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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 00:07
La loi suivante a été avancée par Thomas L. Friedman, éditorialiste au New York Times, dans un article intitulé "The first law of petropolitics" (Voir ici et ). Elle provoque de nombreux débats. Plus le pétrole augmente, plus la propension à la liberté diminue. Explication: le pétrole est en général détenu par des pays peu enclins à la liberté économique. Lorsque l'argent afflue, les dirigeants de ses pays jouent les gros bras. Ils sont ainsi beaucoup moins ouverts sur les libertés. Répression et corruption fleurissent. Ainsi les habitants de ses pays en deviennent plus pauvres et moins libres.


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14 juillet 2006 5 14 /07 /juillet /2006 00:02
L'Institut Constant tente de résumer les principes essentiels du libéralisme en quelques pages. Il n'est pas si évident de se déclarer libéral. En relisant la fable de la Fontaine "Le loup et le chien", le libéral aspire à la liberté tel le loup (entre libéralisme et étatisme, le loup serait plus gras que le chien) et le chien se vante du confort dont il jouit. "L’ensemble de la philosophie libérale repose donc sur une prémisse sans équivoque, impliquée par l’idée même de liberté : la primauté de l’individu."  Respect des droits individuels à commencer par la vie et la propriété de soi."
La paresse incite parfois à suivre et à se fondre dans la masse. A déléguer le pouvoir à une gouvernance la plus large possible voire à un gouvernement mondial. "Le libéralisme reconnaît le danger de cartelliser ou de centraliser le pouvoir politique... L'évolution de l'Union Européenne comme de tous les étas fédéraux l'illustre à profusion."
Une autre paresse réside dans la propension à en appeler à la responsabilité de l'état, surtout lorsque l'on a profité parfois de ses largesses. "L'Etat est par nature prédestiné au gaspillage. Il prend invariablement ses décisions selon des critères arbitraires, car il ne les fonde pas sur un marché ou sur un échange, mais sur la contrainte."
Il est facile de tomber dans le piège confortable du moralisme et à regarder les autres comme d'indignes représentants de l'humanité alors que nous nous croyons exemplaires. Ainsi, la propension à moraliser ou à se mêler de ce qui ne nous regarde pas, à savoir l'échange libre entre deux individus. "les richesses n'existent pas d'emblée, mais prennent  toujours leur source dans l'effort individuel, ce qui exclut toute prétention morale d'autrui à leur égard puisque sans l'effort de celui qui les a créees ces richesses n'existeraient pas."
Difficile d'être un libéral, on peut parfois tomber dans le douce facilité de jouer les victimes et de tenir les autres pour responsable de ses propres erreurs. On peut avoir un autre penchant, variante du précédent, celui de tenir des forces obscures pour responsable de ses malheurs. (voir Raymond Boudon)
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12 juillet 2006 3 12 /07 /juillet /2006 11:35
Je reviens de l'enfance. Pendant un mois, j'étais fermé aux convalescences du monde. Gros bébé, j'ai piaillé, j'ai rêvé et mes rêves glapissaient dans la foule. J'ai guetté les horaires des matchs devant l'ardoise. Les heures claudiquaient avant le coup d'envoi, avant que ne se lève la cloison lustrée des grands écrans.
Chaque matin, je me jetais aux pieds des grands titres pendant que les blogs haletaient sur le net. Je tamisais une montagne de journaux. Mon arithmétique se réduisait à quatre chiffres, 4-3-2-1. J'ai papoté en boucle. J'ai écouté, rabâché, j'ai évalué, vitupéré, j'ai dit le tout et le contraire de rien, j'ai contré, j'ai jonglé avec les figurines. J'ai mis ma boussole à l'est, au pinacle ou au vert. J'ai frôlé la barre des incertitudes. J'ai tourné en rond dans la quadrature du centre. Mes humeurs se calquaient au goût du jour. J'ai connu l'angoisse, les joies criardes, les pluies revanchardes.
Lorsque tout s'est terminé dans un grand fracas absurde, j'ai sangloté comme une petite fontaine.  Larmes de citoyens devant les lois rebondissantes et harassantes du football. Il a fallu faire le deuil. Le président a parlé en caressant nos têtes. Premiers pinceaux et seconds couteaux sont apparus sur le balcon. Les experts ont épongé mon chagrin, emmailloté dans le sable.
J'attends la prochaine coupe du monde. Avec délice, j'ai plongé dans la grande vacuité et je suis prêt à recommencer.
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10 juillet 2006 1 10 /07 /juillet /2006 22:47
Malheureusement la coupe du monde 2006, malgré elle, n'aura pas forcément rapproché les hommes. Elle aura parfois été bien maladroite dans ses scénarios alors qu'elle promettait beaucoup. Exemples: les pays africains s'estiment floués par l'arbitrage au cours du premier tour et les musulmans risquent de se sentir insultés à travers l'icône Zidane suivant ce qui risque d'apparaître dans les jours qui viennent. Pour se consoler du départ de Zidane dont on peut toujours rêver qu'il passe une paisible retraite dans le championnat américain, on plongera avec délectation dans cet avalanche de buts. On suivra le détail de l'affaire Zidane en parcourant le blog football du NYT (Who Is Marco Materazzi? And How Did He Get Zidane to Blow Up Like That?), on découvrira les frasques anciennes de Materazzi et quelques remarques sur le tragique suicidaire de l'incident dans Goalpost. On lira finalement les conclusions de Subfoot pour se consoler des blessures de la finale.
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7 juillet 2006 5 07 /07 /juillet /2006 00:31
Les USA ont aussi leurs déclinologues. On lira cet extrait d'une conférence donnée le 6 mai par Llewellyn H. Rockwell. Celui-ci affirme que les USA ont une des meilleures santés économiques au monde mais il reste très critique avec l'économie de son pays. Quant à son point de vue sur la situation européenne et française, voici une traduction sans ambages.
"En Europe, par exemple, nous voyons le niveau de vie baisser doucement dû aux états providence, aux règlementations, à la centralisation politique, aux impôts, et aux entraves au commerce...
Les premiers à noter la différence sont les voyageurs américains, qui sont stupéfiaits de voir à quelle longueur la France, l'Allemagne, l'Espagne, et l'Italie se situent derrière les USA. Toute la vie semble être un dérangement constant, des règles ridicules au sujet des heures d'ouverture et de fermeture des magasins en Allemagne, aux règlements sur la production et l'entreprise en France, à la cartellisation des syndicats en Espagne.
Si vous voulez voir la tragédie, voyez les protestations qui frappent la France au printemps de cette année (2006). On a proposé un léger changement de la loi qui aurait permis à des employeurs de finaliser l'emploi de personnes au-dessous de 25 ans. En ce moment, le chômage est très haut parmi les jeunes. Une fois qu'ils sont embauchés, ils ne peuvent pas être licenciés, à moins qu'ils le soient en temporaires, dans ce cas, ils peuvent seulement être employés deux fois pendant une année. Alors leur licenciement devient obligatoire. Ainsi ce changement de la loi donnait plus de flexibilité à l'employeur et libéralisait un peu les contrats entre travailleurs et compagnies, rendant probablement l'emploi des jeunes plus facile.
C'était un petit changement et un changement très imparfait parce qu'il était basé sur l'âge. Mais que s'est-il produit ? La foule a arpenté les rues. Jour après jour on a manifesté contre cette nouvelle loi cruelle qui laissait des capitalistes exploiter et licencier des travailleurs. C'était une image pathétique, illustrant juste en quoi la situation se dégrade en France, économiquement et idéologiquement.
Les gens qui manifestaient étaient la plupart du temps soutenus par des employés du secteur public, comme les professeurs et les fonctionnaires. Les syndicats se sont associés à l'opposition, craignant que la loi soit étendue aux adultes de plus de 25 ans et sachant que la libéralisation serait préjudiciable à leurs intérêts.
Naturellement le gouvernement a abandonné le projet. Mais quel est l'avenir pour la France ? La situation actuelle ne peut pas perdurer. Le pays devient plus pauvre de jour en jour, et le capital social s'épuise. Vous pouvez choisir la métaphore : ils brûlent les meubles pour rester chauds, ou ils mangent les graines de maïs qui allaient faire la récolte de l'année suivante.
En Europe comme dans la vieille Union Soviétique, chacun tente de profiter aux dépens des autres. Ceci ne changera pas jusqu'à ce que les gens se rendent compte de cela. Mais le système entier est structuré pour empêcher les personnes de découvrir cette vérité."
Goucho tournant son regard vers l'horizon 2007, dans l'espoir qu'une gauche sereine vienne apaiser les affaires de la France (cf. Manuel Valls à propos de Jospin) affirme: "ce n'est pas toujours l'économie, mais ce sont les déclinologues qui créent la dépression".
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30 juin 2006 5 30 /06 /juin /2006 23:24
Le mois de juin a vu une forme de reconnaissance de gauchetotalitaire. Johan Norberg pointe sur mon message concernant libre-échange et corruption afin de renvoyer la virulente critique protectioniste sur son dernier bouquin. Voici son gentil message:
"I just wanted to say that your blog looks impressive, and I appreciate that you go to the important task of trying to convince French-speakers of our ideas. It's really important and I am glad to be a source of inspiration."

Les messages les plus accédés au cours de ce mois de juin montrent que l'on n'oublie pas facilement Revel.

Les messages dont je suis le plus fier

Le libre-échange économique est un moyen sûr de lutter contre la corruption

Le capitalisme contre la pauvreté

Entre chiffres absolus de l'UNICEF et tendances réelles..

Projet socialiste: les patrons n'ont qu'à bien se tenir!

Les messages les plus accédés dans l'ordre

Revel n'est plus!

Décalages : les médias du foot ne sont pas toujours ceux que l'on croit

Le libre-échange économique est un moyen sûr de lutter contre la corruption

Nationaliser, c'est un peu comme virer sa femme de ménage

L'Algérie est riche mais n'a pas les moyens d'utiliser sa fortune

Mathieu Laine dans C dans L'air: ne boudons pas ce rare plaisir d'entendre défendre le libéralisme à la télévision française   

les divers

Islamistes: Comment ils nous voient!

La gauche française ne croit en rien

Faire comprendre aux Européens les clowneries de Chavez

La coupe du monde

Décalages : les médias du foot ne sont pas toujours ceux que l'on croit

Un peu de déclinologie à propos de l'équipe de France de football...

Pour se consoler de la prochaine élimination des Bleus

Le football est un terrain de jeu passionnant pour les économistes

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20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 00:00
"Football et mondialisation" est un sujet qui intéresse les économistes. On trouvera une page "Soccernomics" dédiée à cet effet. On y apprendra que les joueurs élevés dans le giron de la république française seraient avec un haut coefficient de corrélation les meilleurs en football. Conclusion surprenante qui laisse l'auteur sans voix proposant pour seule explication l'héritage napoléonien. La science économique est divisée parfois entre ceux qui croient qu'elle peut être une science exacte et ceux qui croient qu'elle est plus proche de la psychologie. Dans ce cadre, l'univers du foot avec ses peaux de banane est un terrain de jeu idéal pour les économistes. "Testing economic theories with sport data has become more and more frequent in the economic literature. Indeed, in some cases, sports offer an excellent setting to document economic concepts such as discrimination, corruption, or endogenous preferences."
Les sérieux s'amusent à étudier l'effet d'une victoire en coupe du monde sur les résultats économiques des finalistes. Les autres
se régalent à proposer des modèles d'estimation des résultats de la coupe du monde. ABN AMRO voit une finale France-Brésil avec une victoire du Brésil. UBS voit la victoire de l'Italie. Pour ma part, l'Allemagne me paraît un vainqueur potentiel. Comme le souligne, The Economist, Klinsmann, son entraîneur semble être parmi les plus innovateurs. Il a fait ses classes avec Bruce Arena, l'entraîneur américain d'excellente réputation. Il a établi sa tactique sur l'offensive grâce à l'emploi de jeunes joueurs. Il utilise les méthodes d'entraînement les plus modernes. Il a ramené de Californie un gourou du Fitness. (Du 20 au 30 mai dernier, les Allemands ont investi un fitness de Genève).
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18 juin 2006 7 18 /06 /juin /2006 00:15
Il y a encore un an, les objectifs de réductions de la pauvreté (Millenium Development Goal) paraissaient encore inaccessibles. Ce n'est plus forcément le cas aujourd'hui. Au vu des tendances actuelles, le nombre de personnes vivant sur moins de $1 par jour sera réduit de plus de 1 milliard aujourd'hui à environ 620 millions de 2015. Ceci signifie que la proportion de la pauvreté absolue - 40 % en 1980 et 21 % aujourd'hui - sera réduite à 10.2 % en 2015.
La grande exception est l'Afrique sous-saharienne, où le nombre de pauvres continuera à augmenter, contrairement aux autres régions. avant d'enfin commencer à diminuer.

        1990      2002      2015  
   Millions of people living on less than $1/day  
   1.East Asia and Pacific     472.0     214.0     14.0  
   2.China     375.0     180.0     11.0  
   3.Rest of East Asia and Pacific     97.0     34.0     2.0  
   4.Europe and Central Asia     2.0     10.0     4.0  
   5.Latin America and Caribbean     49.0     42.0     29.0  
   6.Middle East and North Africa     6.0     5.0     3.0  
   7.South Asia     462.0     437.0     232.0  
   8.Sub-Saharan Africa     227.0     303.0     336.0  
   9.Total     1218.0     1011.0     617.0  
   10.Excluding China     844.0     831.0     606.0  
   Percent of population living on less than $1/day  
   1.East Asia and Pacific     29.6     14.9     0.9  
   2.China     33.0     16.6     1.2  
   3.Rest of East Asia and Pacific     21.1     10.8     0.4  
   4.Europe and Central Asia     0.5     3.6     0.4  
   5.Latin America and Caribbean     11.3     9.5     6.9  
   6.Middle East and North Africa     2.3     2.4     0.9  
   7.South Asia     41.3     31.3     12.8  
   8.Sub-Saharan Africa     44.6     46.4     38.4  
   9.Total     27.9     21.1     10.2  
   10.Excluding China     26.1     22.5     12.9
De plus, le nouvel rapport de l'ILO (International Labour Organization) indique que le nombre réel d'enfants travailleurs dans le monde entier est tombé par 11 % entre 2000 et 2004, de 246 millions à 218 millions. Dans la tranche des enfants de 5 à 14 ans, la diminution est de 33 %.
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15 juin 2006 4 15 /06 /juin /2006 00:00
Raison d'être de ce blog. Me réconcilier un jour avec Goucho. Cesser de me quereller avec ce Gaston Lagaffe, très motivé pour faire avancer le monde mais qui fait tout le contraire de ce qu'il faudrait faire, préférant à chaque fois aux résultats réels, les grands mots qui le font vibrer comme un vers luisant dans le cimetière des postures emphatiques. J'ai lu en détail le projet socialiste. Je devrais faire sonner tous les matins un clairon dans ma salle de bains pour saluer mon héroïsme. J'avais parcouru avec plaisir celui de Bachelet, de Pinera. Je m'étais amusé de la motion Hollande de 2005. Le projet socialiste de 2007 est un catalogue de contraintes et d'ennuis en perspective. On peut rassurer la gauche, son programme est bien anti-libéral. Voici un liste des propositions du projet socialiste en deux colonnes : la première, c'est plus de bonnes intentions, de dépenses et de prérogatives pour l'état. Classique. La seconde c'est plus de contraintes et de bâtons dans les roues surtout pour l'entreprise. La gauche française ne manque pas d'imagination...
Les bonnes intentions et les dépenses de l'état Les contraintes
Nous modifierons le taux d’impôt sur les sociétés selon l’équilibre choisi par les entreprises entre l’investissement productif d’une part et la redistribution des dividendes d’autre part. Nous porterons le SMIC au moins à 1500 Euros brut avant la fin de la législature.
Nous ferons progresser de 10 % chaque année, pendant la législature, le budget de la Recherche. Pénaliser le comportement des « patrons voyous ». Les restructurations et cessations d’activité s devront comprendre un volet économique territorial et une contribution à la réindustrialisation des sites touchés.
Face aux délocalisations, nous mettrons en place une Agence Nationale de
Réindustrialisation.
Faire reconnaître un droit spécifique des services publics.
Nous réactiverons les emplois-jeunes dans le secteur public Nous réintroduirons le contrôle public à 100 % d’EDF.
Nous créerons un service public de la petite enfance accessible aux enfants dès 2 ans. Nous instaurerons une tarification sociale de l’eau comportant un droit incompressible d’accès à l’eau et des tarifs différenciés suivant les usages.
Nous reverrons le fonctionnement général des Zones d’Education Prioritaires en renforçant les moyens financiers. Nous travaillerons à la mise en place d’un véritable gouvernement économique.
Nous réaliserons 120 000 logements sociaux par an. Nous proposerons d'augmenter fortement le budget européen.
Nous ouvrirons 500 maisons de santé pour tous.  Sécuriser les parcours professionnels
Nous renforcerons les moyens de la santé scolaire, de l’école primaire à l’université. Etendre le bénéfice des 35 heures, avec création d’emplois, à tous les salariés. Si la négociation n’aboutit pas, la loi interviendra.
Nous engagerons un plan pour lutter contre les pauvreté des enfants c'est-à-dire pour leur offrir un accès gratuit aux soins, aux besoins de première nécessité et veiller au respect de l’obligation scolaire. Nous modulerons les cotisations sociales en fonction de la durée du contrat de travail et du nombre de contrats précaires dans l’entreprise.
Nous améliorerons la complémentarité temporaire des revenus du travail et des prestations sociales. Nous simplifierons les aides en intégrant les minima sociaux comme le RMI et les diverses allocations au sein d’un Revenu de Solidarité Active (RSA), pour qu’en 10 ans plus une famille ne vive sous le seuil de pauvreté. Dans le cas de licenciements « boursiers » c’est-à-dire de suppression d’emplois liées non à une difficulté réelle pour l’entreprise, mais à la seule recherche d’un taux de profit supérieur, ce sont les procédures préalables à la dé finition du plan social qui seront renforcées afin d’assurer un véritable contrôle de la part des salariés.
Avec les syndicats de salariés, nous voulons assurer la pérennité de notre système de retraite par répartition et le maintien du lien entre les revenus de travail, le montant des pensions et le financement par des cotisations assises sur l’ensemble de la richesse produite. Nous introduirons une véritable fiscalité écologique généralisant la taxation générale des Activités polluantes (TGAP).
Nous améliorerons les structures d’accueil du grand âge en renforçant la formation du personnel, en ouvrant ces structures aux emplois jeunes et aux emplois de solidarité. Nous créerons une taxe sur le kérosène des transports de fret et instaurerons un prélèvement exceptionnel sur les super profits des entreprises pétrolières.
 Nous mettrons en place 500 « maisons de la citoyenneté » avec l’aide de l ’Etat. Nous refuserons les essais en pleins champs des OGM, tout en encadrant la poursuite de la recherche publique en ce domaine.
 Nous corrigerons les injustices de la taxe d’habitation en prenant en compte les revenus des contribuables. Nous améliorerons les droits sociaux des marins, les conditions de travail et de sécurité dans un secteur fortement dérégulé.
 L’Etat doit reconsidérer sa démarche dans les contrats de plan Etat-Régions en augmentant, de manière significative, sa participation financière. Nous rendrons obligatoire la scolarisation dès l’âge de 3 ans.
Nous augmenterons le budget de la justice. Nous prendrons en compte la mixité sociale dans les dotations accordées aux écoles privées sous contrat.
 Nous rendrons la justice accessible à tous en faisant en sorte que chaque justiciable puisse bénéficier des services d’un avocat, garanti par un service public de la défense. Nous ferons en sorte que chaque lycée, ouvre à 5% de ses élèves, la possibilité d’entrer dans les classes préparatoires.
 Nous revaloriserons les allocations et compensations pour que les personnes handicapées puissent vivre décemment sans surcoût lié au handicap Nul ne doit passer plusieurs années à l’Ecole ou à l’université pour en sortir sans diplôme ou sans métier.
Pour lutter contre la précarité, nous supprimerons le CNE et réaffirmerons la primauté du CDI.
Nous abolirons l’apprentissage à 14 ans et le travail de nuit à 15 ans.
  Face à la violence, au consumérisme, à la loi du plus fort, véhiculés par l’idéologie de la droite, il faut rétablir les valeurs de respect de la personne et des règles justes.
  Chacun doit avoir accès à un logement. Le parc privé comme le parc social devront être mis à contribution.
  Nous imposerons aux programmes immobiliers privés de consacrer un quart des opérations à la production de logements sociaux sur les territoires déficitaires en logements de cette nature.
  Nous plafonnerons à 25 % maximum la part du budget des ménages modestes.
  Nous triplerons les sanctions contre les communes qui ne respecteront pas les obligations de mixité sociale.
  Nous contrôlerons les ventes à la découpe en renforçant les protections des locataires et en réglementant l’activité des marchands de bien.
 Nous prendrons des mesures de solidarité forte pour la prise en charge des personnes âgées dépendantes (assistance à domicile, financement des structures collectives, APA etc…) La retraite à 60 ans doit demeurer un droit.
Nous ouvrirons avec les partenaires sociaux une négociation dont l’objet portera sur un niveau minimal de pension de retraite garantie qui devra s’approcher du SMIC. L’épargne salariale doit être gérée de manière collective et contrôlée par les syndicats pour qu’elle ne se substitue pas au régime de retraite obligatoire ( général et complémentaire).
 Nous veillerons au renforcement des moyens budgétaires afin qu’ils retrouvent les plus hauts niveaux connus sous la gauche depuis 1981. Les communes pauvres bénéficieront de mesures d’urgence et d’une péréquation financière importante.
Nous veillerons au respect de la loi sur les intermittents du spectacle et établirons une loi programme sur le spectacle vivant. Nous réduirons les écarts de richesse entre territoires en mettant en œuvre une péréquation forte, pièce maîtresse de toute politique.
Nous favoriserons l’accès de tous à la culture, notamment par les réseaux numériques, par une présence de médiathèques sur l’ensemble du territoire, en priorité dans les zones les moins favorisées. Repenser le droit de l’entreprise pour rééquilibrer les pouvoirs entre capital et travail.
Nous favoriserons un audiovisuel public fort pour une télévision de qualité La mise en place d’un mode de financement public transparent et de mesures favorisant la cotisation syndicale.
Nous renforcerons le service public du sport en augmentant sensiblement les moyens budgétaires consacrés au sport Nous établirons la représentativité nationale des organisations syndicales lors des prochaines élections prud’homales de 2007.
Nous procurerons aux sportifs de haut niveau les moyens de défendre au mieux les couleurs de la France. Nous adopterons une loi pour que les salariés puissent participer à toutes les décisions qui relèvent de l’avenir de l’emploi et des salaires.
Nous proposerons une augmentation du budget européen pour accroître la part consacrée à la recherche et à l’innovation Nous améliorerons le droit des entreprises de telle manière que la responsabilité civile et pénale des dirigeants puisse être plus facilement engagée.
Nous présenterons une proposition d’annulation totale de la dette des pays les plus pauvres. L’aide publique au développement réelle sera progressivement portée à 0,7 % du PIB. En cas d’OPA hostile méconnaissant les réalités sociales et environnementales le Ministère de l’économie et des finances pourrait décider de suspendre la procédure.
Nous encadrerons l’évolution et le mode des rémunérations des dirigeants (stock options) et de leurs conditions de départ (retraites chapeaux).
  Nous rendrons obligatoire la publication dans les groupes côtés d’un bilan sur l’échelle des salaires, et notamment des rémunérations des dirigeants de l’entreprise.
  Nous augmenterons les effectifs de l’inspection du travail pour faire respecter le code du travail.
  Une réforme de la procédure pénale sera engagée pour renforcer les droits de la défense et mieux garantir la présomption d’innocence.
  Nous interdirons les poursuites sur dénonciation anonyme.  Les justiciables pourront adresser au Conseil Supérieur de la Magistrature des plaintes visant le comportement d’un magistrat.
  Dans l’entreprise les inégalités persistantes de salaires, à qualification égale, entre les hommes et les femmes seront combattues. Les victimes de la violation de ce principe doivent être conseillées et aidées pour pouvoir engager une action en responsabilité contre l’employeur, avec le soutien des inspecteurs du travail.
  Nous chercherons à développer le recours au CV anonyme. Nous mettrons en place un bilan de l’égalité dans les grandes entreprises qui dresse des statistiques en fonction du domicile des salariés
  Nous renforcerons le pouvoir d’action et de sanction de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité (HALDE)
  Nous considérons que la prostitution et son organisation à travers des réseaux mafieux doivent être sévèrement combattues en mettant en cause, notamment, la responsabilité des clients.
Pendant la durée du service, les jeunes bénéficieront d’une indemnité. Les socialistes proposent un service civique obligatoire pour tous les jeunes gens, et toutes les jeunes filles.
  Il nous faut dissuader l’immigration illégale et démanteler les filières mafieuses (augmentation des moyens de l’inspection du travail et aggravation des peines encourues pour les employeurs en infraction).
  Nous instaurerons une taxation des recettes publicitaires des chaînes privées en faveur de l’audiovisuel public.
  Nous proposerons une loi pour limiter les concentrations horizontales et verticales dans le domaine de la presse des médias et des  industries culturelles
  Nous créerons une société nationale des journalistes qui veillera au respect de l’indépendance des journalistes
  Une meilleure protection de l’Union dans une concurrence commerciale désormais mondiale en établissant des règles sociales et environnementales applicables aux produits importés.
Nous souhaitons renforcer les pouvoirs de l’Organisation Internationale du Travail la promotion des normes sociales internationales,
Interdire en Europe le secret bancaire
Mettre en place une taxe internationale de type « Tobin »
L’octroi de subventions publiques aux entreprises cotées en bourse sera subordonné à l’engagement du bénéficiaire de ne pas réaliser de plan de licenciement alors qu’il a dégagé des profits substantiels.
La taxe sur les billets d’avion doit être généralisée et étendue à d’autres domaines
Gestion plus rigoureuse des exonérations de cotisations sociales prenant en compte leur efficacité sur l’emploi,
  Annulation de la baisse annoncée de l’impôt sur le revenu pour les plus favorisés et les multiples entorses à la progressivité de l’impôt
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9 juin 2006 5 09 /06 /juin /2006 00:33
Les semaines qui suivent vont nous plonger dans le foot. Nous allons oublier notre passion pour la politique. Finalement c'est Arte, la chaîne du foot: elle vient de nous livrer un beau documentaire sur Maradona, sur les liens entre foot et intelligence (France5). Celle-ci nous gratifie fréquemment de reportages homériques sur le football (la victoire de l'Allemagne en 1954, la gestion du FC Barcelone...) De la même façon, France-Culture nous livre cette semaine la voix tordue d'émotion d'Aimé Jacquet racontant son périple avec plus de deux heures d'interview. Sur la toile, on pourra aller sur le site www.subfoot.com , qui apporte un point de vue de passionnés iconoclastes et décalés, dans un langage parfois châtié. En 2002, ils avaient réussi à vivre au coeur de l'équipe du Brésil. A l'étranger, le Financial Times, journal sportif comme son nom l'indique, offre à ses lecteurs des suppléments footballistiques à croquer.
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