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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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25 avril 2006 2 25 /04 /avril /2006 00:02
Le Monde Diplomatique du mois d'Avril présente un article passionnant sur l'Algérie riche de son pétrole mais incapable de distribuer ses richesses. "Où va l'argent des hydrocarbures?" En 1986, quinze ans après les nationalisations, L'Algérie a fait appel à de petites compagnies américaines pour l'aider à exploiter son pétrole. Bien lui en a pris, elle dégage un large excédent qui lui permet d'envisager en 2000 de soumettre ce secteur à une plus libre concurrence. Néanmoins, cette pluie de pétrodollars fait enrager la population car les activités économiques trop centrées sur les hydrocarbures sont dans l'incapacité de faire profiter le peuple algérien de cette manne. Même l'état, d'habitude prompt à la dépense, n'est pas en mesure de lancer de grands travaux qui amélioreraient les infrastructures. En effet, l'expertise manque dans le pays pour s'atteler à des tâches de longue haleine. L'Algérie a donc besoin de s'ouvrir au monde pour acquérir de nouvelles connaissances, de permettre toutes les initiatives afin de créer une dynamique économique qui ne soit pas seulement issu de son pétrole. L'Algérie a besoin de la mondialisation et du libre-échange.
Ce n'est sans doute pas le chemin emprunté par ce beau pays. Plus d'islamisme et moins de démocratie semble être le credo actuel. On lira le livre de Boualem SANSAL : "Poste restante: Alger . Lettre de colère et d'espoir à mes compatriotes"
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11 avril 2006 2 11 /04 /avril /2006 08:09
Selon Johan Norberg, "le gouvernement français vient d'enterrer la réforme du contrat de travail de la jeunesse, après des semaines de protestation. C'est un triomphe partiel pour Nicolas Sarkozy, qui a renforcé ses chances de devenir président en s'éloignant de la réforme.
Mais en même temps, il s'est assuré qu'il ne pourra pas réaliser grand-chose s'il est président, puisqu'il a juste montré  aux syndicats et autres que passer par la rue est une méthode qui marche lorsqu'on veut s'opposer à quelque chose. De nouveau, les manifestants ont appris qu'en France, cela fonctionne toujours." Dans le même sens, on lira l'article de Jean-François Revel paru en 1994 à propos du CIP "Vive la démocratie directe".
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10 avril 2006 1 10 /04 /avril /2006 18:35
Après avoir fait la une des journaux étrangers, ses derniers mois, le présentant comme le champion du nationalisme économique et du protectionisme, Villepin cette fois baisse le drapeau et s'incline devant la rue."Le Premier ministre Dominique de Villepin a déclaré lundi qu'il avait pris acte que "les conditions nécessaires de confiance et de sérénité ne sont réunies ni du côté des jeunes, ni du côté des entreprises pour permettre l'application du contrat première embauche" (CPE). Dominique de Villepin a regretté ne pas avoir été "compris par tous" sur le CPE, affirmant avoir voulu "agir vite" contre la "situation dramatique" du chômage des jeunes et "proposer une solution forte"
Reprenant notre graphique sur les causes du chômage (Voir message sur les causes du chômage), il apparaît qu'après le CIP qui mettait en lumière les difficultés des jeunes peu formés à rentrer dans le marché du travail, le CPE lui mettait l'accent sur la flexibilité de l'emploi à travers la facilité des licenciements. Ces deux façons de lutter contre le chômage semblent consumées sur l'autel de la conservation virtuelle des emplois. Désormais, la voie se rétrécit pour vaincre les causes du chômage.


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8 avril 2006 6 08 /04 /avril /2006 10:06
A l'étranger, les révoltes anti-CPE provoquent une grande incrédulité qui pourrait se résumer ainsi: "les français viennent de Mars pendant que le reste du monde vient de Vénus". The Economist fait sa première page sur une France face au futur. Celui-ci s'interroge sur le décalage entre une France relativement performante du point de vue de ses entreprises et cette autre qui semble rêver de sécurité et de stabilité. Dernière contribution, le cercle des libéraux "Quel Gâchis" qui suit de très prés l'évolution ne croit pas en la concertation "Circulez, il n'y a rien à négocier". Guy Millière lui, parle de sclérose socialiste sans accorder la moindre confiance à Sarkhozy.
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6 avril 2006 4 06 /04 /avril /2006 00:00
Contrairement à ce qu'on peut imaginer, les inégalités aux USA auraient diminué depuis que Bush est au pouvoir. "Les pauvres deviennent plus riches dans l'Amérique du Président Bush que dans celle de Bill Clinton." David Mastio.
Changement de revenus

Bottom 20% of families

100

Next 20%

400

Next 20%

500

Next 20%

-300

Next 10%

2,100

Top 10%

-20,300

Augmentation des revenus

1995-98

1998-2001

2001-2004

Bottom 20% of Incomes


700 (1.3%)

700 (1.3%)

16,500 (29%)

Top 10 % of Incomes


455,900 (34%)

612,800 (34%)

127,700 (5%)

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4 avril 2006 2 04 /04 /avril /2006 08:05
Jean-François Revel nous manque. Ses interventions sont aujourd'hui peu fréquentes. Dans le point de cette semaine, Jean-François Revel avoue 82 ans, sa fatigue et ses pertes de mémoire. Il nous taille en quelques mots un résumé de la situation et aboutit à la conclusion possible d'un deuxième tour de l'élection présidentielle entre Bové et Le Pen. "L'opprobre jeté sur le libéralisme relève-t-il de cette résistance tenace que les préjugés opposent aux faits ?"
"Il s'agit d'un phénomène plus développé en France qu'ailleurs en Europe. Les travaillistes britanniques ne parlent plus ce langage, les sociaux-démocrates allemands ne l'ont jamais parlé. Cette propagande hostile au libéralisme, pourtant seul procédé qui ait jamais réussi même s'il est loin d'être parfait, est la réaction des demi-solde du communisme et du socialisme qui n'acceptent pas leur échec. Le malheur veut que le socialisme démocratique se laisse entraîner, par calcul électoral ou par complexe d'infériorité, dans cette surenchère. On a vu comment la faillite électorale de la gauche en 2002, au lieu de la conduire à réviser ses conceptions et sa stratégie, l'a poussée au contraire vers une sorte de néogauchisme réchauffé, inspiré par la peur d'être affaiblie par l'extrême gauche. Une partie de la droite, intimidée elle aussi, verse à son tour dans une rhétorique antilibérale. Voilà où est parvenu le pays de Benjamin Constant, de Tocqueville et de Raymond Aron ! A quoi mènent les vociférations d'un José Bové et de ses affidés contre la mondialisation, qui profite d'ailleurs aux pays émergents, et contre la superpuissance américaine, comme si cette dernière, dont la politique peut et doit être contestée sur bien des points, par exemple en Irak, n'était pas la conséquence du double suicide européen du XXe siècle et d'un renoncement de l'Europe à sa propre ambition, dont témoigne le scrutin référendaire de 2005 ? Les inconséquences de nos responsables politiques sont telles qu'un second tour entre Bové et Le Pen à la prochaine présidentielle n'est pas à exclure. Belle illustration de l'exception française, alors même que, malgré tout, la liberté et la démocratie ont progressé dans le monde depuis trente ans, particulièrement en Europe, dont les régimes totalitaires ont disparu.
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30 mars 2006 4 30 /03 /mars /2006 11:00
Voici un point de la situation en Irak à partir des statistiques mensuelles. La majorité des Irakiens (ils sont 27 millions au total) semblent considérer que l'intervention américaine valait la peine. A l'exception des Sunnites.
DO YOU PERSONALLY THINK THAT OUSTING SADDAM HUSSEIN WAS WORTH IT OR NOT? (chart shows those who responded “worth it”).

Il est vrai que le niveau de vie des Irakiens s'améliore. Par exemple, même si on fait la queue en moyenne une heure pour obtenir de l'essence, le trafic automobile a été multiplié par 5. Le nombre de connections internet est passé de 4500 à 145 000... Le taux de chômage est passé de 50-60% à l'époque Saddam à 25-40% aujourd'hui. Les Irakiens souffrent principalement de la corruption, du manque de sécurité et de la faiblesse des infrastructures. Les Américains sont peu populaires (surtout auprès des Sunnites) puisque 47 % de la population approuvent les attaques dirigées contre eux pendant que les attaques contre les forces irakiennes sont rejetées par l'immense majorité. Ainsi le gouvernement bénéficie d'un large support quand il propose un délai limite pour le départ des Américains. La religion est pour 34% le facteur  déterminant du vote des Irakiens aux élections. 63 % des Irakiens disent se sentir en sécurité avec leur voisinage. 15 000 personnes sont détenues en prisons. (En comparaison 80000 en France). Le nombre de kidnappings est de 30 par mois, le nombre d'insurgés tués par mois se situe entre 2000 et 3000. On estime le nombre total d'insurgés à 20 000 avec environ 2000 appartenant à un pays du Maghreb ou du Moyen-Orient, les attentats-suicides étant fomentés pour 97 % par des non-irakiens. On dénombre environ 75 attaques d'insurgés par mois. Entre 500 et 900 civils irakiens sont tués par mois plus 150 appartenant aux forces militaires. Malheureusement ce nombre de civils affectés augmente d'année en année depuis l'arrivée des Américains (de 20 à 36 par jour). On lira l'opinion de Millière "Irak: toujours l'aveuglement volontaire" sur la situation en Irak parue il y a deux jours.  Dans le même temps, le chroniqueur Daniel Pipes parle de succès de la guerre d'Irak.

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28 mars 2006 2 28 /03 /mars /2006 15:16
"Adrien Reynaud est un révolutionnaire, mais seulement à mi-temps." Le ton des comptes rendus américains, toujours sérieux néanmoins, me paraît plus badin que lors des émeutes de banlieues. Le New York Times d'aujourd'hui se marre doucement.  "La révolution peut attendre. Les méthodes révolutionnaires, les barricades, sont dédiées à la défense du statu quo." Le NYT reprend les résultats du dernier sondage international qui montre le décalage de vision des français. "Les sondages d'opinion indiquent que les Français voient la globalisation comme une menace, et non pas comme une opportunité. Un sondage rapide dans 22 pays a montré que la France était seule en désaccord sur le fait que le meilleur modèle puisse être « le système de la libre entreprise libre et de l'économie de marché.»"



L'article se termine sur des citations de Sarkozy mentionnant l'admiration cachée des Français pour les Américains. Pour le NYT qui n'est pourtant pas un journal de droite, Sarkozy ferait sans doute un candidat décent pour la prochaine élection.
L'excellent article de synthèse du Washington Post du 22 mars titre
"Les Français descendent dans la rue pour préserver leur songe économique"...  puis enchaîne
"Ah, le printemps à Paris.
La vue de la police anti-émeutes aux portes de la Sorbonne.
L'odeur du gaz lacrymogène ondoyant le long de la Seine.
Les bruits doux de l'hypocrisie flottant de l'Assemblée nationale au palais de l'Elysee.
Et, mardi prochain, une grève nationale, parfaitement programmée pour créer un week-end de quatre jours..."
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26 mars 2006 7 26 /03 /mars /2006 00:00
Même si la France est 44ième dans l'index du libre-échange, ce qui ne place pas la France dans les pays les plus anti-libéraux de la planète, les libéraux considèrent que les difficultés de la France viennent d'un manque de libéralisme alors que pour Goucho, le trop-plein de libéralisme est responsable des difficultés françaises. On lira quelques idées préconcues sur le libéralisme parues dans alternative-libérale.
Par exemple, le philosophe Michel Onfray considère cette semaine que le libéralisme a failli ainsi que son pendant, le socialisme libéral (questions directes sur France-Inter). "Le libéralisme nous conduit dans le mur. Le libéralisme nous est imposé depuis 30 ans et il est accéléré par le socialisme libéral. Les français sont perdus et n'ont plus de repères. Le refus du libéralisme et de la loi du marché est le point d'ancrage de toutes les protestations des français depuis plusieurs années. Les gens veulent de l'état." Avec ce point de vue, on comprend que la gauche et d'autres, avec constance, s'échinent à rechercher une troisième voie imaginaire, s'écartant de l'icône libéral que semble représenter les USA. Les tâtonnements dans la recherche vaine de cette troisième voie sont un miroir aux alouettes.
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25 mars 2006 6 25 /03 /mars /2006 00:00
Je me sens particulièrement affecté par les émeutes actuelles contre le CPE. Mon fils de 19 ans, étudiant à Jussieu, participe à toutes les A.G. dans un climat qui frise la paranoïa. "C'est la France qui tombe" dit-il au plus fort de son angoisse me renvoyant le titre du livre de Nicolas Baverez. Les affrontements font une fois de plus la première page avec photo couleur du Int Herald Tribune. "Nous craignons même d'être licenciée pour refuser une proposition sexuelle." conclut l'article. Dans mon éreintement, je ne peux m'empêcher de penser que ces étudiants, débordés ou manipulés, font le lit des prochaines émeutes des banlieues. Sur le Blog de Copeau, j'ai découvert cet article de Thomas Sowell tiré de Capitalism Magazin dont voici quelques extraits... Sowell explique en quoi un allègement des risques et des coûts de l'embauche diminue le chômage, s'étonne de l'extension implicite de la notion de droit aux privilèges, puis s'inquiète de l'éducation des étudiants à qui l'université ne semble pas prodiguer les connaissances économiques minimums.
"Les émeutes estudiantines à Paris nous rappellent que l'éducation dans les établissements scolaires d'élite n'est pas suffisante pour enseigner des valeurs plus élevées ou même les sciences économiques de base. Pas plus de ce côté de l'Océan atlantique que du nôtre. Pourquoi les étudiants de la Sorbonne et autres établissements distingués manifestent'ils avec une telle véhémence en s'attaquant à la police ? Parce qu'ils veulent des privilèges au nom de leurs droits, et sont trop ignorants des sciences économiques pour se rendre compte que ces privilèges leur coûtent leur travail. Comme quelques autres pays de l'Union Européenne, la France a des lois draconiennes afin d'empêcher les licenciements. La gauche politique a longtemps cru que de telles lois étaient une manière de réduire le chômage. Mieux, elle est restée sourde au fait que les pays avec de telles lois, comme la France et l'Allemagne, ont habituellement des taux de chômage plus élevés que des pays sans de telles lois, comme les Etats-Unis. Les étudiants et leurs défenseurs politiques, y compris les syndicats, les dépeignent comme victimes. Parmi les slogans chantés par les émeutiers, on entend « nous ne sommes pas de la chair à patrons »... Un député de gauche a déclaré : « Créer une discrimination basée sur l'âge transgresse les droits fondamentaux ! »  En d'autres termes, les gens ont un droit pour que d'autres doivent continuer de les employer, qu'ils le veuillent ou non...  Le fait que beaucoup d'étudiants pensent seulement en termes de « droits, » mais non en termes de conséquences, montre d'importantes lacunes dans leur éducation. Le droit à un travail n'est évidemment pas la même chose qu'un travail. Autrement il n'y aurait pas un taux de chômage de 23 pour cent parmi les jeunes ouvriers français.  La loi peut créer l'égalité des droits pour de jeunes ouvriers inexpérimentés mais la loi ne peut pas les rendre également productifs. La notion grisante des « droits » -- et particulièrement la notion que les droits dépassent les droits de certains autres, quand ces autres gens appartiennent à une certaine classe suspecte appelée les « patrons » -- est un dispositif trop familier des états-providence
modernes. Le Premier ministre français Dominique de Villepin connaît une grande baisse de popularité. C'est ce qui se produit quand un politique tente d'être raisonnable face à des gens qui préfèrent croire au non-sens. Cela fait partie des sciences économiques élémentaires que le coût de l'embauche s'ajoutant aux autres coûts, avec les risques inhérents, tend à réduire le nombre d'ouvriers potentiels à embaucher. Le fait qu'une telle ignorance des sciences économiques de base et qu'une telle sensiblerie soient si répandues dans les établissements d'élite est l'un des nombreux échecs des universités des deux côtés de l'Océan atlantique."

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