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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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27 mai 2006 6 27 /05 /mai /2006 00:09
Goucho peut rouler les mécaniques. Il a décidé de s'occuper personnellement du repassage et de la vaisselle et dès ce jour, il va cesser de dilapider l'argent du ménage en le donnant aux ménagères espagnoles et brésiliennes qui ont pignon sur rue dans le quartier. Il a congédié la femme de ménage pour donner l'exemple. Celle-ci en est pour ses frais concernant son abonnement de bus. Le seul ennui, c'est que Goucho va perdre beaucoup de temps et les chemises seront très mal repassées. Et puis, indolent parfois, il se laisse corrompre et préfère payer un verre aux copains plutôt que de nettoyer à fond. Prenons l'exemple de la Zambie qui a décidé de nationaliser ses mines de cuivre. Son niveau de production était de 700 000 tonnes. Il est passé à 249 100 tonnes.  Heureusement, la Zambie (The economist) a décidé d'employer de nouveau une femme de ménage, KCM une entreprise indienne. La production repart à la hausse et atteindra en 2008 la bagatelle de 900 000 tonnes. Goucho travaille en plus comme un "Charlot". Quand il nettoie le parquet, il met une tonne de produit et cela sent juste de l'autre côté de la rue. L'Equateur a nationalisé l'exploitation de son pétrole. Petroecuador appartenant à l'état est désormais le nouvel exploitant, C'est l'entreprise "yankee" Oxy qui a mordu la poussière. Le seul ennui, c'est que Petroecuador travaille très mal. Il va foutre en l'air l'environnement et les travailleurs locaux vont en souffrir. Finalement Goucho devra d'ici quelque temps retrouver une nouvelle femme de ménage s'il ne veut pas vivre dans le désordre permanent. C'est ce qu'a fait l'Algérie aussi après avoir nationalisé, il y a bien longtemps et elle ne s'en plaint pas.
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23 mai 2006 2 23 /05 /mai /2006 00:01
Goucho a trouvé des raisons pour se prendre pour un intellectuel lucide, à la pointe du combat contre le capitalisme éhonté. Les libéraux nous abreuveraient de mensonges et les voilà démasqués. On relira ce message "Plus libéral, tu meurs!" On trouvera ici l'avis d'un journaliste de Marianne, Philippe Auclair, à travers son livre "Le royaume enchanté de Tony BLAIR" sur le Blairisme. (Charivari le 7 mai taille=6MB). Philippe Auclair prend le contrepied de quelques-unes des thèses des admirateurs de Blair. Exemples: Les statistiques du chômage sont biaisées par l'exclusion de 1.4 millions d'invalides en état de travailler. La dette, due au passif des retraites, serait équivalente (par rapport au PIB) à la dette française. Le Blairisme serait un savant mélange d'étatisme et de libéralisme. Les entreprises privatisées sont des clones des entreprises étatiques et n'offrent pas de gain de productivité. Le seul point positif du Blairisme serait l'intégration réussie de nombre d'immigrés...
Pour les cercles libéraux, la gauche française pardonne difficilement. "
Bien que Tony Blair soit travailliste, il n’a rien à voir avec les gouvernements travaillistes qui ont conduit l’Angleterre à la faillite à la fin des années 70. Les socialistes français qui ne se sont toujours pas résolus à appeler un chat un chat lui pardonnent difficilement, d’abord ses succès électoraux (il a été élu deux fois), ensuite ses succès économiques (n’y revenons pas), enfin ses réformes sociales (l’éducation, la pauvreté). Ils font valoir avec justesse que la vie n’est pas drôle pour tout le monde en Grande-Bretagne, mais ne proposent rien pour l’améliorer. Faisant la part du mal, ils rejettent le bon et considèrent Tony Blair comme une exception un peu louche dont il ne faut pas s’approcher."
Pour Johan Norberg en 2005: "L'influence de Thatcher est présente dans la politique de Blair : Une économie flexible et libérale, plus orientée vers les services publics, sans compromis face aux dictatures. Et avec certaines de ses réformes, telles que des incitations du marché dans la santé et à travers les frais d'université (auquels les Conservateurs s'opposent toujours) Blair est allé plus loin que Thatcher. Malheureusement, il emprunte ses traces dans son manque d'intérêt pour les libertés civiles et dans son manque de capacité à diminuer des dépenses publiques."

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21 mai 2006 7 21 /05 /mai /2006 08:47
Raymond Domenech nous fait croire pendant plusieurs mois que le débat se situe entre Barthez et Coupet alors que les choses sont déjà jouées. De la même façon, les journaux d'information en France nous offre une grande vacuité et si peu d'analyse sur les sujets essentiels. Rappel salutaire de Jacques Garello qui en a vu d'autres. Heureusement qu'il y a notamment Internet et les blogs... "Pourtant, les événements extérieurs et les menaces ne manquent pas. Eric LE BOUCHER en cite quelques unes : celle de l’Iran comme celle de POUTINE ; la Chine et les Etats-Unis qui font la course en tête et discutent seuls de l’avenir du monde ; les organisations multinationales qui prennent l’eau (qui sait encore à quoi sert le FMI et comment éviter le prochain échec de l’OMC ?) ; l’Europe qui est en panne ; le pétrole qui s’envole ; l’euro qui repart à la hausse : « mais la France ne voit rien, ne parle de rien, ne compte pour rien. Elle passe de la crise des banlieues à celle du CPE, du CLEMENCEAU à l’affaire Clearstream ».
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12 mai 2006 5 12 /05 /mai /2006 00:46
L'idée absurde qui consiste à vouloir taxer les profits des entreprises du CAC 40 continue à faire son chemin. Benoît Hamon député européen socialiste a proposé dans Ripostes le 9 avril 2006 dernier de taxer les profits de France-Telecom pour augmenter les salaires.  Les salariés des entreprises du CAC 40 sont sûrement parmi les moins à plaindre. Roger-Gérard Schwartenberg, très posément, a proposé de prendre 3 Milliards sur les bénéfices de Total. L'hebdomadaire Marianne insiste encore. Dans le Point, Jacques Marseille répond :
"Au total, le montant des impôts qu'elles ont ainsi versés à Bercy peut être évalué à près de 40 milliards d'euros - dont 11,8 milliards pour Total -, soit plus de 75 % de l'impôt payé par les Français au titre de l'impôt sur le revenu. Une manne qui vient à point pour réduire les déficits d'un pays dont les dirigeants politiques montrent, eux, peu de rigueur pour s'attaquer aux gaspillages."
Cette vieille idée de l'extrême gauche serait une manière de scier la branche sur laquelle on est assis. On lira d'autres contre-arguments à cette idée ici "taxer une production profitable revient à sanctionner le consommateur car la taxation constitue une barrière à la concurrence..." et "Or une augmentation du taux d'imposition des profits amènera l'entreprise à renoncer aux projets dont la rentabilité est, après le nouveau prélèvement, inférieure au seuil attendu, à comprimer ses effectifs ou à abaisser la rémunération de ses salariés."
Distribuer des dividendes par abondance est un signal négatif donné au marché. Les entreprises qui distribuent des dividendes abondamment sont des entreprises qui devraient se faire racheter dans les années à venir. En effet celles-ci ne trouvent rien de mieux à faire que de distribuer leurs bénéfices plutôt que d'investir pour l'avenir. Les entreprises sont fragiles et ne sont pas éternelles. Jacques Marseille souligne d'ailleurs que le profit de ces entreprises ne correspond qu'à 8% en moyenne de leur chiffre d'affaires. Malgré les difficultés que traversent la France, que les profits du CAC 40 continuent à être bon, c'est la meilleure chose qui puisse arriver aux Français!
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10 mai 2006 3 10 /05 /mai /2006 18:40
Je m'étonnais du silence de Millière, grand admirateur de Revel. Voilà son hommage! "En espérant que cela leur permettra de trouver une lueur de clarté qui, peut-être, changera leur existence et leur permettra d’être libres, je continue à demander à mes étudiants à l’université de lire Revel."
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8 mai 2006 1 08 /05 /mai /2006 00:07
Daniel Pipes fait le point sur les armes de destruction massive. Selon lui, Saddam Hussein avait des armes mais il les détruisit peu de temps avant l'invasion. Il le fit trop tardivement ce qui provoqua de la confusion et ne détourna en rien l'offensive américaine.
Revel (encore et toujours) dans un article paru en septembre dernier (mais manifestement plus ancien) faisait le point sur la situation en Irak. Voici le passage concernant ces mêmes armes."Le fait qu’on ne trouve pas d’armes de destruction massive en Irak ne vous gêne-t-il pas ? Il est pourtant certain que Saddam Hussein en avait : c’est bien avec des gaz et des armes biologiques qu’il a exterminé les Kurdes et les chiites au début des années 90. Comme on n’avait pas la preuve que Saddam Hussein s’était débarrassé de ces armes, la prudence élémentaire, alors qu’il refusait de jouer le jeu, était donc d’intervenir : c’est l’application du principe de précaution. Si nous autres Européens vénérons le principe de précaution quand il s’agit de la vache pourquoi ne pas l’appliquer lorsqu’il s’agit d’un dictateur ?"
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5 mai 2006 5 05 /05 /mai /2006 00:12
En observant le contentement de François Thibault après les manifestations anti-CPE, je me disais que les syndicats se moquent comme d'une guigne du chômage. Sous les applaudissements, M. Thibault a félicité ses membres pour cette « belle page écrite par le syndicalisme français ». Leurs objectifs sont plutôt les conditions de travail et de salaire de quelques-uns. Et ils y réussissent fort bien. D'ailleurs Il existe un effet de levier où les entreprises multinationales vont se reprendre à deux fois avant de licencier en France. On renverra un employé allemand, suisse ou même japonais beaucoup plus facilement, même s'il s'avère tout aussi productif. Selon l'Institut Molinari, "La relative sécurité d’emploi dont jouissent 90% des travailleurs est achetée par l’insécurité et la frustration dont souffrent les 10% sans-emploi." J'ajouterais qu'elle est achetée également par l'insécurité des employés de multinationales constituées d'importantes filiales en France. Insécurité relative car ces employés, virés avec trois petits mois de salaire en compensation, riches de leur expérience dans une multinationale, retrouveront rapidement du travail ailleurs.
Pour The Economist, les syndicats français ont le pouvoir sans les responsabilités.
"Ainsi comment les syndicats français parviennent-ils à garder le pouvoir ? Une réponse est dans la sympathie du public. Les figures telles que M. Thibault ont un look révolutionnaire-chic. Les sondages montrent un soutien fort aux récentes manifestations. Un tel soutien peut expliquer la patience peu commune des français à l'interruption provoquée par les protestations... En effet, les syndicats ne défendent pas les intérêts de nombreux travailleurs mais de quelques-uns." L'image ci-dessous nous donne l'évolution des taux de syndicalisation pour quelques pays.
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3 mai 2006 3 03 /05 /mai /2006 00:05
Fabienne Brutus, dans un livre "Chômage, des secrets bien gardés", a fait un travail courageux consistant à dénoncer les manipulations intrinsèques de l'ANPE aboutissant à minimiser le taux de chômage. Prélude à son livre, on peut l'écouter, interviewée par Daniel Mermet dans "Là-bas si j'y suis"..  Elle avance que le véritable taux de chômage serait plutôt de l'ordre de 20%. Fabienne Brutus est membre d'ATTAC. J'imagine déjà les commentaires de ses collègues: "C'est le traitement libéral du chômage réalisé par les tenants du grand capital appuyé par le MEDEF qui trompe l'opinion. L'ultra-libéralisme engendre le chômage et la précarité..." Malgré son dynamisme, le Royaume-Uni de Tony Blair dans ses traitements statistiques est fréquemment sous le feu de la critique. (Le chiffre de Fabienne Brutus fait tomber l'hypothèse hasardeuse d'un chômage presque équivalent entre la France et le Royaume-Uni.) Je ne crois pas que les libéraux contestent ces chiffres, bien au contraire. Les états utilisent toute leur science pour minimiser cet indicateur. Johan Norberg en 2005 mentionnait dans l'article suivant que le chômage en Suède s'approchait plus des 10% que des 5% officiels, (voire 20% si on compte les retraites anticipées et les longues maladies). Puis en 2006, il propose jusqu'à 12%. Ainsi en première approximation: chômage réel=chômage officiel X 2. Le facteur 2 pourrait de plus être ajusté en fonction de l'omnipotence de l'état.
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1 mai 2006 1 01 /05 /mai /2006 21:12
Dans une interview parue dans le magazine Lire et redécouverte par le Blog "Les caprices du vent", Revel se disait à gauche. "Je n'ai jamais cessé de me considérer comme étant de gauche. A l'origine, être de gauche, c'est lutter pour la vérité et la liberté, et pour le maximum de justice sociale. Mais une justice sociale établie selon des méthodes qui marchent, pas selon des méthodes qui échouent, comme la redistribution à tout-va qui ne fait qu'affaiblir l'économie. Ayant combattu les régimes totalitaires, je n'admets pas d'être traité d'homme de droite par les hommes qui les ont soutenus, par ceux qui encensent encore Fidel Castro. Si trouver Castro répugnant, c'est être de droite, alors je veux bien être de droite. Ces gamineries témoignent de la sclérose intellectuelle la plus totale. Ce qu'on appelle la gauche n'est plus aujourd'hui qu'un clan, une espèce de tribu, un ensemble de spécialistes de l'escroquerie dans les relations publiques, de manipulateurs habiles, qui ont l'art de présenter des idées et des théories qui ont amené les plus grandes catastrophes dans l'histoire de l'humanité comme étant des choses progressistes."  Rapprochons ceci de cette citation de Philippe Manière. "Si l'histoire est un guide de quelque valeur, s'il est vrai que la droite incarne l'ordre et la conservation, alors le libéralisme, incontestablement est de gauche." (Sous la restauration, la plus grande partie des libéraux siégeaient d'ailleurs à gauche de la chambre introuvable. Sous la Deuxième République, Frédéric Bastiat siégera aussi à gauche à la Constituante et à la Législative.) - L'Aveuglement français
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27 avril 2006 4 27 /04 /avril /2006 00:08
Qu'est-ce qu'un pays libéral? En 1992, Mart Laar a obtenu l'investiture dans son pays l'Estonie, nouvellement indépendante. Il a supprimé tous les tarifs douaniers, dérégulé l'économie et introduit la "Flat tax". Et ce pays est devenue l'une des économies les plus efficaces des temps modernes. Ces résultats ont fait de Mart Laar un exemple à suivre pour l'avenir. Mart raconte :
« J'avais lu seulement un livre sur l'économie— celui de milton Friedman´s librement pour choisir. J'étais si naïf alors que j'ai pensé que ce que Friedman avait écrit au sujet des avantages de la privatisation, de la "Flat Tax" et de l'abolition de tous les droits de douane, était le résultat des réformes économiques qui avaient été mises en pratique dans l'ouest. Cela m'a semblé plein de bon sens, et je l'ai simplement mis en place en Estonie, en dépit des craintes des économistes estoniens. Ils me disaient que cela était aussi impossible que de marcher sur l'eau. Nous l'avons fait : nous avons juste marché sur l'eau parce que nous ne savions pas que c'était impossible. »
L'Estonie est-il représentatif de l'horreur économique et de l'odieuse hydre libéral? Certes tout n'est pas parfait mais les points positifs l'emportent sur les négatifs. Ne doutons pas que l'avenir de l'Estonie sera plus radieux que nombre de pays européens...
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