Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
  • Contact

Mon profil

Recherche

Réseau

24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 00:00
En complément d'un article qui paraîtra ces jours prochains "Le bilan de la politique de Chavez au Venezuela ou la mise au pas graduelle d'un pays", on trouvera ici un florilège de l'attachement sans faille du Monde Diplomatique à la révolution bolivarienne...
1999 : Ignacio Ramonet

"Sur le plan économique, le commandant Chávez souhaite s’éloigner du modèle néolibéral et résister à la mondialisation. « Il nous faut, dit-il, rechercher le point d’équilibre entre le marché, l’Etat et la société. Il faut faire converger la main invisible du marché et la main visible de l’Etat dans un espace économique à l’intérieur duquel le marché existe autant que possible et l’Etat autant que nécessaire. »
2000 : Pablo Aiquel
"Jusqu’ici, M. Chávez a instauré une organisation centralisée, où toutes les décisions doivent passer par Caracas. D’autant que les partisans chavistes prennent parfois au pied de la lettre la rhétorique guerrière du mouvement et vont trop loin, comme cette enseignante, auteur d’un livre d’instruction « pré-militaire » pour élèves du lycée, qui tenait un discours xénophobe et ultra-nationaliste.
Grand voyageur, M. Chávez s’est permis de devenir le premier président élu à rendre visite, le 10 août, à M. Saddam Hussein, non sans faire grincer des dents du côté de Washington.
Il a assuré que, le 25 décembre, on pourrait déjà mesurer l’avancement de ses plans sociaux. Ceux-ci prévoient aussi un volet spécifique pour l’Etat sinistré de Vargas (victime des inondations de décembre 1999), ainsi qu’une augmentation de la participation de l’armée dans l’économie.
Deux problèmes majeurs menacent cependant le changement « bolivarien » : le chômage et la délinquance. Plus de quatre-vingts personnes sont assassinées chaque fin de semaine dans tout le Venezuela, une cinquantaine dans la capitale. Par ailleurs, le gouvernement avoue que le taux de chômage avoisine les 15 %, alors que 54,3 % des travailleurs stagnent dans l’économie « informelle »
2002 : Ignacio Ramonet
"Ce qui stupéfie, tout d’abord, c’est la quasi-absence d’émotion internationale devant le forfait commis contre un gouvernement qui conduit, dans le plus grand respect des libertés, un programme modéré de transformations sociales et incarne l’unique expérience de socialisme démocratique en Amérique latine."
2002 :Maurice Lemoine
"Et tout cela sur fond de navettes entre Caracas et Washington, ville d’où l’administration de M. George W. Bush multiplie les banderilles verbales à l’encontre du président « bolivarien ». Son peu d’empressement pour épouser la « lutte antiterroriste », en particulier contre les guérillas colombiennes, ses accords militaires avec la Chine et la Russie, son discours antimondialisation et sa révolution font chaque jour un peu plus grincer des dents. Provocations et auto-attentats risquent d’assombrir le proche futur. Car du dénouement de cette bataille à forte odeur de pétrole dépend l’avenir du Venezuela. Et des réformes sociales dont ce pays a d’urgence besoin."
2003 : Maurice Lemoine
"Malgré ces crimes, malgré le sang, dans ces immenses étendues où le ciel rejoint la terre et où l’on proclame un appui indéfectible « à notre comandante, le président Hugo Chávez », l’enthousiasme dépasse l’imagination. Partout on se salue par de vibrants « Epa chámo, como está la lucha ? » ­ « Hola, l’ami, comment va la lutte ? ». Partout on parle maïs, sorgho, légumes, fruits, bétail, pisciculture et mise en production, nouvelles écoles et nouvelles maisons."
2004 : Maurice Lemoine
"Durant l’année 2003, le Venezuela enregistre une chute de l’activité économique de 9,5 %, qui ruine le pays et torpille (là est le but) les programmes sociaux. Cependant, après avoir dépensé des millions de dollars pour en finir avec M. Chávez, consacré des milliers d’heures de télévision à le déstabiliser, l’opposition subit à nouveau une cinglante défaite. Une formidable vague d’électeurs déferle des collines pour appuyer le « processus populaire ». Beaucoup votent pour la première fois : le registre électoral a incorporé plus de deux millions de nouveaux électeurs en à peine un an. La participation, sans précédent, causera des files d’attente invraisemblables, obligeant certaines personnes à faire la queue durant treize heures pour pouvoir voter."
2005 : Maurice Lemoine
"Le 31 janvier 2005, le président vénézuélien Hugo Chávez a reçu un accueil triomphal de la part des militants altermondialistes rassemblés lors du Forum social mondial de Porto Alegre. Celui qui est devenu pour la gauche latino-américaine le symbole de la résistance au néolibéralisme et à l’hégémonie étatsunienne a estimé à cette occasion qu’il était urgent de « mettre en place une économie sociale pour dépasser le capitalisme ». Déjà soumis par le passé à la vindicte de la Maison Blanche, qui a tout fait pour le déstabiliser, M. Chávez redevient la bête noire de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et des nostalgiques de la guerre froide."
2006 : Ignacio Ramonet
"Dans une atmosphère marquée par le récent succès remporté, à Mar del Plata (Argentine), contre le projet de Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA, ALCA en espagnol) et par la victoire électorale, le 18 décembre 2005, de M. Evo Morales en Bolivie, les participants au Forum de Caracas pourront vérifier dans les faits, en observant la nouvelle réalité vénézuélienne, que la globalisation n’est pas une fatalité. Qu’il est possible de la faire reculer. A condition de demeurer fidèle à des valeurs de justice et de solidarité, de ne pas céder, de ne pas trahir. Et de savoir faire preuve d’une inébranlable volonté politique."

Partager cet article
Repost0
21 janvier 2006 6 21 /01 /janvier /2006 00:01
Dans ses conseils aux voyageurs, le gouvernement français dresse indirectement et avec tact un petit portrait du Vénézuela du point de vue sécuritaire. On illustrera ce conseil aux ressortissants français de la photo du viaduc reliant Caracas à l'aéroport.
Partager cet article
Repost0
19 janvier 2006 4 19 /01 /janvier /2006 00:00
"George W. Bush, nous sommes ici pour vous dire que non pas des centaines, non pas des milliers, mais des millions d'Américains soutiennent la "révolution bolivarienne" dont se réclame Hugo Chavez", a déclaré avec emphase Harry Belafonte au cours d'un voyage de quelques jours au Vénézuela. Nous avons fréquemment mentionné Daniel Mermet, ici en France qui malgré la qualité de ses émissions a la fréquente propension, comme le monde diplomatique, à soutenir tous pays ou dictature qui se déclare contre les USA. On voit parfois l'Amérique sous le prisme grossier d'un pays où l'opinion serait constamment manipulée par Fox News. Pourtant, la presse y est beaucoup plus ouverte qu'en France. De plus, les pays capitalistes ont toujours eu des "éléphants roses" comme Harry Belafonte soutenant des dictatures dites révolutionnaires telle l'Union Soviétique.. Il convient de ne pas prendre ces diatribes au premier degré. Elles ont leur limite. Ainsi à propos des USA, voilà ce que pense Noam Chomsky: "J'ai choisi de vivre dans ce que je pense être le plus grand pays du monde..."  Noam Chomsky (voir bas de page).. Si on posait la question à Michael Moore, je ne crois pas que la réponse serait très différente. Pour rien au monde, ces "éléphants roses" ne quitteraient les USA.
Partager cet article
Repost0
18 janvier 2006 3 18 /01 /janvier /2006 00:00
En effet, Chavez ne semble ne pas user de répression violente envers ses opposants. C'est le sentiment de Victor Bruley, un jeune étudiant qui tient un Blog (hélas pas assez prolixe) pavé de belles photos sur le Venezuela. Il nous livre le 25 juillet 2005 son sentiment :
"Je comprends mieux pour
quoi tout le monde a voté pour Chavez en 1998. Son seul programme consistait surtout à virer les deux partis qui se partageaient le pouvoir depuis 50 ans sans se soucier de la misère de 70% de la population. Il est issu d’une génération frustrée qui n’a connu que cela. Depuis, plein de bonnes intentions, il cherche à aider les pauvres qui l’aiment en retour. Mais il le fait mal.
Il s’en prend un peu aux riches, avec un fond de vengeance j’imagine, mais pas méchamment. C’est surtout verbal, dans les faits cela se limite par exemple à leur faire payer des impôts, chose qu’ils n’avaient jamais imaginée auparavant. Autre exemple, il ferme le petit aéroport de La Carlota en centre ville, uniquement utilisé par les hommes d’affaires, pour en faire un parc public « pour le peuple ». Cela effraie les riches, les fait fuir et par conséquent, détruit l’économie du pays, puisqu’il n’y a plus d’investisseurs. C'est très résumé, mais c'est le sentiment que j'ai, il y a un gouffre énorme entre deux tranches de la population qui par conséquent se font une guerre politique et médiatique, mais sans y croire, de façon résignée. Tout le monde semble avoir perdu ses illusions il y a bien longtemps."
Les signes issus du
Venezuela nous laissent présager une évolution de plus en plus négative malgré la manne pétrolière.

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2006 2 17 /01 /janvier /2006 12:29

Les clichés sont fréquents à propos du Chili. On résume cette élection à la défaite du Pinochisme (Olivier Duhamel) , on parle de l’esprit d'Allende qui a flotté sur cette élection (inconnu). On insiste sur l'ultralibéralisme qui laisse un Chilien sur cinq dans la pauvreté (C dans l'air). Hier soir, Goucho, dans Travaux Publics , a écouté le coeur serré quelques chansons magnifiques de Angel Parra (Angel chante avec sa soeur parfois, Isabela, tous deux enfants de Violetta, magnifique chanteuse qui refit vivre la musique traditionnelle chilienne). Angel Parra n’a pas changé d’un pouce et reste ce même communiste invétéré de 1973. Voici des citations extraites des matins de France-Culture d’aujourd’hui avec Georges Gouffignal, plus raisonnable et  qui n’a rien d’un "néolibéral".
« L’élection de Bachelet est plutôt un changement dans la continuité. Les candidats ont mis tous deux l’accent sur les inégalités.  La droite populiste a peu reporté ses voix sur Piñera. La classe politique du Chili est exceptionnelle. Elle est la meilleure d’Amérique latine. Voir le discours de Pinera au soir de sa défaite. Il y a chez elle une grande maturité. Au Chili, on veut bien connaître le passé mais on ne veut pas le ressasser… Depuis Pinochet les Chiliens ont peur de l’état et du moindre impôt (18% au Chili). Le seul point commun entre les divers gauches du continent sud-américain est la volonté de mener des politiques sociales. Le gouvernement actuel de Lagos a 70% de popularité. Il a modulé sa politique libérale avec une ouverture sociale et réduit la pauvreté de 39% à 19%.»

En relisant l’article de Jacques de Guénin sur les méfaits de Allende.
, j’ai envie de me précipiter sur le livre ci-dessous: Pierre Vayssière Le Chili d'Allende et de Pinochet dans la presse française : passions politiques, informations et désinformation, 1970-2005. publié le 15/11/2005. La presse parisienne présentait le Chili du président Allende et de l'Unité populaire comme une révolution pacifique conciliant changement social et démocratie. La relecture critique de cette période proposée ici dévoile une catastrophe économique et un pays au bord de la guerre civile que la thèse du complot américain ne peut nullement justifier.

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2006 2 17 /01 /janvier /2006 00:00
 Lettre ouverte (humoristique) d'un blogger "repenti" 29/10/05
"Cher M. Chavez
Je me suis opposé à vous depuis quelques années maintenant. J'admets que j'ai été très critique envers vous et votre gouvernement. Jusqu'à hier j'ai vraiment cru que c'était ma mission, mais ce n'est plus le cas. Voilà ce qui s'est produit. Il y a quelques jours, la BBC a vous a invité à répondre à quelques questions du public. J'étais l'un de ces internautes qui avait soumis les questions les plus abruptes parmi celles qui n'ont
jamais été choisies et j'étais attentif à toutes les éloges des personnes dans le monde qui pensent qu'elles vous connaissent bien. Alors votre entretien à la BBC a complètement changé ma perception. J'ai été mal à l'aise et les milliers de non-Vénézuéliens qui ont écrit à la BBC pour vous féliciter de vos actes ont eu raison. Vous étiez merveilleux, M. Chavez. Pensez-vous! Le président du Venezuela en direct sur une chaîne internationale ! Vous étiez l'essence de l'homme discret, élégant, souriant et bien préparé, sachant ce que vous alliez dire et répondre. Disant aux personnes du monde exactement ce qu'elles voulaient entendre avec la manière dont elles voulaient l'entendre. Un vrai diplomate. Un monsieur. Rien à voir avec le personnage vulgaire qui apparaît le dimanche à la TV. Mais je sais maintenant, mon cher président, ce personnage est là seulement pour le folklore local. Le vrai Chavez est celui que j'ai vu à la BBC. Vos réponses  nous ont charmé.  Vous représentiez la justice et la démocratie. Vous ne produisez aucune loi limitant la liberté de ceux qui vous critiquent. Vous ne persécutez pas ceux qui diffèrent de votre opinion et, en particulier, il n'y a aucune mise sur liste noire au Venezuela. Ce sont des histoires inventées par vos ennemis. Maintenant je suis totalement d'accord avec vos vues, M. Chavez. L'entrevue à la BBC m'a incité à voir la lumière. Vous êtes une victime. Vous avez été persécuté par cette opposition d'oligarques. Ils sont vraiment méchants, aidés naturellement par la CIA, afin de perpétuer une image fausse de Hugo Chavez. Même sur Internet, ces bloggers ignobles et persistants consacrent leurs vies à vous dépeindre dans une sombre lumière. J'admets que j'étais l'un d'entre eux, M. Chavez, je reconnais mes défauts passés. Mais j'ai vu la vérité. Je me repens. Dorénavant, je louerai chacun de vos mots et, comme marque de mon admiration j'offre mes services pour votre campagne 2006, M. Chavez. Oui, vous avez bien lu, votre campagne 2006…
Non, pas la campagne 2006 pour la présidence du
Venezuela ! Vous ne voudriez quand même pas cela, vous ? Pourquoi le Venezuela? Allons M. Chavez, le Venezuela est déjà trop petit pour vous ! Vous êtes lié à de plus grands desseins. Vous êtes destiné à être le libérateur de l'Amérique latine, comme Bolivar, ou mieux, l'unificateur des Amériques, ou mieux encore, du monde, ou mieux encore mieux, le libérateur du genre humain. Le grand timonier du 21eme siècle ! Ainsi, M. Chavez, puisqu'il n'y a pas encore une telle mission, vous devez commencer par quelque chose qui vous donnera une plus grande visibilité internationale…. Non, pas président du Venezuela… Oubliez cette tâchel….C'est un bon travail alors que les prix du pétrole sont élevés, mais s'ils descendent les personnes du monde ne prêteront plus autant d'attention à vous et vous retomberez dans l'anonymat. Non, M. Chavez, vous avez besoin d'une position permanente qui vous permettra de monter vers des horizons plus élevés et plus importants….
J'avais pensé couvrir votre campagne pour être Le Sécrétaire Général des Nations Unies.
Voyez, M. Chavez, Kofi Annan finira son mandat le 31 décembre 2006. La synchronisation est parfaite pour vous. Je sais, je sais, le peuple du
Venezuela vous demandera de continuer de rester… mais, M. Chavez, vous avez déjà fait tant de sacrifices pour lui. Il comprendra, il vous laissera heureusement passer votre tour comme président de sorte que le reste du monde apprécie vos charmes, votre diligence et votre intelligence.
Les Vénézuéliens sont des personnes généreuses et ils seront si fiers quand ils vous verront en tant que représentant en chef du monde. En outre, une fois que vous serez sécrétaire général vous aurez plus d'occasions encore de lutter directement contre les USA tout en répandant la paix autour de vous. Je suis sûr qu'en Norvège on verra 
finalement la lumière et on vous priera d'accepter le Prix Nobel de la paix. Veuillez ainsi, M. le Président, me permettre d'être impliqué dans cette étape importante pour le développement de l'humanité. J'ai déjà ouvert un emplacement sur mon BLOG pour lancer la campagne. Et, si vous en convenez, j'essaierais de convaincre mes camarades bloggers de mettre toute leur énergie dans ce nouveau défi. Ainsi nous serons tous bloggers, Vénézuéliens et non-Vénézuéliens, unis pour l'entreprise de notre vie: Hugo Chavez pour l'ONU !
Veuillez agréer l'expression de mes salutations distinguées,
Jorge Arena"
Partager cet article
Repost0
16 janvier 2006 1 16 /01 /janvier /2006 00:00
Depuis le début de l'année 2006, le Venezuela souffre. L'effondrement du pont reliant l'aéroport (largement prévisible depuis 7 ans) et aujourd'hui la fixation des prix du café provoque la pénurie. Chavez a décidé sans concertation qu'une plus grande part de la marge revienne aux producteurs de café. Belle idée "révolutionnaire". Les distributeurs, ces odieux capitalistes, ne sont donc plus payés de leur effort.
"La dégradation du pays devient de plus en plus évidente, des infrastructures qui s'effondrent au café qui disparaît des gondoles. Le gouvernement essaie de ne pas perdre la face et même de détourner son incompétence à son avantage..." Les Vénézuéliens ont le sentiment d'une dilapidation du budget de l'état pour soutenir la mégalomanie de Chavez. On pourra parcourir l'article suivant sur le blog de Daniel: The field guide for the Bolivarian Socialism for the XXI Century.
le pont
Partager cet article
Repost0
14 janvier 2006 6 14 /01 /janvier /2006 16:55
Il semble que Michelle Bachelet l'emportera demain dans l'élection chilienne. On relira avec intérêt le programme de son adversaire, Sebastien Piñera. Ce programme est d'essence libérale. Nous avions fait un court résumé de programme de Michelle Bachelet car il était représentatif d'une gauche moderne. De la même façon, le programme de Sebastien Pinera est celui d'une droite moderne, ouverte et non conservatrice. Il comporte quelques originalités. En voici les thèmes principaux et classiques:  "sécurité des citoyens, emploi, logements sociaux, environnement, culture, sport, participation démocratique, régionalisation, intégration au monde globalisé." Piñera insiste constamment sur la responsabilité et l'individualisme. Son maître-mot: "construire une nation où chaque individu est propriétaire de son destin." Voilà qui est strictement l'inverse de la motion Hollande du PS  qui préconisait l'égalité de destin et dont nous nous étions amusés dans ce Blog. Sebastien Piñera use de l'Etat avec prudence et parcimonie. Néanmoins en ce qui concerne la culture et l'environnement, Piñera ne néglige pas le recours à l'Etat. Ainsi il étend quasiment l'environnement aux fonctions régaliennes de l'Etat. Extraits...
Il envisage une taxe unique d'impôt, l'impôt progressif selon lui rapportant peu au Chili. Pinera veut améliorer la transparence des comptes et améliorer son contrôle. Il considère que les entreprises publiques concentrent la plus grande corruption. Il désire appliquer à l'Etat les principes de la gestion d'entreprise.
"La concentration entre les mains de l'État se traduit par une inefficacité profonde et une plus grande restriction des libertés individuelles... Additionnellement, l'État n'a pas été capable de promouvoir  l'efficacité dans ses systèmes administratifs. Résultat, la bureaucratie, derrière laquelle on peut dissimuler son inefficacité et sa paresse, véritable arsenal du fonctionnaire public, prolifère. L'objectif du gouvernement n'est pas de rendre des services, mais d'assurer qu'il est possible de les rendre, ainsi il est un devoir de faire valoir les éléments qui ont permis le succès dans la gestion patronale et privée : efficience, développement personnel, décentralisation, flexibilité et responsabilité dans le travail de chaque fonctionnaire public."
Si Sebastián Piñera considère que la gestion de l'environnement est une mission essentielle de l'état, la culture également est assujettie à plus de gestion étatique que d'autres secteurs.
"Beaucoup des insuffisances de l'État sont expliquées parce que l'État traditionnel s'immisce dans des secteurs où sa présence est inutile et improductive. D'autre part il est évident que l'État ne fait pas ce qu'il doit faire, en oubliant des secteurs comme la sécurité des citoyens, l'environnement et l'administration de justice où son action est non seulement indispensable mais en outre irremplaçable."  Il propose d'utiliser les fonds récupérés par les privatisations pour soulager la plus grande indigence. "Établir un Fonds d'Investissement Social avec les ressources rassemblées par la vente d'entreprises publiques, dont la quantité est estimée à plus de trente milliards de dollars, administré par une entité autonome, dont l'objet sera de couvrir les nécessités de la population la plus pauvre en matière d'alimentation, santé, éducation, logement et infrastructure et sécurité."
Les réglementations de création d'entreprise paraissent encore trop lourdes. "L'objectif principal que nous cherchons pour notre pays est que le contexte dans lequel on développe les activités productives soit propice à l'entreprenariat libre et volontaire, plutôt qu'à un entreprenariat forcé dans lequel on trouve une grande quantité de chefs d'entreprise chiliens.
Éliminer l'impôt sur le logiciel: "Les règles douanières établissent que dans la facture doit se distinguer le prix du support de la valeur du logiciel, où ce dernier constitue un paiement de 30 % comme impôt au revenu par droit d'utilisation. Cet impôt est excessif et limite les possibilités de transfert technologique, c'est pourquoi on propose son élimination."
Sebastián Piñera propose de réglementer le rôle des Lobbys, d'en créer un registre,  afin d'améliorer la transparence. La modernisation de l'Etat est un thème récurrent. Du point de vue technique, il le nomme gouvernement électronique : call center, téléphonie, internet seront les premiers dispositifs pour la modernisation effective.
Il propose que le contribuable puisse affecter 2 % de ses impôts à un secteur ou une organisation particulière. "Ainsi dans le but de recueillir des ressources, les organisations feront publicité de leurs réalisations et de leurs objectifs, etc."
La lutte contre la délinquance pourra être renforcée par la réincorporation d'anciens policiers à la retraite.
Supprimer le vote obligatoire
"Le vote des citoyens est un droit non une charge. Le caractère obligatoire du suffrage universel, soutenu par des sanctions légales pour lesquelles ils ne concourent pas voter, transforme les citoyens en individus captifs d'un système. L'attitude adéquate est de promouvoir et de faire que les personnes expriment volontairement leur préférence électorale."
Culture : " Créer au moins d'une bibliothèque dans chaque commune du pays."
"Nous proposons de transformer les 630 salles de spectacle du Chili en petits centres culturels, de sorte que toutes les régions et localités de plus de 50 000 habitants disposent d'espaces destinés au développement culturel. Pour cela on requiert d'augmenter et d'améliorer l'infrastructure déjà existante, en reconvertissant des bâtiments patrimoniaux ou en habilitant des espaces nouveaux."
Énergie
"Pour stabiliser le prix de combustibles fondamentaux comme la paraffine, l'essence et le diesel, on propose la mise en place d'un mécanisme qui considérera un Prix de Référence Intermédiaire (PRI), lequel devra refléter le prix attendu à moyen et long terme du marché des combustibles. Dès que le prix effectif dépasse le PRI, la quantité à payer pour l'impôt spécifique sera réduite pour compenser la différence entre le prix effectif et le PRI, et au cas où le prix effectif serait inférieur au PRI, la quantité de l'impôt spécifique augmentera pour compenser ce différentiel."
Environnement
Il justifie de la façon suivante, l'intervention de l'état dans la gestion de l'environnement.
"La grande tâche de l'État est de contribuer à atteindre le bien commun, non pas le bien de quelques-uns, ni non plus le bien de la majorité, mais le bien de chacun des membres de la société Chilienne. Notre programme est construit sur la primauté de la personne sur l'État...
Nous avons postulé que l'État n'est pas concerné à adopter des décisions qui sont propres aux individus, mais cela implique aussi que l'État doit assumer la tâche de créer les conditions sociales de l'égalité pour que, en accord avec leur volonté et aptitudes, les hommes libres puissent atteindre leur développement de manière cohérente avec dignité.
La qualité de vie est un concept clef qui dépend de variables économiques, de santé, éducation, d'accès à l'information et d'interactivité sociale. Il est lié non seulement à la paix sociale et à la stabilité politique, mais aussi à la viabilité des pays. De cette manière, la gestion environnementale doit être développée de façon à assurer que le développement économique soit soutenable dans le temps pour le bénéfice des prochaines générations. En s'agissant d'un objectif de la plus grande importance et d'un objectif à long terme, le rôle des organismes de l'État doit en la matière assurer tant la protection de l'environnement comme le développement économique. Les politiques environnementales ont été jusqu'à présent très peu cohérentes et éloignées de critères scientifiques. La gestion environnementale pour un développement soutenable et avec une base rationnelle constituera un pilier fondamental dans le futur gouvernement."
Politique Extérieure
"Nous préconisons une association stratégique avec les USA fondée sur la défense de la démocratie et l'état de droit, dans une économie ouverte et dans le libre flux de personnes, capitaux et biens, dans un ordre social juste et dans la reconnaissance que les institutions internationales sont fondamentales dans la promotion de la paix et la solution des conflits. Nous favorisons la négociation d'une Zone de libre Commerce dans les Amériques (ALCA). La similitude de modèles économiques et le Traité en vigueur de libre commerce constituent les bases pour promouvoir dans la région l'Accord mentionné, afin qu'il renforce la région comme un interlocuteur puissant face à l'Union Européenne et à l'Asie."
Partager cet article
Repost0
10 janvier 2006 2 10 /01 /janvier /2006 23:40
Les bloggers citent fréquemment la vulgarité et l'intolérance de Chavez et de ses partisans. Dans cette vidéo, le maire de Caracas Juan Barreto annonce une mesure de réquisition de 32 immeubles résidentiels (violation de la propriété privée). Cette mesure est une conséquence de la rupture du viaduc sur la route de l'aéroport. On y voit une journaliste poser une question dérangeante qui fait hausser le ton au maire de Caracas. La scène se termine sur cette jeune femme obligée de quitter l'endroit sous les railleries de Barreto et de ses partisans.
Partager cet article
Repost0
10 janvier 2006 2 10 /01 /janvier /2006 22:00
Alexandre Adler a dès le début pris Chavez pour un clown dangereux. L'ennemi attitré du Monde Diplomatique récidive ce matin en parlant des dernières dérives de Chavez dans les matins de France-Culture (2.5Mo or RealPlayer) Sur le même thème, on n'oubliera pas les commentaires des Bloggers qui jour après jour nous content avec désespoir le naufrage de leur pays et de la démocratie sous les coups de boutoir de Chavez. (Voir l'évènement rapporté par Adler vu du point de vue du Blogger Jorge Arena) Pendant ce temps, Daniel Mermet, avec émotion, chante les flonflons de la "révolution bolivarienne". Les gentils supporters de Chavez interviewés par Mermet auront sans doute une plus grande probabilité d'être embauchés dans une entreprise d'état...
A propos de la route de l'aéroport endommagée par manque d'entretien, entre Caracas et La Guaira...
Venezuela! En avant vers le socialisme!Vénézuela. En Avant vers le socialisme!
Partager cet article
Repost0