raisons de ces développements se trouvent dans la croissance, dans l'augmentation du savoir, dans les avancées scientifiques et technologiques. Et c'est la mondialisation, avec une meilleure communication et des marchés plus ouverts, qui permet aux pays de profiter des développements qui sur la planète ont eu lieu souvent ailleurs. Nous savons cela, parce que des pays ouverts avec les institutions correctes s'élèvent d'autant plus rapidement, que le reste du monde se développe. Leurs idées, leurs investissements et capitaux peuvent être utilisés. Ils obtiennent un accès à des appareils et au savoir-faire nécessaire ce qui les rend plus productifs. Conformément aux indications de la Banque mondiale, 24 pauvres pays et donc 3 milliards de personnes ont intégré l'économie globale. Leurs taux de croissance annuels ont augmenté par personne de presque 5 pour cent, plus que le double du taux des pays riches. Conséquence fascinante : plus d'hommes vivent donc une vie plus longue et sont connectés au reste au monde. Cela signifie : Plus d'énergie et d'intelligence à disposition. Plus d'hommes peuvent penser plus que jamais à travailler et à produire ce savoir et provoquer des innovations dont nous avons tous besoin, pour améliorer notre vie et nos économies. La mondialisation est ainsi bonne pour le monde. Mais le monde n'est pas toujours bon pour la mondialisation. Et pour elle, l'année 2005 a été particulièrement mauvaise. Les Européens ont peur des grandes économies globalisées en Asie, surtout la Chine qui est devenue conformément aux données les plus récentes la quatrième économie politique du globe. Cette crainte bloque une réforme européenne substantielle. La surproduction subventionnée des produits agricoles s'arrête. Et l'industrie textile intérieure, ayant eu en dix ans le temps de préparer au commerce libre des vêtements, a réussi à convaincre la Commission européenne de la réintroduction d'un régime de quotas…
L'OMC en danger
L'Organisation mondiale du commerce (OMC) est en danger. Hong Kong était une étape importante, après les deux derniers essais manqués.... La performance réelle du système de l'OMC existe grâce à la clause de la nation la plus favorisée et à son mécanisme de lissage qui ne permet plus de désavantager de manière infondée les autres pays. L'OMC a aidé à créer un cadre juridique au commerce, a réduit le risque des guerres commerciales et a procuré à de petits pays la possibilité de se défendre contre un protectionnisme injustifié. Ces réalisations pourraient également être en danger.
Des enquêtes montrent qu'il existe un sentiment très favorable à la globalisation dans les pauvres pays d'Afrique et d'Asie. Peut-être devrions nous inquiéter pour l'Europe. Une enquête de l'institut de recherche de Washington montre que seulement 5 à 6% pour cent des Chinois et des Asiatiques considère la globalisation comme mauvaise. Pour 21 pour cent des Britanniques, 26 pour cent et 36 pour cent allemand et des Français. Naturellement, nous pourrions considérer ceci comme évident, parce que les Asiatiques profitent plus que nous de la globalisation. En effet, la Chine est devenue un réservoir de main-d'œuvre énorme et bon marché à l'échelle mondiale. Des produits qui ont été fabriqués en Chine doivent partout être acquis. Et grâce à l'utilisation des câbles en fibre de verre et de la langue anglaise, l'Inde est devenue en même temps un centre d'appel à l'échelle mondiale. Là-bas, on y reçoit nos appels et on y programme nos ordinateurs. En nous offrant des produits et services peu coûteux, ces deux pays parmi les plus pauvres du monde ont réduit leur pauvreté extrême en seulement deux décennies de 60 pour cent. Ce progrès est étonnant. Mais s'ils produisent nos produits et nos services, quels emplois nous restent-ils alors à l'avenir?
Pourquoi faut-il ne pas avoir peur de la Chine?
Une idée largement répandue est que nous délocalisons nos emplois vers l'Europe de l'Est ou centrale, vers l'Inde et la Chine et qu'il ne nous reste rien. Par conséquent, notre chômage s'élève. Le problème de cette explication est que les pays qui ne subventionnent pas leur industrie et qui délocalisent leurs services dans la plus grande ampleur devraient être ceux que le chômage atteint de plein fouet... Ainsi des pays comme les USA, la Grande-Bretagne et l'Australie devraient avoir les taux de chômage les plus élevés. Mais précisément c'est le contraire qui se passe. De plus leur nombre de chômeurs de longue durée est deux fois moins grand. En d'autres termes : La globalisation n'est pas le problème. Plutôt elle peut résoudre le problème.
A la lumière des défis démographiques, il devient plus que jamais important pour nous d'utiliser la force productive d'autres pays, pour garantir que notre propre main-d'œuvre en difficulté coule dans les veines de l'économie les plus productives et les plus innovantes.
Ce développement n'apparaît pas toujours favorablement à l'observateur. En effet, le processus de destruction créative n'est pas mis en exergue. Nous observons à court terme seulement les entreprises qui suppriment des postes de travail qui semblent être rentables. Nous observons à court terme seulement comment des entreprises étrangères délocalisent leurs services. Pour cette raison, le libre-échange n'a été jamais populaire. La restructuration est vouée aux gémonies et le protectionnisme appelé en renfort. L'histoire
donne des exemples. Après la deuxième guerre mondiale, les économies sud-Américaines ont fait cela, et en quelques générations elles sont devenues parmi les plus pauvres du monde. Ces entreprises inefficaces se sont sclérosées et personne ne voulait acheter leurs produits démodés et coûteux.
Restructurer en permanence et éviter le réflexe protectionniste
La restructuration continuelle est la seule manière de garantir que nos entreprises soient en mesure demain d'être productives et de créer des postes de travail. La même chose vaut pour l'utilisation du capital. Protéger et geler, ce qui est considéré aujourd'hui comme la meilleure solution, ne garantit pas les lendemains.
Si nous nous craignons autant les innovations et les modifications en provenance d'Asie, d'autres - et pas nous – les accepteront, pour améliorer leur production. Et si nous avons trop de peur de la concurrence, nous protégerons nos industries âgées, perdrons lentement notre compétitivité et ne développerons pas de nouvelles industries. Prenons un exemple parmi d'autres : Nous construisons des barrières pour un petit nombre en subventionnant l'agriculture à hauteur de 760 millions de dollars par jour. La grande partie des subventions de l'UE va à des groupements de sociétés de produits alimentaires comme Nestlé et Cadbury, à des personnes comme la reine Elizabeth ou le Duc des Marlborough (l'Allemagne a refusé jusqu'ici de rendre publiques les bénéficiaires). Supprimer ce protectionnisme signifierait, ne pas seulement être généreux par rapport à nos concurrents des pays pauvres. Il pourrait signifier aussi 760 millions de dollars à disposition dans les projets de recherche et les entreprises qui ont un avenir.
Celui qui, parce que des nouvelles possibilités d'emploi manquent, craint pour son emploi, voit le commerce libre, les délocalisations de la production et la déréglementation du marché de l'emploi de manière menaçante. Et dans ce cas aucun nouvel emploi n'est créé. Un cercle vicieux s'instaure. Nous ne devons pas avoir peur. La peur est la seule chose que nous devons craindre."
Traduction Systransoft
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8 février 2006 3 08 /02 /février /2006 01:24
Google comporte finalement quelques failles comme celle-ci ou bien celle-là. Il vaut mieux un google allégé que pas de google du tout. En effet : Google annonce en toute clarté l'usage de restrictions Traduction: "Certains résultats ne sont pas affichés en fonctions des lois en cours."

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