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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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21 décembre 2005 3 21 /12 /décembre /2005 14:32
Daniel sur son Blog, en direct du Venezuela, analyse la victoire d'Evo Morales. Il trouve quelques motifs d'espoir en se disant que Morales n'est pas Chavez et que pour arriver là, il doit être un homme de compromis. En effet rassembler les syndicats boliviens et les communautés agraires est un exploit. Les Américains avec leurs gros sabots ont causé des ravages dans les années quatre-vingt-dix en tentant d'éradiquer les plantations de Coca... Ils ont ainsi livré les planteurs indigènes à la fièvre de quelques ambitieux en voulant détruire une culture millénaire pour sauver quelques bobos ou stars de pacotille, "sniffers" de cocaïne. Moralès admire le Che, mais celui-ci étant mort en Bolivie, il est difficile d'imaginer lui élever un mémorial. Morales est un indien. Il n'est pas homme à se laisser impressionner par quelques gadgets et colifichets Cartier comme Chavez. Même s'il lui est redevable de son aide, Moralès ne devrait pas être le joujou de Chavez. Ne nous hâtons pas comme la plupart des médias, à le mettre dans le même sac. Il est fait d'un autre bois. Les indiens des hauts-plateaux à travers une existence grégaire s'éveillent peu à peu au monde moderne et à la démocratie. Ils ont toujours été exploités et délaissés. Il n'est pas surprenant qu'en 20 ans de démocratie, ils trouvent le chemin de la présidence au Venezuela. Les Boliviens sont allés voter en masse. Voilà qui est rassurant.  Au Venezuela, le mode électronique de votation n'inspire confiance à personne... Le gouvernement bolivien semble moins désireux de travestir la vérité et son organisation solide lui permet d'obtenir des résultats fiables malgré l'immensité du pays et la faible densité de sa population. La Bolivie n'a pas les réserves du Venezuela. Ainsi Morales n'a pas le droit à l'erreur et cela devrait lui éviter les errances d'un Chavez. Voilà comment Daniel se rassure et croise les doigts devant la victoire de Morales en Bolivie!
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19 décembre 2005 1 19 /12 /décembre /2005 03:27
Les élections en Bolivie voient le triomphe d'une gauche très à gauche. « Chávez et Fidel n’appartiennent aucunement à un axe du mal. Ils sont les comandantes des forces libératrices du continent. » affirme Moralès dans le monde diplomatique. Il nous faudra comprendre pourquoi malgré les bons résultats économiques, la réduction de la pauvreté en Bolivie n'a pas été suffisante pour permettre une stabilisation au centre de ce pays. Désormais, d'autres suspenses s'offrent à notre analyse.
En janvier, l'élection au Chili verra-t'elle une femme de gauche moderne l'emporter devant une droite non pinochiste? En Mai, les Colombiens laisseront-ils rempiler le très conservateur Alvaro Uribe, dans l'espoir de le voir mater la guérilla?  En juillet. Les Mexicains voudront-ils d'Andrés Lopez ­Obrador, le maire de gauche de Mexico City?  En octobre, les Brésiliens puniront-ils Lula pour la corruption découverte au sein de son Parti? En novembre, le leader sandiniste Daniel Ortega parviendra-t-il à se faire élire au Nicaragua?  Fin 2006. Les Vénézuéliens pourront-ils éviter Chavez? Pour patienter, le site de la BBC nous offre une belle carte des affrontements entre droite et gauche en Amérique latine.
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17 décembre 2005 6 17 /12 /décembre /2005 11:57
Goucho tient sous le bras un article du Monde Diplomatique de 2005 intitulé "Effervescence populaire en Bolivie". On peut y lire les lignes suivantes:
En expulsant l’entreprise américaine Betchel. « Le mouvement social d’un des pays les plus pauvres du continent a infligé sa première grande défaite à la mondialisation », déclara alors le chef de la Coordination de l’eau, M. Oscar Olivera.... La violence du mouvement social trouve son explication dans les chiffres macroéconomiques. Les presque vingt ans de néolibéralisme ont profité exclusivement à l’élite patronale et politique, puis au capital étranger ; de plus, l’économie nationale a piétiné, voire reculé, de façon alarmante dans certains domaines."
Ainsi l'évolution de la Bolivie ces dernières années des actions donne du grain à moudre à la gauche anticapitaliste. Voir cette analyse en 2003 de Jesse Walker.  La corruption institutionnalisée a rendu les Boliviens soupçonneux envers les privatisations et l'investissement étranger. Les réformes teintées de libre-échange, la réduction des taxes ont arrêté la destruction de l'économie et la croissance est revenue. Pour Tuto Quiroga, candidat à la présidentielle, "les réformes structurelles depuis 1985 ont permis la stabilisation de l'économie et une réactivation économique modeste. Entre 1985 et 2004, l'économie a enregistré un taux annuel de croissance de 2.6%."  Néanmoins la Bolivie est toujours désespérément pauvre, et souffre des difficultés classiques de l'Amérique latine: corruption, réglementation très lourde et manque de droits de propriété, notamment sur la terre. Le gouvernement a clamé son ouverture vers le libre-échange tout en jouant de contradictions.
1. Pour combattre la drogue, les Etats-Unis dans les années quatre-vingt dix ont éradiqué avec maladresse les plantations de coca sans compensation valable pour les cultivateurs.
2. La "privatisation" de la distribution de l'eau a généré une augmentation de 60% du prix de l'eau. Celle-ci s'apparente plus au transfert d'un monopole d'état à un monopole privé proche du gouvernement et très réglementé. (Bechtel ou Lyonnaise des Eaux)
3. En 2003, la répression de manifestations a tué plusieurs personnes.
Depuis quelques années, deux présidents ont dû démissionner pour cause de mauvais résultats. Les Boliviens semblent désormais vouloir se réapproprier au nom de l'état les ressources du gaz. Le New-York Times en 2003 décrivait la situation ainsi:
"La richesse est toujours partie du pays et a enrichi des étrangers, plutôt que de rester ici pour améliorer nos vies, " dit Pascuala Velázquez, un fournisseur indien d'Aymara, " mais nous ne pouvons pas nous permettre que cela se produise cette fois avec le gaz." Plutôt que d'exporter le gaz et d'autres ressources, les protestataires insistent sur le fait que ces ressources soient employées pour établir une industrie nationale. Mais la Bolivie n'a pas le budget pour financer un tel programme, un diplomate représentant un pays sud-américain se demande, "quelle bonne âme va être disposée à investir dans un pays si instable et hostile au capital étranger ? " Peut-être un autre président pourra convaincre les Boliviens des mérites du projet de gaz. Mais M. Sánchez de Lozada, un allié fidèle de Washington, millionnaire et ancien responsable de centre d'extraction de gaz est considéré ici comme une marionnette assujettie aux intérêts économiques étrangers. Remberto Clavijo, un coordonnier indien de Quechua affirme, "il a régi ce pays au profit des gringos, des compagnies multinationales et des Chiliens, pas au profit des Boliviens. "
Seule note contrastée dans le climat actuel, à la surprise générale les travailleurs boliviens réclament également l'intensification des échanges avec les USA. On retiendra l'imposante manifestation dans ce sens en octobre 2005. Extrait: "Les Boliviens ne veulent pas du communisme. La plupart des Boliviens ne veulent pas d'Evo Morales. Les Boliviens particulièrement ne veulent pas que Fidel Castro et Hugo Chavez fasse de leur pays un de leur nouveau satellite."  Malheureusement Chavez a réussi à faire capoter ce marché ouvert vers les USA. On lira ce résumé paru en août dans l'Express. un autre plus récent paru aujourd'hui dans les échos. Raisonnable, Tuto Quiroga réclame la "nationalisation à 50%" des bénéfices du gaz pour permettre la redistribution vers les pauvres. Radical, Evo Morales en tête des sondages, gauche anticapitaliste à la manière de Chavez, partisan de la dépenalisation de la Coca, affirme. "L'état a des droits de propriété sur les ressources naturelles".  S'il est élu et s'il applique sa politique, il sera difficile d'imaginer que la situation économique puisse s'améliorer. La croissance devrait baisser, la corruption continuer à fleurir. Point positif: de cette manne des ressources naturelles nationalisées par l'état, une partie ira sans doute accroître le budget de l'éducation et de la santé. A la manière de Chavez car c'est la seule réussite que personne ne semble lui contester. Ainsi Goucho, si Morales est élu, pourra avoir les larmes aux yeux devant cette grande avancée vers le socialisme du XXIème siècle et ce pied de nez au néolibéralisme...
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12 décembre 2005 1 12 /12 /décembre /2005 18:18
Avec émotion, Denis Jeambar nous parle des élections chiliennes dans cet enregistrement audio. Pour Denis Jeambar, le Chili est un exemple!
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12 décembre 2005 1 12 /12 /décembre /2005 08:33
Le second tour de l'élection présidentielle au Chili verra s'affronter deux "libéraux". Michelle Bachelet, centre gauche, et Sebastien Pinera à droite. Ce type de schéma constitue un schéma idéal pour un libéral. La droite conservatrice ne sera même pas présente au second tour. Selon l'Express du 12/12 : "Sous les gouvernements de centre gauche qui se sont succédé depuis la chute du régime Pinochet en 1990, le Chili a prospéré jusqu'à devenir un pays développé où le taux de pauvreté a été divisé par deux pour être ramené à 18%, soit un des plus bas de la région."
Nous l'avions auparavant noté par l'intermédiaire de Vargas Llosa sur Charivari.Cette sérénité s'est exprimée par un intérêt moyen des Chiliens pour les débats politiques qui ont précédé la campagne. Les Chiliens se sont montré plus empressés à faire du shopping pour Noël et à profiter des fruits de la croissance. plutôt qu'à débattre âprement de politique. Cela me semble être le signe d'une forme de maturité plutôt que d'une désertion du champ démocratique.
La bonne nouvelle également, c'est le faible score de la gauche nostalgique et communiste proche d'ATTAC, la gauche "Allendiste" de Tomas Hirsch. Voici un petit extrait de leur prose originale. On peut supposer que la plus grande tragédie pour celle-ci est de pouvoir aller faire ses cadeaux de Noël en subissant un taux de croissance de 6% pour 2005: «Au Chili d'aujourd'hui, le grand capital domine non seulement les moyens de production mais aussi la pensée, au moyen du contrôle des médias et de l'information. En l'état actuel des choses, la solidarité ancienne se désagrège et, en définitive, on assiste à la désintégration du tissu social et à la déconnexion des personnes. Les référents politiques et sociaux n'ont pas échappé à cette fragmentation. Mais le projet néo-libéral de la dictature, fait sien par la Concertation (socialiste - démocrate chrétienne) a déçu les espérances de la majorité populaire. La tragédie sourde que subit notre peuple aujourd'hui requiert une responsabilité et une lucidité accrues pour désarticuler avec rapidité la tyrannie de l'argent qui a succédée celle des armes. Nous sommes convaincus qu'il est possible d'articuler le plus vaste ensemble de forces politiques et sociales de gauche, progressistes et anti-néolibérales pour conformer un grand mouvement susceptible de surmonter résolument les conditions actuelles d'inégalité et d'injustice sociale, capable d'offrir une alternative politique et sociale viable pour le Chili.»
"Juntos Podemos Más" : extrait de la Plate-forme programmatique pour un Chili juste et solidaire.
Hirsch espérait jusqu'à 8%, il obtient 5%. N'en pouvant plus, Il appelera à voter nul au second tour.
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11 décembre 2005 7 11 /12 /décembre /2005 16:26
La gauche Chilienne est une gauche moderne, ouverte et plus libérale encore que celle de Jean-Marie Bockel...  D'ailleurs, La Croix le reconnaît implicitement en arguant des points de convergence du programme de Bachelet et de Pinera.
"Une certaine tension est néanmoins perceptible chez les stratèges de la campagne de Michelle Bachelet. À mots couverts, ils redoutent un éventuel face-à-face avec Sebastian Pinera, leur programme n’étant en effet pas si éloignés. À moins que le débat sur la parité et le rôle des femmes dans la société et en politique ne s’impose alors comme la clé du scrutin."
Il est drôle de voir Martine Aubry et Elisabeth Guigou soutenir avec emphase Michelle Bachelet. C'est sans doute plus parce qu'elle est une femme que pour la pertinence de son programme dont il faudrait sans doute qu'ellent puisse s'inspirer. A moins, à leur décharge, que le Parti Socialiste soit bien plus macho que celui du Chili.
On lira également la courte interview de Michelle Bachelet dans le nouvel observateur.
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10 décembre 2005 6 10 /12 /décembre /2005 23:22
Michelle Bachelet même si elle a souffert de la dictature de Pinochet est sans doute loin de la politique à l'époque préconisée par Allende. Son élection permettra sans doute de tourner la page Pinochet. La stratégie préconisée par Michelle Bachelet est une politique ouverte et, contrairement à la motion Hollande, ne fait à aucun moment le procès de la mondialisation. Voici quelques morceaux choisis de son programme précis et volumineux. Michelle Bachelet en politique de gauche, réclame un peu plus d'état et de régulations. Néanmoins, ses demandes s'inscrivent toujours dans une politique de coopération avec le privé. Et du point de vue de l'état, le Chili a sans doute de la marge...
Collaboration public-privé
Au Chili, plus de 90 pour cent des emplois est produit par le secteur privé, avec pour une bonne partie des entreprises moyennes et petites. L'État ne s'occupe pas directement de ceux qui trouvent un emploi. Mais les politiques publiques en effet peuvent produire les conditions pour que l'économie croisse et qu'apparaissent davantage d'occasions de travail, pour que les plus vulnérables aient les mêmes possibilités d'accéder aux emplois et pour que quand quelqu'un perd son emploi, il ne reste pas dans une situation d'abandon.
Globalisation : la fin des barrières discriminatoires
Nous devons refléter le phénomène de la globalisation dans notre politique extérieure à travers  l'intégration régionale et mondiale, le multilateralisme et la coopération internationale. Nous reconnaissons la globalisation, l'interdépendance croissante entre les nations  et les forces qui poussent l'intégration régionale comme tendances propres de notre temps.  Nous chercherons des alliances avec des pays avec lesquels il y a des  « critères convergents », qui nous permettent de maximiser la réalisation d'objectifs clefs de notre politique extérieure : la paix, les droits humains, la lutte contre la pauvreté et la fin des barrières discriminatoires dans le commerce mondial.
Exemple du Transport
Nous aspirons à un système de transport public qui garantisse la mobilité pour tous les Chiliens. Nous voulons un système compétitif et efficace, respectueux de l'environnement et qui offre sécurité aux citoyens. À partir de 1990, les gouvernements de la Concertation ont favorisé des politiques d'investissement du secteur privé. L'objectif de cette nouvelle façon de faire face au problème du transport était de disposer d'un système efficace et moins polluant. On a
énormément avancé  en infrastructure et dans la modernisation du transport. Pendant les dernières 15 années, nous avons privatisé la gestion des chemins de fer et du secteur portuaire. On a aussi avancé en transport urbain : le projet Transantiago marque le début  d'un énorme processus de modernisation du transport public urbain. Pour accomplir nos objectifs en matière de transport, nous proposons un plan de politiques publiques avec des réformes institutionnelles et politiques spécifiques pour les différents modes de transport.
Un peu plus d'état
La dictature dans son alliance avec le néolibéralisme a consacré de grands efforts à réduire la taille de l'État, en dédaignant la fonction publique, en éliminant les fonctionnaires. Une des tâches fondamentales que les gouvernements de la Concertation ont assumées dans la rectification du modèle économique a été de revendiquer le rôle de l'État, récupérer ses capacités, moderniser son fonctionnement et rendre transparente sa gestion. Les efforts des gouvernements de la Concertation pour récupérer la fonction publique ont abouti à un agenda de réformes sous le gouvernement du Président Lagos ; il a été légiféré sur la nomination de directeurs publics, la carrière des fonctionnaires, la gestion financière, les frais, les achats gouvernementaux et l'évaluation de programmes publics. Au prochain gouvernement il lui reviendra d'appliquer ces réformes.
Commerce International
En matière d'intégration économique, les avancées du Chili durant les dernières 15 années n'ont pas de comparaison. À partir des années 90, la Concertation a avancé dans l'ouverture négociée avec les  pays de l'Amérique latine. Depuis des débuts de la présente décennie, la priorité du Chili s'est  concentrée sur les traités de libre commerce avec les Etats-Unis, l'Union Européenne, EFTA, la Corée et l'Océanie.  Simultanément, nous avons travaillé et participé dans toutes les initiatives commerciales ALCA,  APEC et OMC. Sur le plan multilatéral, notre priorité sera le terme des négociations de la Ronde de Doha, dans le cadre de l'Organisation Mondiale de Commerce, qui permettent de disposer d'un système multilatéral de commerce plus juste, avec des règles claires et qui, en particulier, réduit et élimine les subventions à l'agriculture.
OBJECTIFS PRIORITAIRES
Avec l'objectif principal de fortifier les liens avec l'Amérique latine, nous donnerons la priorité aux relations internationales avec les pays émergents de l'Asie, avec les pays qui partagent nos intérêts et stades de développement, et avec les Etats-Unis. Nous maximiserons le potentiel du Chili comme pays plate-forme pour les investisseurs du Asie-Pacifique. Si notre pays matérialise les accords commerciaux dans des voies de négociation avec la Chine et l'Inde, et  éventuellement avec le Japon, le lien vertueux avec l'Asie croîtra, en pouvant comprendre, en outre, les dimensions diplomatiques et culturelles. Certains pays, comme la Nouvelle-Zélande, l'Irlande, le Canada et l'Australie, et les pays de l'EFTA, comme la Suisse et la Norvège, sont géographiquement éloignés mais partagent avec nous non seulement des intérêts commerciaux ou d'investissement, mais, en outre, des orientations politiques démocratiques et de valeurs humanitaires. À ces pays nous accorderons une attention spéciale sur le plan bilatéral et multilatéral. Avec les Etats-Unis nous partageons des valeurs et des objectifs centraux en politique extérieure, comme la démocratie, la protection des droits humains et la recherche d'un commerce international plus libre. Nous continuerons à consolider notre relation avec les Etats-Unis. Nous utiliserons pour cela le Sommet des Amériques et le projet de création d'un secteur de libre Commerce des Amériques.
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7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 22:42
Chavez "a gagné haut la main" les élections au Venezuela... avec plus de 75% d'abstentions. On peut considérer approximativement ses partisans à 22.5% dans le pays. En contrepoint, pour Maurice Lemoine, le plus fervent partisan de Chavez dans le Monde Diplomatique, c'est une désertion de l'opposition et une victoire de la démocratie  au Venezuela. A suivre...
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9 novembre 2005 3 09 /11 /novembre /2005 00:00
Voici quelques remarques de Daniel, regardant avec attention le débat de Ripostes sur TV5...
"Ce qui frappait était la qualité de la discussion... D'abord, la tonalité était claire, toutes les tendances se rendaient également compte de la gravité de la situation et aucune n'essayait de jeter le blâme de l'autre côté. Les deux tendances réalisaient, que le problème avait été créé, il y a 40 ans, et pas forcément sous la présidence de Chirac.  Le ton était sincère, ces personnes ne posaient pas, elles essayaient de comprendre, elles s'écoutaient entre elles... Une personne de gauche n'a pas critiqué le ministère Sarkozy, elle a dit qu'il faisait évidemment son travail et que la violence sociale n'était pas de son fait. Une autre a admis que la language musclé de Sarkozy atteignait certaines des personnes vivant en banlieues qui se sentaient en danger et qui voulaient que la loi soit respectée. A droite le language était également mesuré... Toujours, une discussion démocratique dont serait fier n'importe quelle société.
Aujourd'hui au Venezuela, c'était une scène entièrement différente..." Il y a encore quelque espoir pour notre démocratie...
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27 octobre 2005 4 27 /10 /octobre /2005 00:00
Beau moment de radio sur Charivari le 25 octobre.
MVL (Mario Vargas Llosa): Je suis à droite quand je soutiens la liberté économique, le marché. Je suis de gauche quand je défends la société laïque, le mariage homosexuel, les droits de l'individu comme point de départ de toutes les libertés... La situation est ambiguë. Il faut chaque jour se définir. Même si on se trompe. La gauche vous pousse à droite. Un libéral n'est pas un conservateur. La droite européenne est conservatrice.
FB (Frédéric Bonnaud): Comment expliquez-vous la faillite économique de l'Argentine, terre bénie des dieux. Est-ce les Argentins? Est-ce l'organisation du libéralisme, le FMI?
MVL: Non. Vous pouvez dire les Argentins. Ce sont les Péronistes. Le Péronisme a changé le cours d'un pays prospère qui avait éliminé l'analphabétisme et qui avait en son sein une grosse classe moyenne. C'était le libéralisme qui a fait de l'Argentine un pays moderne. Avec Perón, l'Argentine est devenue populiste, nationaliste, étatiste. Voilà le résultat. La surprise, c'est cette vocation suicidaire de l'Argentine qui reste influencée par le Péronisme.
FB: votre contre-exemple, c'est le Chili. Vous dîtes qu'il ne faut surtout pas croire que c'est la dictature qui a redressé le Chili?
MVL: Le Chili, ce n'est pas la dictature qui a redressé ce pays. C'est une évolution de la droite et de la gauche vers le centre. C'est une refondation au centre. Le Chili a les institutions les plus solides d'Amérique latine. Le Chili n'a pas réussi à cause de la dictature. C'est une gauche libérale et une droite acceptant la démocratie. Ce consensus est similaire à celui qui a fait de l'Espagne un pays moderne...
FB: à propos de la colonisation, vous risquez de choquer...
Les Incas ne me sont pas sympathiques. Leur société était verticale, totalitaire. Vous étiez une fourmi dans cette civilisation. Je n'aimerais pas avoir vécu dans une civilisation. Je suis contre cette idée que le problème de l'Amérique latine est la conquête. Nous sommes responsables. Nous sommes un produit de la conquête. Nous sommes la conquête. Ce n'est pas les Portugais ou les Espagnols qui sont responsables de nos maux. Ce serait très commode.
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