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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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17 janvier 2006 2 17 /01 /janvier /2006 00:00
 Lettre ouverte (humoristique) d'un blogger "repenti" 29/10/05
"Cher M. Chavez
Je me suis opposé à vous depuis quelques années maintenant. J'admets que j'ai été très critique envers vous et votre gouvernement. Jusqu'à hier j'ai vraiment cru que c'était ma mission, mais ce n'est plus le cas. Voilà ce qui s'est produit. Il y a quelques jours, la BBC a vous a invité à répondre à quelques questions du public. J'étais l'un de ces internautes qui avait soumis les questions les plus abruptes parmi celles qui n'ont
jamais été choisies et j'étais attentif à toutes les éloges des personnes dans le monde qui pensent qu'elles vous connaissent bien. Alors votre entretien à la BBC a complètement changé ma perception. J'ai été mal à l'aise et les milliers de non-Vénézuéliens qui ont écrit à la BBC pour vous féliciter de vos actes ont eu raison. Vous étiez merveilleux, M. Chavez. Pensez-vous! Le président du Venezuela en direct sur une chaîne internationale ! Vous étiez l'essence de l'homme discret, élégant, souriant et bien préparé, sachant ce que vous alliez dire et répondre. Disant aux personnes du monde exactement ce qu'elles voulaient entendre avec la manière dont elles voulaient l'entendre. Un vrai diplomate. Un monsieur. Rien à voir avec le personnage vulgaire qui apparaît le dimanche à la TV. Mais je sais maintenant, mon cher président, ce personnage est là seulement pour le folklore local. Le vrai Chavez est celui que j'ai vu à la BBC. Vos réponses  nous ont charmé.  Vous représentiez la justice et la démocratie. Vous ne produisez aucune loi limitant la liberté de ceux qui vous critiquent. Vous ne persécutez pas ceux qui diffèrent de votre opinion et, en particulier, il n'y a aucune mise sur liste noire au Venezuela. Ce sont des histoires inventées par vos ennemis. Maintenant je suis totalement d'accord avec vos vues, M. Chavez. L'entrevue à la BBC m'a incité à voir la lumière. Vous êtes une victime. Vous avez été persécuté par cette opposition d'oligarques. Ils sont vraiment méchants, aidés naturellement par la CIA, afin de perpétuer une image fausse de Hugo Chavez. Même sur Internet, ces bloggers ignobles et persistants consacrent leurs vies à vous dépeindre dans une sombre lumière. J'admets que j'étais l'un d'entre eux, M. Chavez, je reconnais mes défauts passés. Mais j'ai vu la vérité. Je me repens. Dorénavant, je louerai chacun de vos mots et, comme marque de mon admiration j'offre mes services pour votre campagne 2006, M. Chavez. Oui, vous avez bien lu, votre campagne 2006…
Non, pas la campagne 2006 pour la présidence du
Venezuela ! Vous ne voudriez quand même pas cela, vous ? Pourquoi le Venezuela? Allons M. Chavez, le Venezuela est déjà trop petit pour vous ! Vous êtes lié à de plus grands desseins. Vous êtes destiné à être le libérateur de l'Amérique latine, comme Bolivar, ou mieux, l'unificateur des Amériques, ou mieux encore, du monde, ou mieux encore mieux, le libérateur du genre humain. Le grand timonier du 21eme siècle ! Ainsi, M. Chavez, puisqu'il n'y a pas encore une telle mission, vous devez commencer par quelque chose qui vous donnera une plus grande visibilité internationale…. Non, pas président du Venezuela… Oubliez cette tâchel….C'est un bon travail alors que les prix du pétrole sont élevés, mais s'ils descendent les personnes du monde ne prêteront plus autant d'attention à vous et vous retomberez dans l'anonymat. Non, M. Chavez, vous avez besoin d'une position permanente qui vous permettra de monter vers des horizons plus élevés et plus importants….
J'avais pensé couvrir votre campagne pour être Le Sécrétaire Général des Nations Unies.
Voyez, M. Chavez, Kofi Annan finira son mandat le 31 décembre 2006. La synchronisation est parfaite pour vous. Je sais, je sais, le peuple du
Venezuela vous demandera de continuer de rester… mais, M. Chavez, vous avez déjà fait tant de sacrifices pour lui. Il comprendra, il vous laissera heureusement passer votre tour comme président de sorte que le reste du monde apprécie vos charmes, votre diligence et votre intelligence.
Les Vénézuéliens sont des personnes généreuses et ils seront si fiers quand ils vous verront en tant que représentant en chef du monde. En outre, une fois que vous serez sécrétaire général vous aurez plus d'occasions encore de lutter directement contre les USA tout en répandant la paix autour de vous. Je suis sûr qu'en Norvège on verra 
finalement la lumière et on vous priera d'accepter le Prix Nobel de la paix. Veuillez ainsi, M. le Président, me permettre d'être impliqué dans cette étape importante pour le développement de l'humanité. J'ai déjà ouvert un emplacement sur mon BLOG pour lancer la campagne. Et, si vous en convenez, j'essaierais de convaincre mes camarades bloggers de mettre toute leur énergie dans ce nouveau défi. Ainsi nous serons tous bloggers, Vénézuéliens et non-Vénézuéliens, unis pour l'entreprise de notre vie: Hugo Chavez pour l'ONU !
Veuillez agréer l'expression de mes salutations distinguées,
Jorge Arena"
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16 janvier 2006 1 16 /01 /janvier /2006 00:00
Depuis le début de l'année 2006, le Venezuela souffre. L'effondrement du pont reliant l'aéroport (largement prévisible depuis 7 ans) et aujourd'hui la fixation des prix du café provoque la pénurie. Chavez a décidé sans concertation qu'une plus grande part de la marge revienne aux producteurs de café. Belle idée "révolutionnaire". Les distributeurs, ces odieux capitalistes, ne sont donc plus payés de leur effort.
"La dégradation du pays devient de plus en plus évidente, des infrastructures qui s'effondrent au café qui disparaît des gondoles. Le gouvernement essaie de ne pas perdre la face et même de détourner son incompétence à son avantage..." Les Vénézuéliens ont le sentiment d'une dilapidation du budget de l'état pour soutenir la mégalomanie de Chavez. On pourra parcourir l'article suivant sur le blog de Daniel: The field guide for the Bolivarian Socialism for the XXI Century.
le pont
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14 janvier 2006 6 14 /01 /janvier /2006 16:55
Il semble que Michelle Bachelet l'emportera demain dans l'élection chilienne. On relira avec intérêt le programme de son adversaire, Sebastien Piñera. Ce programme est d'essence libérale. Nous avions fait un court résumé de programme de Michelle Bachelet car il était représentatif d'une gauche moderne. De la même façon, le programme de Sebastien Pinera est celui d'une droite moderne, ouverte et non conservatrice. Il comporte quelques originalités. En voici les thèmes principaux et classiques:  "sécurité des citoyens, emploi, logements sociaux, environnement, culture, sport, participation démocratique, régionalisation, intégration au monde globalisé." Piñera insiste constamment sur la responsabilité et l'individualisme. Son maître-mot: "construire une nation où chaque individu est propriétaire de son destin." Voilà qui est strictement l'inverse de la motion Hollande du PS  qui préconisait l'égalité de destin et dont nous nous étions amusés dans ce Blog. Sebastien Piñera use de l'Etat avec prudence et parcimonie. Néanmoins en ce qui concerne la culture et l'environnement, Piñera ne néglige pas le recours à l'Etat. Ainsi il étend quasiment l'environnement aux fonctions régaliennes de l'Etat. Extraits...
Il envisage une taxe unique d'impôt, l'impôt progressif selon lui rapportant peu au Chili. Pinera veut améliorer la transparence des comptes et améliorer son contrôle. Il considère que les entreprises publiques concentrent la plus grande corruption. Il désire appliquer à l'Etat les principes de la gestion d'entreprise.
"La concentration entre les mains de l'État se traduit par une inefficacité profonde et une plus grande restriction des libertés individuelles... Additionnellement, l'État n'a pas été capable de promouvoir  l'efficacité dans ses systèmes administratifs. Résultat, la bureaucratie, derrière laquelle on peut dissimuler son inefficacité et sa paresse, véritable arsenal du fonctionnaire public, prolifère. L'objectif du gouvernement n'est pas de rendre des services, mais d'assurer qu'il est possible de les rendre, ainsi il est un devoir de faire valoir les éléments qui ont permis le succès dans la gestion patronale et privée : efficience, développement personnel, décentralisation, flexibilité et responsabilité dans le travail de chaque fonctionnaire public."
Si Sebastián Piñera considère que la gestion de l'environnement est une mission essentielle de l'état, la culture également est assujettie à plus de gestion étatique que d'autres secteurs.
"Beaucoup des insuffisances de l'État sont expliquées parce que l'État traditionnel s'immisce dans des secteurs où sa présence est inutile et improductive. D'autre part il est évident que l'État ne fait pas ce qu'il doit faire, en oubliant des secteurs comme la sécurité des citoyens, l'environnement et l'administration de justice où son action est non seulement indispensable mais en outre irremplaçable."  Il propose d'utiliser les fonds récupérés par les privatisations pour soulager la plus grande indigence. "Établir un Fonds d'Investissement Social avec les ressources rassemblées par la vente d'entreprises publiques, dont la quantité est estimée à plus de trente milliards de dollars, administré par une entité autonome, dont l'objet sera de couvrir les nécessités de la population la plus pauvre en matière d'alimentation, santé, éducation, logement et infrastructure et sécurité."
Les réglementations de création d'entreprise paraissent encore trop lourdes. "L'objectif principal que nous cherchons pour notre pays est que le contexte dans lequel on développe les activités productives soit propice à l'entreprenariat libre et volontaire, plutôt qu'à un entreprenariat forcé dans lequel on trouve une grande quantité de chefs d'entreprise chiliens.
Éliminer l'impôt sur le logiciel: "Les règles douanières établissent que dans la facture doit se distinguer le prix du support de la valeur du logiciel, où ce dernier constitue un paiement de 30 % comme impôt au revenu par droit d'utilisation. Cet impôt est excessif et limite les possibilités de transfert technologique, c'est pourquoi on propose son élimination."
Sebastián Piñera propose de réglementer le rôle des Lobbys, d'en créer un registre,  afin d'améliorer la transparence. La modernisation de l'Etat est un thème récurrent. Du point de vue technique, il le nomme gouvernement électronique : call center, téléphonie, internet seront les premiers dispositifs pour la modernisation effective.
Il propose que le contribuable puisse affecter 2 % de ses impôts à un secteur ou une organisation particulière. "Ainsi dans le but de recueillir des ressources, les organisations feront publicité de leurs réalisations et de leurs objectifs, etc."
La lutte contre la délinquance pourra être renforcée par la réincorporation d'anciens policiers à la retraite.
Supprimer le vote obligatoire
"Le vote des citoyens est un droit non une charge. Le caractère obligatoire du suffrage universel, soutenu par des sanctions légales pour lesquelles ils ne concourent pas voter, transforme les citoyens en individus captifs d'un système. L'attitude adéquate est de promouvoir et de faire que les personnes expriment volontairement leur préférence électorale."
Culture : " Créer au moins d'une bibliothèque dans chaque commune du pays."
"Nous proposons de transformer les 630 salles de spectacle du Chili en petits centres culturels, de sorte que toutes les régions et localités de plus de 50 000 habitants disposent d'espaces destinés au développement culturel. Pour cela on requiert d'augmenter et d'améliorer l'infrastructure déjà existante, en reconvertissant des bâtiments patrimoniaux ou en habilitant des espaces nouveaux."
Énergie
"Pour stabiliser le prix de combustibles fondamentaux comme la paraffine, l'essence et le diesel, on propose la mise en place d'un mécanisme qui considérera un Prix de Référence Intermédiaire (PRI), lequel devra refléter le prix attendu à moyen et long terme du marché des combustibles. Dès que le prix effectif dépasse le PRI, la quantité à payer pour l'impôt spécifique sera réduite pour compenser la différence entre le prix effectif et le PRI, et au cas où le prix effectif serait inférieur au PRI, la quantité de l'impôt spécifique augmentera pour compenser ce différentiel."
Environnement
Il justifie de la façon suivante, l'intervention de l'état dans la gestion de l'environnement.
"La grande tâche de l'État est de contribuer à atteindre le bien commun, non pas le bien de quelques-uns, ni non plus le bien de la majorité, mais le bien de chacun des membres de la société Chilienne. Notre programme est construit sur la primauté de la personne sur l'État...
Nous avons postulé que l'État n'est pas concerné à adopter des décisions qui sont propres aux individus, mais cela implique aussi que l'État doit assumer la tâche de créer les conditions sociales de l'égalité pour que, en accord avec leur volonté et aptitudes, les hommes libres puissent atteindre leur développement de manière cohérente avec dignité.
La qualité de vie est un concept clef qui dépend de variables économiques, de santé, éducation, d'accès à l'information et d'interactivité sociale. Il est lié non seulement à la paix sociale et à la stabilité politique, mais aussi à la viabilité des pays. De cette manière, la gestion environnementale doit être développée de façon à assurer que le développement économique soit soutenable dans le temps pour le bénéfice des prochaines générations. En s'agissant d'un objectif de la plus grande importance et d'un objectif à long terme, le rôle des organismes de l'État doit en la matière assurer tant la protection de l'environnement comme le développement économique. Les politiques environnementales ont été jusqu'à présent très peu cohérentes et éloignées de critères scientifiques. La gestion environnementale pour un développement soutenable et avec une base rationnelle constituera un pilier fondamental dans le futur gouvernement."
Politique Extérieure
"Nous préconisons une association stratégique avec les USA fondée sur la défense de la démocratie et l'état de droit, dans une économie ouverte et dans le libre flux de personnes, capitaux et biens, dans un ordre social juste et dans la reconnaissance que les institutions internationales sont fondamentales dans la promotion de la paix et la solution des conflits. Nous favorisons la négociation d'une Zone de libre Commerce dans les Amériques (ALCA). La similitude de modèles économiques et le Traité en vigueur de libre commerce constituent les bases pour promouvoir dans la région l'Accord mentionné, afin qu'il renforce la région comme un interlocuteur puissant face à l'Union Européenne et à l'Asie."
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14 janvier 2006 6 14 /01 /janvier /2006 00:00
Dave Kopel n'est pas un partisan de Bush. Il a même voté pour Ralph Nader en 2000.  Voilà qui ne l'a pas empêché de démonter le sulfureux film de Michæl Moore. Voici son introduction:
"Si vous croyez les médias traditionnels, alors vous vivez dans un monde d'illusions. Mais vous ne pouvez pas libérer votre esprit si vous remplacez simplement un ensemble d'illusions fausses par un autre ensemble d'illusions mensongères. Fahrenheit 9/11 est un film issu d'une imagination tordue, malhonnête, paranoïaque, et détestable. Apprenez les faits, et faîtes-vous votre propre idée... Le rapport discute également beaucoup d'autres ambiguïtés du film. Il y a un de bonnes raisons pour lesquelles les gens ont choisi de voter contre (ou pour) la réélection de George Bush. Et il y a de bonnes raisons pour lesquelles les patriotes Américains ont décidé de s'opposer (ou de soutenir)à la guerre d'Irak. Une chose que toutes ces bonnes raisons ont en commun, c'est qu'elles sont basées sur des faits. Dans une démocratie, nous devrions essayer de convaincre nos confrères avec des faits et un raisonnement logique. Manipuler des personnes avec des mensonges et de la propagande, c'est attaquer la démocratie elle-même."
On trouvera son analyse complète ici (résumée en français ici). Dave a fait un résumé des 59 mensonges qu'il a détectées dans le film. Extrait à cent à l'heure.
"La première partie (Bush, Arabie Saoudite, Afghanistan) est tellement imprégnée de mensonges que la plupart des scènes sont sans intérêt. La deuxième, la partie la plus courte, implique le PATRIOT ACT. Jusqu'ici, j'ai identifié seulement une bêtise claire dans cette partie. La troisième partie, sur l'Irak, comporte beaucoup étrangetés telle la fin du régime de Saddam, et les liens du régime avec Al Qæda. D'autres scènes dans la troisième partie comme les incidents en Irak, les entrevues avec les soldats américains, et le matériel sur la société privée Lila Lipscomb ne sont pas des mensonges flagrants, mais l'information présentée est tellement caricaturale (les irakiens sont de gentils innocents, personne en irak n'est reconnaissante de la libération, tous les soldats américains sont désillusionnés, excepté les sadiques) que l'image de la guerre de l'irak en est complètement faussée."
On pourra ajouter de plus à sa lecture l'analyse  de Guy Millière. On ajoutera également une traduction des erreurs de Moore dans le blog de Tibolano.
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13 janvier 2006 5 13 /01 /janvier /2006 00:31
Après l'indépendance, l'Inde a choisi le protectionnisme et la planification économique, et a atteint les plus hauts niveaux de pauvreté. Elle a changé de politique au début des années quatre-vingt-dix. Les progrès de l'inde ne se sont pas fait attendre. Voir cet article du WashingtonPost.
La classe moyenne est passée de 310 en 90 à 550 millions en 2000. "La proportion d'Indiens vivant avec moins de un dollar par jour est tombée de 46 pour cent au début des années 90 à 39 pour cent en 2000. La pauvreté en Inde est un phénomène
de plus en plus localisé plutôt que réparti dans tout le pays.... La catégorie des très-riches a également augmenté rapidement, de 2.5 millions de personnes en 1990 à approximativement 33 millions en 2000, « ce qui correspond à la population entière de l'Argentine. »
Goucho se réjouit de ces progrès, mais déplore le fait que l'Inde risque de ressembler de plus en plus aux Etats-Unis et qu'elle perde l'universalité de sa culture. Remarque empreinte d'esprit colonial, on préfère le pittoresque en maintenant la tête sous l'eau à toute une civilisation, refusant le progrès économique dérangeant de celle-ci. On ne proposera plus l'Inde, devenu le pays le plus riche du monde, à l'exposition universelle de nos fantasmes. On relira un de nos messages précédents. Ne doutons pas avec Tarun Tejpal que la liberté permettra à l'Inde de maintenir toute la richesse de sa culture et pourquoi pas de se libérer des scories moyenâgeuses de celle-ci.
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12 janvier 2006 4 12 /01 /janvier /2006 00:19
On ne manquera pas ces statistiques animées chez gadminder.org "Human Development Trends 2005". On y apprendra que la pauvreté régresse, particulièrement en Asie, mais qu'elle augmente en Afrique. Que les inégalités ne sont pas seulement où l'on croit. On constatera les immenses progrès de nos qualités de vies depuis 1960. L'Afrique est ainsi le grand défi du XXIe siècle du capitalisme que l'on souhaitera toujours triomphant. Les Don Quichotte de la lutte des classes auraient de quoi se reconvertir car le combat contre la pauvreté n'est pas le moindre. Le capitalisme a fait faire en deux siècles d'immenses progrès à l'humanité. Ses progrès se sont accéléré ces vingt dernières années avec la mondialisation et les innovations technologiques. Goucho, amateur de vipères lubriques laborieusement mitonnées avec des petits pois, cuites au feu doux de la langue de bois, est finalement un grand enfant. La lutte des classes dans la cour d'école l'a rendu très impatient. Il reproche juste au capitalisme de ne pas aller assez vite dans l'éradication de plus de vingt siècles d'inégalités.
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10 janvier 2006 2 10 /01 /janvier /2006 23:40
Les bloggers citent fréquemment la vulgarité et l'intolérance de Chavez et de ses partisans. Dans cette vidéo, le maire de Caracas Juan Barreto annonce une mesure de réquisition de 32 immeubles résidentiels (violation de la propriété privée). Cette mesure est une conséquence de la rupture du viaduc sur la route de l'aéroport. On y voit une journaliste poser une question dérangeante qui fait hausser le ton au maire de Caracas. La scène se termine sur cette jeune femme obligée de quitter l'endroit sous les railleries de Barreto et de ses partisans.
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10 janvier 2006 2 10 /01 /janvier /2006 22:00
Alexandre Adler a dès le début pris Chavez pour un clown dangereux. L'ennemi attitré du Monde Diplomatique récidive ce matin en parlant des dernières dérives de Chavez dans les matins de France-Culture (2.5Mo or RealPlayer) Sur le même thème, on n'oubliera pas les commentaires des Bloggers qui jour après jour nous content avec désespoir le naufrage de leur pays et de la démocratie sous les coups de boutoir de Chavez. (Voir l'évènement rapporté par Adler vu du point de vue du Blogger Jorge Arena) Pendant ce temps, Daniel Mermet, avec émotion, chante les flonflons de la "révolution bolivarienne". Les gentils supporters de Chavez interviewés par Mermet auront sans doute une plus grande probabilité d'être embauchés dans une entreprise d'état...
A propos de la route de l'aéroport endommagée par manque d'entretien, entre Caracas et La Guaira...
Venezuela! En avant vers le socialisme!Vénézuela. En Avant vers le socialisme!
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10 janvier 2006 2 10 /01 /janvier /2006 00:05
Le ministère de la Culture est une véritable "pompe à subventions" pour un nombre de spectateurs qui vont en diminuant. Le théâtre public étouffe le théâtre privé. Voilà quelques remarques de l'IFRAP  dans un article sur la gestion de la culture en France conclu par quelques propositions concrètes pour sortir de cet état de fait. Pour revenir aux sources, on lira une contribution de Bastiat :
" Si vous voulez subventionner tout ce qui est bon et utile, où vous arrêterez-vous dans cette voie, et ne serez-vous pas entraînés logiquement à constituer une liste civile à l'agriculture, à l'industrie, au commerce, à la bienfaisance, à l'instruction ?... On peut faire observer que ces déplacements artificiels des besoins, des goûts, du travail et de la population, placent les peuples dans une situation précaire et dangereuse, qui n'a plus de base solide... Je suis de ceux, je l'avoue, qui pensent que le choix, l'impulsion doit venir d'en bas, non d'en haut, des citoyens, non du législateur ; et la doctrine contraire me semble conduire à l'anéantissement de la liberté et de la dignité humaine."                                                                     
Bastiat
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8 janvier 2006 7 08 /01 /janvier /2006 00:00
Le futur selon George W. Bush Le Futur selon Bush est le dernier livre de Guy Millière. Il paraphrase le titre du livre d'Eric Laurent qu'il considère, à la manière des pamphlets de Michæl Moore, comme malhonnête et démagogique. L'intérêt de ce livre est qu'il nous explique les raisons essentielles de la politique de Bush. Nous avons pris en France l'habitude de balayer la politique de Bush d'un revers de manche sans y réfléchir. Nous nous focalisons sur des éléments secondaires : le bien et le mal, le recours à la rhétorique religieuse, l'apparente improvisation, la raideur de la démarche. Depuis le déclenchement de la guerre d'Irak, Millière, libéral français converti au néoconservatisme, ferraille, s'insurge, s'angoisse de nos aveuglements et tente de nous ouvrir les yeux. On ne le verra pas à la télé, on ne l'entendra pas dans les médias exposer sa théorie. On n'a pas le choix, il faut lire Millière. On peut le trouver pompeux. Qu'importe! A défaut d'adhérer à son argumentation et à son emphase, on gagnera au minimum une meilleure faculté d'analyse de la politique française et de ses risques. On comprendra mieux le monde et ses enjeux. Il nous faudra un jour ou l'autre, nous français, "faire la paix" avec l'Amérique. Bush peut perdre des points dans les sondages. En lisant Millière, je ne crois pas que les Américains renieront la présidence de Bush. Ils renieront la manière peut être, mais pas le fond. Ce sera à nous français de faire le pas vers eux. Millière est un fil qui nous relie à la majorité d'Américains qui ont voté Bush aux dernières élections américaines. Il nous est aujourd'hui indispensable. Voici un résumé de son dernier livre.
Imaginer un monde sans l'Amérique
Voilà un exercice qui semble peu fréquent. On peut reprocher mille choses aux Américains mais je ne connais pas un pays ou une voie dominante qui puisse nous offrir un monde meilleur. L'Amérique a surtout eu des ennemis tout au long de son histoire. Puissances coloniales au dix-neuvième siècle, régimes totalitaires au vingtième, néo-totalitarisme au vingt-et-unième. Elle n'est pas une nation foncièrement colonisatrice. Le capitalisme se nourrit plus d'échanges commerciaux que d'oppression des peuples.
Retour aux sources
Initialement, le mouvement conservateur pour Millière est un mouvement de gauche. Les désillusions du passé comme l'échec du communisme ont créé un mouvement de retour sur les valeurs fondatrices de l'Amérique. Le mouvement néoconservateur s'est alimenté aux idées sources qui sont à la base de la naissance des USA. La déclaration d'indépendance de Thomas Jefferson reste un document essentiel. L'Amérique n'a jamais renié au cours de son histoire ses valeurs de liberté. Ainsi par rapport à bien d'autres pays, elle n'a pas à se renier. À avoir la moindre honte de son passé. Sa mission est de continuer plus que jamais à conserver pour essentiel ses valeurs. L'Amérique est un pays ouvert, dynamique et jeune. Pour les braves européens que nous sommes, rendus modestes par les multiples compromissions et les affres de l'histoire qui nous ont trempés dans l'horreur (première et seconde guerre mondiale), voilà qui semble qui emphatique et "cowboy". Néanmoins, il nous a fallu avoir recours aux USA pour nous sortir des ennuis dans lesquels nous nous étions enfoncés. Continuons.
La stratégie de Bush
Pour les Français, il est choquant de parler de guerre. Il parlent plutôt d'intégration. Écouter. Accueillir. Depuis le onze septembre, la guerre est une évidence pour les Américains. Ils entreprennent des initiatives conjuguées. S'acoquiner avec les dictatures comme le fait, l'Europe, comme auparavant pour contrer l'URSS, mène finalement à la détestation généralisée et à l'instabilité du monde. L'objectif est donc la démocratie. Le gouvernement de Bush et c'est une nouveauté, ne discute plus avec les dictatures. La guerre contre l'Amérique est une guerre de l'Islam militant et fasciste avec l'Islam modéré. La Turquie est un des pays clé où peut s'appliquer un islam modéré. Il faut aider la Turquie. La politique européenne de la France, de l'Allemagne et de l'Espagne de Zapatero qui vise à se détacher de l'Amérique, dans ce contexte, est sans lendemain voire dangereuse. Pour l'équilibre du monde plus encore que pour les USA. L'Islam militant est un ennemi résolu. Il n'a pas attendu la guerre d'Irak pour mener sa croisade meurtrière. Il n'y a pas de compromis possible avec lui. "Comme au temps de la guerre froide des gens qui sont au milieu du champ de bataille nient l'existence même de la guerre, apportent l'assistance à l'adversaire, ne savent pas ce qu'ils font ou font ce qu'il faut pour susciter leur propre mort." L'Irak est aujourd'hui le principal front de cette guerre. Bush a pris des risques en déclenchant cette guerre préventive. La naissance d'une démocratie en Irak serait le point de départ essentiel pour l'apaisement et la naissance d'un islam modéré. Le terrorisme se nourrit des dictatures. L'enjeu de la bataille comme au siècle précédent est toujours le totalitarisme. Mais cette fois, l'ennemi totalitaire et nihiliste qu'est l'islam militant se battra jusqu'à la mort. Le temps est compté et il faut aller très vite. La conciliation et l'apaisement ne pourront rien obtenir face à cet ennemi. "L'aveuglement et la passivité des prétendus pacifistes face au crime sont profondément immoraux. La doctrine Reagan et la doctrine Bush replacent l'éthique au coeur de la politique étrangère et constituent une rupture avec le réalisme étroit ou l'isolationnisme privilégiés par d'autres administrations." p61
Les autres terrains
L'Afrique subsaharienne glisse vers le chaos. Le défi est de la faire recoller au monde civilisé grâce à la mondialisation. L'Inde s'apaise et se connecte peu à peu au réseau de la mondialisation pour en devenir un de ses fers-de-lance. Le Pakistan lui reste le seul rempart séparant l'Islam militant de la bombe atomique. Il est un des champs de bataille cruciaux. La Chine fait des progrès immenses, mais reste incertaine. La Chine pourrait envahir Taiwan. La Chine doit comprendre que seul est jouable la carte de la démocratisation et non le recours militaire. L'alliance des USA avec le Japon est forte désormais, ce dernier fait contre-poids à toute menace de la Chine sur Taiwan.p120. Les mesures éventuelles de rétorsion de la Chine mettraient à mal ses investissements de capitaux aux USA et ses exportations. La Corée du Nord sous l'aile de la Chine a déjà l'arme atomique. L'Iran cherche à se la procurer. "La Russie mène une guerre très sale contre la Tchétchénie qu'elle ne peut se permettre de perdre." Poutine continue à parler de démocratie tout en jouant d'autoritarisme. p108. En Amérique latine, la vague démocratique et libérale des années 90 reflue sauf au Chili. Un populisme autoritaire y refait surface mené par Chavez. Source d'instabilité, les Chinois qui ne s'embarrassent pas de principes démocratiques investissent notablement en Amérique latine. L'alliance de libre-échange avec l'Amérique latine serait un point positif.
Nations-Unies
Les Nations unies ne se sont jamais montrées à la hauteur de leurs principes fondateurs. John Bolton a été nommé représentant des USA aux Nations-Unies dans le but d'aider à sa réforme. De même pour la Banque Mondiale, elle a prêté des fonds à des pays qui les ont détournés.
Le conflit israélo-arabe
Clinton s'est centré pendant huit ans sur le problème. Sans réussite. Ce n'est pas le problème majeur. "Accepter le refus de l'existence d'Israel, c'est accepter la logique de l'islamisme. Quand la Syrie sera démocratique, quand le Liban sera redevenu le Liban, quand l'Egypte, l'Arabie Saoudite, l'Iran auront évolué pour le meilleur alors on ne remettra plus en cause la légitimité d'Israel."
L'Europe
"Au vingtième siècle, l'Europe a été au centre du déclenchement de deux guerres mondiales particulièrement destructrices, elle a enfanté trois totalitarismes et elle a tenté d'exterminer les juifs d'Europe." p95
"La France ne pouvait lâcher le régime irakien, aussi abominable soit-il. Sa politique arabe impliquait la stabilité des dictatures arabes. Elle s'est retrouvée dans la position d'avoir à soutenir des régimes qui alimentent l'islamisme et le terrorisme pour préserver sa stratégie européenne. Elle s'est retrouvée en position de jouer contre son propre camp et ses propres intérêts à long terme." p92. La Grande-Bretagne ne veut pas d'une Europe politique telle que la rêve la France. La philosophie de John Locke et le refus de voir le monde occidental se fracturer unissent les visions américaines et anglaises. L'Europe sous la houlette des Etats-Unis s'est reconstruite en créant un état-providence et s'endort sous des rêves de paix perpétuelle. "L'Europe est de plus en plus musulmane et dans la bataille pour le cœur de l'islam, elle adopte trop souvent la position de la défaite préventive.Les néoconservateurs sont inquiets pour l'Europe. p98."Les Européens devront ouvrir les yeux ou ils disparaîtront et l'Europe avec eux. "Le néo-conservatisme est soupçonneux vis-à-vis de quiconque propose une gouvernance mondiale." p110
La politique intérieure de Bush
Les Américains pourront gérer leur retraite comme ils l'entendent. Individuellement avec la possibilité de placer leur argent en bourse s'ils le désirent. Bush veut construire une société de propriétaires. L'introduction de la Flat Tax est à considérer. La "ownership society" est basée sur la liberté individuelle et la responsabilité. Il faut également déréglementer pour éviter des procès coûteux et absurdes qui retombent au final sur les consommateurs, tout en préservant les droits de celui-ci. La loi controversée du Patriot Act doit être maintenue pour se donner tous les moyens efficaces dans cette guerre. La possibilité de faire des recoupements pertinents des fichiers ne remet pas en cause les libertés. L'Amérique n'est pas xénophobe. C'est au contraire le pays le plus cosmopolite de la planète. p203 L'américanisme est un message de portée universelle.
Nous explorerons dans les semaines qui suivent les ombres de la politique de Bush.
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