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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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1 décembre 2005 4 01 /12 /décembre /2005 00:51

"Deux produits, A et B, ont en France une valeur normale de 50 et 40. Admettons que A ne vaille en Belgique que 40. Ceci posé, si la France est soumise au régime restrictif, elle aura la jouissance de A et de B en détournant de l'ensemble de ses efforts une quantité égale à 90, car elle sera réduite à produire A directement. Si elle est libre, cette somme d'efforts, égale à 90, fera face: 1° à la production de B qu'elle livrera à la Belgique pour en obtenir A; 2° la production d'un autre B pour elle-même; 3° à la production de C.
C'est cette portion de travail disponible appliqué à la production de C dans le second cas, c'est-à-dire créant une nouvelle richesse égale à 10, sans que pour cela la Franco soit privée ni de A ni de B, qui fait toute ta difficulté. À la place de A, mettez du fer; à la place de B, du vin, de la soie, des articles Paris; à la place de C, mettez de la richesse absente, vous trouverez toujours que la Restriction restreint le bien-être national."

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30 novembre 2005 3 30 /11 /novembre /2005 11:00
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30 novembre 2005 3 30 /11 /novembre /2005 00:47
Il aura fallu que Reagan s'intéresse à son génie pour qu'on redécouvre les racines françaises du libéralisme. Des sources françaises au libéralisme? Voilà qui est complètement anachronique. On trouvera Proudhon dans le Lagarde & Michard mais au grand jamais on ne trouvera Bastiat. Nous avons tous besoin de travailler à cette affirmation  de 1849 adressée à M. Thiers:
"Le Protectionisme, en se généralisant, devient Communisme..."
"La raison en est que, dans toutes les classes, l'intérêt incline la volonté, et la volonté, comme dit Pascal, est le principal organe de la créance. Sous un autre nom, beaucoup d'industriels, fort honnêtes gens d'ailleurs, font du Communisme comme on en fait toujours, c'est-à-dire à la condition que le bien d'autrui sera seul mis en partage. Mais sitôt que, te principe gagnant du terrain, il s'agit de livrer aussi au partage leur propre bien, oh! alors Le Communisme leur fait horreur."
"L'Échange est un droit naturel comme la Propriété."
"Par les tarifs protecteurs vous violez souvent la propriété du pauvre au profil du riche. Par le Droit au travail vous violeriez la propriété du riche à l'avantage du pauvre. Par quel malheur le scrupule s'empare-t-il si tard de vous ? Une autre forme du Communisme, et assurément la plus brutale, c'est celle-ci: Faire une masse de toutes les valeurs existantes et partager ex æquo. C'est la spoliation devenue règle dominante et universelle. "
"Faire intervenir l'État, lui donner pour mission de pondérer les profits et d'équilibrer les fortunes, en prenant aux uns, sans consentement, pour donner aux autres, sans rétribution, le charger de réaliser l'œuvre du nivellement par voie de spoliation, assurément c'est bien là du Communisme. Les procédés employés par l'État, dans ce but, non plus que les beaux noms dont on décore cette pensée, n'y font rien. Qu'il en poursuive la réalisation par des moyens directs ou indirects, par la restriction ou par l'impôt, par les tarifs ou par le Droit au travail; qu'il la place sous l'invocation de l'égalité, de la solidarité, de la fraternité, cela ne change pas la nature des choses; le pillage des propriétés n'en est pas moins du pillage parce qu'il s'accomplit avec régularité, avec ordre, systématiquement et par l'action de la loi. J'ajoute que c'est là, à notre époque, le Communisme vraiment dangereux. Pourquoi? Parce que, sous cette forme, nous le voyons incessamment prêt à tout envahir. Et voyez l'un demande que l'État fournisse gratuitement aux artisans, aux laboureurs des instruments de travail; c'est l'inviter à les ravir à d'autres artisans et laboureurs. L'autre veut que l'État prête sans intérêt; il ne le peut faire sans violer la propriété. Un troisième réclame l'éducation gratuite à tous les degrés; gratuite! cela veut dire aux dépens des contribuables."
" Il commence par mettre les facultés et le travail du pauvre, sa seule Propriété, à la discrétion du riche: il entraîne une perte sèche pour la masse, et finit par envelopper le riche lui-même dans la ruine commune. Il investit l'État du singulier droit de prendre à ceux qui ont peu pour donner à ceux qui ont beaucoup; et quand, en vertu de ce principe, les déshérités du monde invoqueront l'intervention de l'État pour opérer un nivellement en sens inverse, je ne sais vraiment pas ce qu'il y aura à leur répondre. En tout cas, la première réponse, et la meilleure, serait de renoncer à l'oppression."

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29 novembre 2005 2 29 /11 /novembre /2005 00:00
Une belle envolée lyrique de Vaclav Klaus à propos de l'entrée de la Turquie en Europe: "Je suis convaincu que l'union européenne devrait être ouverte à n'importe quel pays disposé et prêt à participer au procédé européen d'intégration… Je suis également en faveur de l'adhésion de la Turquie dans l'EU parce que je suis contre le concept très problématique d'une Europe à jamais fermée. Je ne veux pas l'uniformité… Je suis donc, prêt à inviter la Turquie dans l'EU pour des raisons égoïstes - j’accueille l'entrée d'un grand, différent culturellement, véritablement différent pour être partie prenante des discussions de l’Union Européenne au sujet du futur… “
De manière plus anecdotique Le président de la Tchéquie a ajouté plus loin la chose suivante :
"- le système économique le plus efficace est l'économie de marché libre ;
 - l'efficacité d'un système social augmente avec sa liberté et son ouverture."   Le libéralisme viendrait-il de l'est?

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28 novembre 2005 1 28 /11 /novembre /2005 00:07
Est-il possible d'être de gauche et être libéral? Difficile à dire. En tous cas, nous avons besoin d'une gauche moderne comme dit Jean-Marie Bockel pour avancer et réaliser à partir du centre les réformes qui seront indispensables si on veut que la France s'en sorte. Bel opportunisme de JM Bockel qui pourra toujours se targuer d'avoir proposé les bonnes solutions depuis le début. Sa motion a recueilli 0.6%. Morceaux choisis.
  • C'est la protection des statuts, des droits acquis, parfois la défense des corporatismes qui représentent autant d’obstacles à la mobilité sociale et aux possibilités de réforme. C’est une méfiance vis à vis des entreprises et du marché qui se traduit par une limitation des conditions de la compétitivité et de la croissance. C’est la focalisation sur la redistribution des richesses, en voulant ignorer les moyens de produire ces richesses.
  • Plutôt que de recourir à l’assistance, qui conduit à la dépendance ou à la résignation, il faut favoriser la prise de responsabilité, l’initiative.
  • La première des injustices est celle du chômage, retrouver le plein emploi est la première des exigences. Pour y tendre, les supposées vertus du modèle français paraissent dérisoires. Jamais la précarité et l’exclusion n’ont été si importantes. Un regard au-delà de nos frontières nous interdit de considérer le chômage comme une fatalité et l’action politique dépourvue de marges de manœuvre. Que peuvent nous apprendre le Royaume-Uni, avec ses 4,7% de chômeurs, sa croissance dynamique, sa réduction de la pauvreté et son revenu par habitant désormais supérieur à celui de la France, ou encore le Danemark, dont le taux de chômage est passé en six ans de 10% à 5% ?
  • Les solutions qui paraissent défendre les salariés en retardant les réorganisations nécessaires sont contre productives. Empêcher les licenciements est illusoire, les rendre trop difficiles ou coûteux a comme principale conséquence de raréfier les embauches. Plutôt que de se battre pour protéger des emplois obsolètes, il faut agir pour en créer de nouveaux
  • La manière dont a été élaborée et mise en oeuvre la loi sur les 35 heures a souvent eu pour effet de perturber le fonctionnement des entreprises ou des services publics, et a généré certains effets contre productifs y compris les salariés qui devaient en être les bénéficiaires.
  • Le CDD, qui contribue à la précarité, doit, en dehors de situations ou de métiers spécifiques, disparaître.
  • La sécurité, est la première des libertés des citoyens et la première des responsabilités de l’Etat.
  • Les dépenses publiques doivent être limitées et dans ce cadre on doit envisager une décrue progressive et raisonnée du nombre d’agents publics,
  • Elle pourrait, en trouvant des partenaires sur d’autres continents, mettre en application sans attendre cette taxe inspirée de la taxe Tobin - en définissant le type d’opérations sur lesquelles la faire porter - et la consacrer au développement des pays les plus pauvres.
  • Ouvrons nos marchés aux produits agricoles venant des pays moins développés.
  • L’Europe n’a pas à devenir, un « rempart » contre la mondialisation, car celle-ci n’est pas seulement une menace, mais elle peut nous aider à l’orienter et à l’humaniser, tout en nous permettant d’en saisir les opportunités comme les chances.
Pour Le Point, "le socialisme de JMBockel, ici ostracisé, c'est celui de toute l'Europe". A la taxe Tobin près, il est vrai que nombre de libéraux français se contenteraient aujourd'hui de ce programme.
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27 novembre 2005 7 27 /11 /novembre /2005 18:51
Si la droite libérale passait: la gauche l'accuserait de toutes les turpitudes.  Malheureusement, bien que très à gauche, Jospin a été sanctionné pour ne pas l'avoir été assez. L'espoir d'un virage au centre grâce à une gauche libérale est ténu. Kouchner serait un de ceux qui pourraient un jour symboliser ce scénario. Interview cette semaine dans Le Point:
  • Je souhaite être un agitateur d'idées.
  • La renationalisation d'EDF n'est pas une mesure de gauche, c'est un effet d'annonce!
  • Je suis un Social-démocrate engagé.
  • Nous devons observer systématiquement ce qui se fait chez nos partenaires plutôt que de nous enfermer dans nos erreurs.
A voir le peu d'effervescence de ses idées, Bernard Kouchner n'a pas le moral de voir le PS dans un "cul-de-sac mental!" On ne le lui fait pas dire. Il nous faudra attendre un peu.

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27 novembre 2005 7 27 /11 /novembre /2005 16:58
Les médias russes ont parlé sans détour d'insurrection musulmane à propos des dernières violences urbaines en France. La Tchéchénie est un sujet peu souvent abordé en Russie mais l'Islam est un sujet chaud en Russie. Le New-York Times nous offre quelques belles photos de l'Islam en Russie et quelques articles dont voici des extraits. Rappelons que soixante-dix ans de communisme ont mis toute religion sous l'éteignoir. Voilà une occasion de savoir ce qui se passe là-bas.
  • -C'est une inquiétude pour les  Russes slaves qui craignent non seulement les extrémistes musulmans, mais la possibilité que la Russie puisse un jour devenir un état musulman.
  • -Il y a maintenant 14 millions à 23 millions de musulmans environ en Russie, pas moins de 16%  de la population. Ils sont en majorité dans le sud de la Russie, dans les endroits comme Tatarstan et Bashkortostan sur la Volga, et dans pratiquement chaque ville.
  • -Mais les musulmans de la Russie ne sont pas des immigrés et des étrangers ; ils sont typiquement le peuple autochtone de leurs régions. « Ce sont les citoyens russes, et ils n'ont aucune autre mère patrie, » a dit le Président Vladimir V. Poutin en août, quand il a rencontré le Roi Abdallah de la Jordanie.
  • -Etant donné la domination historique de l'église, des tsars et puis du communisme, l'Islam ici a adopté un caractère essentiellement russe. Même dans les villes principalement musulmanes, par exemple, l'alcool coule abondamment.
  • -Les autorités craignent, dit  M. Golayev (qui a adopté l'Islam après avoir servi dans l'armée soviétique en Alemagne de l'Est) l'Islam parce qu'elles craignent la discipline qu'il exige, le défit qu'il offre dans une société corrompue. « Qui a besoin d'une personne qui ne boit pas, qui ne fume pas, qui a la liberté ?  Si je suis ivre couché sur la terre, il est plus facile de me commander. »
  • -Une forte crispation dans la capitale de Nalchik, de Kabardino-Balkariya, a entraîné la fermeture de six mosquées et beaucoup de musulmans ont été harcelés. En octobre, au moins 136 personnes sont mortes quand des hommes armés ont attaqué la police.
  • -Le paradoxe de l'Islam en Russie d'aujourd'hui est que les musulmans n'ont jamais été plus libres.
Les articles qui ont servis à ce résumé sont disponibles peu de temps sur le site du NYT. Growth of Islam in Russia Brings Soviet Response  et  The Cross and the Sickle Moon
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27 novembre 2005 7 27 /11 /novembre /2005 00:49
Un bon article du Monde Diplo écrit en 2001. Une fois n'est pas coutume. Cette fois des faits et pas trop d'idéologie. A part, en conclusion, une petite nostalgie exprimée pour le bon temps où les communistes quadrillaient les quartiers. Morceaux choisis!
Nostalgie
"On le remarque plus particulièrement dans les quartiers « sensibles », dans les lieux de « mal vie » : un « système » socio-politique cohérent qui reposait sur une culture ouvrière politisée, vivante à l’usine et dans les quartiers populaires, est en voie d’extinction. Cette culture a volé en éclats sous l’impact des effets multiples de la crise (paupérisation, pression croissante au travail, fuite des ouvriers les moins mal lotis dans l’habitat pavillonnaire, sauve-qui-peut individuels). Pour l’instant, rien ne l’a remplacée."
Anecdote : Leur débrouillardise se retourne contre eux
"Les jeunes qui s’affichent dans le quartier en pilotant des voitures allemandes puissantes (BMW, Mercedes) sont accusés d’être des dealers (« C’est pas avec une paye d’ouvrier qu’on peut se payer des bagnoles pareilles »). Ils s’en défendent : ces voitures, qui ne passeraient pas le contrôle en Allemagne,ont été achetées environ 40000 francs."
Le problème des emplois intérimaires
"Le « plein-emploi » apparu l’année dernière a peu à voir avec celui des « trente glorieuses » : la reprise se manifeste avant tout par une flambée de l’intérim.
En attente de titularisation, le jeune intérimaire cherche à bien se comporter. Il arrive qu’on lui signifie qu’il ne sera pas repris la veille du dernier jour du contrat d’intérim....
Selon un responsable de la police, l’agglomération compterait une « population flottante » - expression qu’on croirait directement empruntée à Marx - de 10 000 anciens intérimaires."
"Mais la forme que prend cette embauche - précarité, conditions d’exploitation - fait qu’elle ne se traduit pas immédiatement par une embellie du moral de ces jeunes. Ces expériences de travail peuvent même redoubler leur « rage », les empêchant de passer du côté des ouvriers installés, ceux qui ont fini par « se ranger »."
L'enseignement finit par lâcher ces ados.
"Les enseignants des écoles primaires et des collèges de zone d’éducation prioritaire (ZEP) ont souvent indiqué ce qui leur est apparu comme la rupture des années 1990 : la fin de l’effort scolaire pour une partie croissante de leurs élèves qui leur répondaient « à quoi bon ? ». Ces années ont fabriqué des masses de jeunes dotés d’un potentiel de rage sans limite..."
"La violence de l’émeute urbaine exprime la haine, souvent retournée contre soi, d’un groupe socio-culturel particulier : des enfants d’immigrés, qui ont subi une élimination scolaire précoce - ou qu’on a orientés vers les « sales » lycées d’enseignement professionnel (LEP) de la région - et qui se sentent enfermés dans un destin de losers. Marquée négativement par l’institution scolaire, souvent sans repères familiaux, en rupture, cette génération est à la fois endurcie précocement par les épreuves de la vie (familles pauvres, monoparentales, etc.), et rebelle, dès l’école primaire, à la plupart des formes d’autorité institutionnelle. Elle a du mal à reconnaître une quelconque légitimité aux institutions. La violence qu’elle exprime plonge ses racines dans l’ordre social, mais aussi dans le quartier, dans les familles, dans l’histoire."
"Il n'est pas toujours nécessaire de se flageller à cause de la ghettoïsation"
"La ZUP de Montbéliard n’est pas, il s’en faut, une cité-dortoir grise, triste et décrépite. C’est presque une ZUP modèle, équilibrée, où les immigrés représentent environ 30 % de la population. Bref, tout sauf un ghetto noir aux Etats-Unis."
A fleur de peau: comme quoi les émeutes n'ont pas attendu Sarkozy
"A l’usine, le souci qu’ont certains jeunes, enfants d’immigrés, de défendre de manière sourcilleuse leur honneur social peut les conduire à ne tolérer aucune remarque de leurs chefs. Leurs catégories de perception sont structurées par cette histoire des rapports sociaux liés à l’immigration, par cette « haine » que les plus violents d’entre eux déclarent vouer au pays d’accueil et à toutes les institutions qui les représentent. Se voit étiquetée et condamnée comme « raciste » la moindre remarque négative à leur propos."
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26 novembre 2005 6 26 /11 /novembre /2005 00:00
Malgré son titre accrocheur et même plutôt rebutant, le livre de Nicolas Lecaussin détaille les faillites des politiques d'état. Ce livre est bien documenté et offre nombre de comparaisons possible avec les autres pays. Les préjugés anti-américains sont battus en brèche grâce à quelques statistiques intéressantes.  Au hasard page 235 : un américain a 65% de chances de trouver un emploi dans les trois mois et un français seulement 26% de chances. Page 242 à propos de la stabilité de l'emploi: 31% des américains travaillent au moins dix ans dans la même entreprise. Petite perle  moins facile à débusquer, la charte du conseil de la jeunesse  est une réplique de la brochure de l'Union de la jeunesse communiste soviétique publiée sous Brejnev. On ne change pas une recette qui marche sur la tête.
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25 novembre 2005 5 25 /11 /novembre /2005 19:09
On trouvera quelques coquilles comme celle-ci que nous aurons tout le temps dans les messages à venir de faire voler en éclat: "Cette mondialisation crée des richesses, mais les affecte de façon aveugle au regard des besoins humains. Elle aggrave les inégalités à l'échelle planétaire comme à l'intérieur des pays. Elle pousse à l'utilisation sans freins des ressources naturelles. Elle crée une extrême pauvreté."  On trouvera une analyse critique dans le site du cercle des libéraux ou bien l'original au PS.
Ajoutons cette affirmation digne de "la ferme des animaux" de Georges Orwell: "le projet socialiste se fonde sur la conviction ... que la richesse réelle d’une société se fonde sur l’égalité des destins..." Je ne connais qu'une façon d'assurer une égalité de destin: c'est le goulag ou la solution finale.
Revenons à du plus classique : "Mais, nous combattons le libéralisme économique et son cortège de dérégulations, déréglementations, libéralisations, privatisations, précarisation qui expriment, au quotidien, l’avènement de valeurs que nous combattons : l’individualisme, le chacun pour soi, l’éphémère et le spectaculaire."
Au plus réaliste : "Quant à l’endettement public, il atteindra en 2007 près de 70 % du PIB."  ou bien plus surprenant de leur part en contradiction avec l'affirmation ci-dessus concernant l'extrême pauvreté : "Il est également prévisible que le nombre de pays riches aura augmenté dans une quarantaine d’années."  du réalisme encore mais cette fois par le petit bout de la lorgnette : "Pour nous, si la France va mal, c’est d’abord parce qu’elle est mal dirigée, mal conduite, mal gouvernée." (sic)
Puis un peu d'extraordinaire: "Notre objectif doit être de diminuer non seulement de moitié le taux de chômage d’ici 2012, mais de réduire également de moitié la durée moyenne du chômage. Il faut donc créer plus d’emplois et favoriser plus de mobilité professionnelle."
On se réserve pour une autre fois l'étude de la motion de la gauche libérale.
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