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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 00:14
Le dernier livre de Tzvetan Todorov "La littérature en péril" dénonce l'enseignement de la littérature en France où depuis les années quatre-vingt dix on préfère enseigner à nos gamins le discours critique sur les oeuvres plutôt que l'oeuvre. C'est un peu comme si Grand-mère enseignait le schéma de Propp aux enfants plutôt que de leur conter le petit chaperon rouge; comme si en cours d'anglais, on apprenait la linguistique appliquée plutôt que de parler. On lira à ce propos le résumé de Pierre Assouline: "Après tout, si l’analepse et la prolepse, les six fonctions de Jakobson et les six actants de Greimas l’ont emporté sur une approche moins brouillée de La Nouvelle Héloïse, ou sur une lecture de La Comédie humaine pour elle-même, il semble que le barthésianisme ne fut pas étranger à ce gâchis. Il est vrai que moins de cent pages, c’est court pour un tel examen de conscience, pour le reste aussi eu égard à l’ampleur des dégâts. Todorov les a vécus de l’intérieur puisqu’il a siégé au Conseil national des programmes de 1994 à 2004."
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22 décembre 2006 5 22 /12 /décembre /2006 00:03
Guy Sorman dans son excellent livre "Le progrès et ses ennemis" laisse entendre que les poètes ne seraient pas tout à fait des intellectuels. Ce livre est d'ailleurs passionnant si on ne veut pas se mirer sans réfléchir dans les trompe l'oeil écolos. Rappelons que Jean-François Revel, intellectuel éclectique, a écrit une anthologie poétique.
Je n'aime pas cette idée que le libéral par essence soit ce jeune cadre dynamique, collet monté. Le poète est un artisan des mots. Il n'est même pas toujours nécessaire d'être un chef d'entreprise pour être un libéral. Il est nécessaire de vouloir être libre dans une société libre et d'assumer ses choix, d'être l'entrepreneur de soi-même en quelque sorte! Il me semble d'ailleurs que c'est dans les sociétés les plus libres qu'on trouvera le plus de marginaux et d'originaux qui ne suivent pas le chemin tracé par la majorité. Le décalage et la marge possible sont aussi des signes de liberté dans une société. Le libéral est aussi celui qui, sans vivre aux crochets de la société, fait le choix de travailler, saisonnier ou intermittent (dans le sens noble du terme), quand et comment cela lui chante. L'image du libéral artiste ou détournée du "branlo assumé" ne me gêne pas. Bien au contraire. Dans un pays de plein emploi, il est plus facile de vivre ce genre de choix sans avoir une épée de Damoclès sur la tête.
Quelques extraits de la poésie loufoque et complètement schnaps de Jacques Ferry -Les écrits mystiques de Vicence- pour illustrer le propos de Guy Sorman.
"La poésie au détecteur de mensonges, les littératures cadavériques parlent aux français moyens ou aux Portoricains inférieurs. Ici l'ombre. J'aime écouter la météo tout seul sans lendemain, Autopsie d'une jeunesse désoeuvrée que consume la grasse matinée de la dernière chance, la vanité consacre mon existence aux balançoires, à la dipsomanie des ramoneurs burlesques. Les chats méchants donnent ma langue aux étoiles filantes. Le cerveau détruit par les anacondas, je pense au golf miniature en visitant les églises vénitiennes. La légion suspecte des dîneurs offre certains reflets des littératures inanimées..."
et quelques aphorismes comme:
Nous voulons la retraite au stade pré-ombilical!
On ne prête qu'aux biches!
Les voyous en savent suffisamment pour faire tomber la nuit!
Le silence ne s'intéresse pas aux gens connus!
La jeunesse critique les lézards!
Le peuple de l'opium n'évite pas la clientèle de la récidive!
Les disques rayés ne dérangent
pas les mauvais garçons !
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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 20:37
Grande tristesse ce soir. J'exprimais, il y a quelques jours, combien il nous manquait. Sans Revel, je serais toujours l'ombre de Goucho et ce blog vanterait aujourd'hui les mérites de l'anti-libéralisme, gloserait contre l'hyperpuissance américaine et soutiendrait sans sourciller que Marx est l'avenir de l'humanité. J'ai notamment adoré le livre de Revel " Les plats de saison : Journal de l'année 2000". Blog avant la lettre. Radiographie de la France au jour le jour. Pour penser à lui!
revel
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23 avril 2006 7 23 /04 /avril /2006 00:03
Le libéralisme est le grand satan actuel de notre gauche française. "Le libéralisme reste un poison". C'est la une de l'Humanité du 21 avril. Titre plein de signification accompagné en page intérieure d'un "Depuis 1993, c'est le libéralisme qui est sanctionné dans les urnes." Cette dernière constatation fait désormais l'unanimité à l'extrême gauche.
Le mot poison dans la litanie communiste du siècle dernier a eu ses heures de gloire. "Le capitalisme abattu pourrit, se décompose parmi nous, infectant l'air de ses miasmes, empoisonnant notre vie... " Lénine 1918.
"Nous, sociaux-démocrates russes, tenons tellement à notre position internationale que nous nous refusons à payer le prix de la libération en Russie par celui de la destruction de la liberté en Belgique et en France, ou — et c'est plus important encore — par l'introduction du poison impérialiste dans les prolétariats allemand et autrichien." Trotsky 1914.
L'empoisonnement de Viktor Louchtchenko a défrayé la chronique au moment de la révolution orange. Ce moyen semble avoir été largement utilisé au temps de Staline pour éliminer ses meilleurs amis et opposants. Ainsi il occupe un place importante dans le beau livre de Jerôme Charyn: La lanterne verte. Ce roman haletant et passionnant met en scène un Staline bonhomme qui assassine sans retenue ni pudeur. Il nous transporte au coeur du régime totalitaire: entre Kremlin et Loubianka. A mettre entre toutes les mains!
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17 avril 2006 1 17 /04 /avril /2006 00:08
Goucho a toujours cru que les Américains avaient largement participé au coup d'état du Chili. Goucho a toujours cru qu'Allende était un vrai social-démocrate au coeur pur que les militaires avaient renversé contre la volonté du peuple chilien. Goucho a  toujours cru que Missing était un film basé sur des faits réels. Goucho "s'est fourré le doigt dans l'oeil" pendant trente ans. Pour s'en apercevoir, il eut fallu qu'il ne lise pas les élucubrations de Pierre Kalfon dans le Monde, qui fantasmait sur le MIR la mouvance la plus à gauche du Chili, celles de Marcel Niedergang qui fustigeait "l'impérialisme yankee". Merci à Pierre Vayssière de rappeler ces vérités qui ont du mal à apparaître aprés 30 ans de rumeurs. Je trouve ce livre indispensable pour cesser de rêver sur le Chili et renouer sans fantasme avec l'histoire de ce peuple. Finalement à quoi tout cela a-t'il servi?  Sans doute à creuser le lit des préjugés anti-américains... Sans doute à créer une mythologie de gauche autour de la personne d'Allende, mythologie sur laquelle pourra se fonder un candidat comme Mitterand avec le programme commun de la gauche.
"On a passé sous silence l'ample et constante approbation du régime militaire par une large majorité de l'opinion chilienne pendant une bonne quinzaine d'années... Si la gauche française percevait l'expérience chilienne comme un modèle de révolution pacifique et tranquille, elle semblait avoir oublié un fait majeur : ce furent les partisans de la révolution violente et accélérée qui, par leur intransigeance même, abrégèrent l'expérience de Salvador Allende." p234-235
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25 février 2006 6 25 /02 /février /2006 00:00
Jacques de Guénin reprend quelques-uns des arguments de son livre "ATTAC où l'intoxication des personnes de bonne volonté" pour faire une courte analyse critique de la taxe Tobin.
On sait les difficultés qu'avait connues Bob Geldof avec l'argent récolté du concert LIVE AIDS. L'argent destiné aux pays africains peut alimenter les plus corrompus de ses dirigeants. La taxe Tobin si elle était un jour entériné pourrait avoir un effet contre productif. Pour Jacques De Guénin, les moyens de lutter contre la pauvreté sont :
- Le libre échange.
- La démocratie libérale
- Les investissements par les multinationales
- Le développement des OGM.
- Le financement direct de programmes adaptés aux vrais besoins
"Si l'on fait croire aux militants qu'il suffit de taxer les mouvements de capitaux et de donner la taxe aux pays pauvres pour les sortir de leur misère, alors on tue dans l'oeuf chez ces militants la volonté de faire eux-mêmes quelque chose pour contribuer à éradiquer cette misère."
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8 janvier 2006 7 08 /01 /janvier /2006 00:00
Le futur selon George W. Bush Le Futur selon Bush est le dernier livre de Guy Millière. Il paraphrase le titre du livre d'Eric Laurent qu'il considère, à la manière des pamphlets de Michæl Moore, comme malhonnête et démagogique. L'intérêt de ce livre est qu'il nous explique les raisons essentielles de la politique de Bush. Nous avons pris en France l'habitude de balayer la politique de Bush d'un revers de manche sans y réfléchir. Nous nous focalisons sur des éléments secondaires : le bien et le mal, le recours à la rhétorique religieuse, l'apparente improvisation, la raideur de la démarche. Depuis le déclenchement de la guerre d'Irak, Millière, libéral français converti au néoconservatisme, ferraille, s'insurge, s'angoisse de nos aveuglements et tente de nous ouvrir les yeux. On ne le verra pas à la télé, on ne l'entendra pas dans les médias exposer sa théorie. On n'a pas le choix, il faut lire Millière. On peut le trouver pompeux. Qu'importe! A défaut d'adhérer à son argumentation et à son emphase, on gagnera au minimum une meilleure faculté d'analyse de la politique française et de ses risques. On comprendra mieux le monde et ses enjeux. Il nous faudra un jour ou l'autre, nous français, "faire la paix" avec l'Amérique. Bush peut perdre des points dans les sondages. En lisant Millière, je ne crois pas que les Américains renieront la présidence de Bush. Ils renieront la manière peut être, mais pas le fond. Ce sera à nous français de faire le pas vers eux. Millière est un fil qui nous relie à la majorité d'Américains qui ont voté Bush aux dernières élections américaines. Il nous est aujourd'hui indispensable. Voici un résumé de son dernier livre.
Imaginer un monde sans l'Amérique
Voilà un exercice qui semble peu fréquent. On peut reprocher mille choses aux Américains mais je ne connais pas un pays ou une voie dominante qui puisse nous offrir un monde meilleur. L'Amérique a surtout eu des ennemis tout au long de son histoire. Puissances coloniales au dix-neuvième siècle, régimes totalitaires au vingtième, néo-totalitarisme au vingt-et-unième. Elle n'est pas une nation foncièrement colonisatrice. Le capitalisme se nourrit plus d'échanges commerciaux que d'oppression des peuples.
Retour aux sources
Initialement, le mouvement conservateur pour Millière est un mouvement de gauche. Les désillusions du passé comme l'échec du communisme ont créé un mouvement de retour sur les valeurs fondatrices de l'Amérique. Le mouvement néoconservateur s'est alimenté aux idées sources qui sont à la base de la naissance des USA. La déclaration d'indépendance de Thomas Jefferson reste un document essentiel. L'Amérique n'a jamais renié au cours de son histoire ses valeurs de liberté. Ainsi par rapport à bien d'autres pays, elle n'a pas à se renier. À avoir la moindre honte de son passé. Sa mission est de continuer plus que jamais à conserver pour essentiel ses valeurs. L'Amérique est un pays ouvert, dynamique et jeune. Pour les braves européens que nous sommes, rendus modestes par les multiples compromissions et les affres de l'histoire qui nous ont trempés dans l'horreur (première et seconde guerre mondiale), voilà qui semble qui emphatique et "cowboy". Néanmoins, il nous a fallu avoir recours aux USA pour nous sortir des ennuis dans lesquels nous nous étions enfoncés. Continuons.
La stratégie de Bush
Pour les Français, il est choquant de parler de guerre. Il parlent plutôt d'intégration. Écouter. Accueillir. Depuis le onze septembre, la guerre est une évidence pour les Américains. Ils entreprennent des initiatives conjuguées. S'acoquiner avec les dictatures comme le fait, l'Europe, comme auparavant pour contrer l'URSS, mène finalement à la détestation généralisée et à l'instabilité du monde. L'objectif est donc la démocratie. Le gouvernement de Bush et c'est une nouveauté, ne discute plus avec les dictatures. La guerre contre l'Amérique est une guerre de l'Islam militant et fasciste avec l'Islam modéré. La Turquie est un des pays clé où peut s'appliquer un islam modéré. Il faut aider la Turquie. La politique européenne de la France, de l'Allemagne et de l'Espagne de Zapatero qui vise à se détacher de l'Amérique, dans ce contexte, est sans lendemain voire dangereuse. Pour l'équilibre du monde plus encore que pour les USA. L'Islam militant est un ennemi résolu. Il n'a pas attendu la guerre d'Irak pour mener sa croisade meurtrière. Il n'y a pas de compromis possible avec lui. "Comme au temps de la guerre froide des gens qui sont au milieu du champ de bataille nient l'existence même de la guerre, apportent l'assistance à l'adversaire, ne savent pas ce qu'ils font ou font ce qu'il faut pour susciter leur propre mort." L'Irak est aujourd'hui le principal front de cette guerre. Bush a pris des risques en déclenchant cette guerre préventive. La naissance d'une démocratie en Irak serait le point de départ essentiel pour l'apaisement et la naissance d'un islam modéré. Le terrorisme se nourrit des dictatures. L'enjeu de la bataille comme au siècle précédent est toujours le totalitarisme. Mais cette fois, l'ennemi totalitaire et nihiliste qu'est l'islam militant se battra jusqu'à la mort. Le temps est compté et il faut aller très vite. La conciliation et l'apaisement ne pourront rien obtenir face à cet ennemi. "L'aveuglement et la passivité des prétendus pacifistes face au crime sont profondément immoraux. La doctrine Reagan et la doctrine Bush replacent l'éthique au coeur de la politique étrangère et constituent une rupture avec le réalisme étroit ou l'isolationnisme privilégiés par d'autres administrations." p61
Les autres terrains
L'Afrique subsaharienne glisse vers le chaos. Le défi est de la faire recoller au monde civilisé grâce à la mondialisation. L'Inde s'apaise et se connecte peu à peu au réseau de la mondialisation pour en devenir un de ses fers-de-lance. Le Pakistan lui reste le seul rempart séparant l'Islam militant de la bombe atomique. Il est un des champs de bataille cruciaux. La Chine fait des progrès immenses, mais reste incertaine. La Chine pourrait envahir Taiwan. La Chine doit comprendre que seul est jouable la carte de la démocratisation et non le recours militaire. L'alliance des USA avec le Japon est forte désormais, ce dernier fait contre-poids à toute menace de la Chine sur Taiwan.p120. Les mesures éventuelles de rétorsion de la Chine mettraient à mal ses investissements de capitaux aux USA et ses exportations. La Corée du Nord sous l'aile de la Chine a déjà l'arme atomique. L'Iran cherche à se la procurer. "La Russie mène une guerre très sale contre la Tchétchénie qu'elle ne peut se permettre de perdre." Poutine continue à parler de démocratie tout en jouant d'autoritarisme. p108. En Amérique latine, la vague démocratique et libérale des années 90 reflue sauf au Chili. Un populisme autoritaire y refait surface mené par Chavez. Source d'instabilité, les Chinois qui ne s'embarrassent pas de principes démocratiques investissent notablement en Amérique latine. L'alliance de libre-échange avec l'Amérique latine serait un point positif.
Nations-Unies
Les Nations unies ne se sont jamais montrées à la hauteur de leurs principes fondateurs. John Bolton a été nommé représentant des USA aux Nations-Unies dans le but d'aider à sa réforme. De même pour la Banque Mondiale, elle a prêté des fonds à des pays qui les ont détournés.
Le conflit israélo-arabe
Clinton s'est centré pendant huit ans sur le problème. Sans réussite. Ce n'est pas le problème majeur. "Accepter le refus de l'existence d'Israel, c'est accepter la logique de l'islamisme. Quand la Syrie sera démocratique, quand le Liban sera redevenu le Liban, quand l'Egypte, l'Arabie Saoudite, l'Iran auront évolué pour le meilleur alors on ne remettra plus en cause la légitimité d'Israel."
L'Europe
"Au vingtième siècle, l'Europe a été au centre du déclenchement de deux guerres mondiales particulièrement destructrices, elle a enfanté trois totalitarismes et elle a tenté d'exterminer les juifs d'Europe." p95
"La France ne pouvait lâcher le régime irakien, aussi abominable soit-il. Sa politique arabe impliquait la stabilité des dictatures arabes. Elle s'est retrouvée dans la position d'avoir à soutenir des régimes qui alimentent l'islamisme et le terrorisme pour préserver sa stratégie européenne. Elle s'est retrouvée en position de jouer contre son propre camp et ses propres intérêts à long terme." p92. La Grande-Bretagne ne veut pas d'une Europe politique telle que la rêve la France. La philosophie de John Locke et le refus de voir le monde occidental se fracturer unissent les visions américaines et anglaises. L'Europe sous la houlette des Etats-Unis s'est reconstruite en créant un état-providence et s'endort sous des rêves de paix perpétuelle. "L'Europe est de plus en plus musulmane et dans la bataille pour le cœur de l'islam, elle adopte trop souvent la position de la défaite préventive.Les néoconservateurs sont inquiets pour l'Europe. p98."Les Européens devront ouvrir les yeux ou ils disparaîtront et l'Europe avec eux. "Le néo-conservatisme est soupçonneux vis-à-vis de quiconque propose une gouvernance mondiale." p110
La politique intérieure de Bush
Les Américains pourront gérer leur retraite comme ils l'entendent. Individuellement avec la possibilité de placer leur argent en bourse s'ils le désirent. Bush veut construire une société de propriétaires. L'introduction de la Flat Tax est à considérer. La "ownership society" est basée sur la liberté individuelle et la responsabilité. Il faut également déréglementer pour éviter des procès coûteux et absurdes qui retombent au final sur les consommateurs, tout en préservant les droits de celui-ci. La loi controversée du Patriot Act doit être maintenue pour se donner tous les moyens efficaces dans cette guerre. La possibilité de faire des recoupements pertinents des fichiers ne remet pas en cause les libertés. L'Amérique n'est pas xénophobe. C'est au contraire le pays le plus cosmopolite de la planète. p203 L'américanisme est un message de portée universelle.
Nous explorerons dans les semaines qui suivent les ombres de la politique de Bush.
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4 janvier 2006 3 04 /01 /janvier /2006 00:00

Au début des années soixante-dix, à un journaliste TV qui lui demandait s'il devait choisir entre deux modèles celui de l'URSS ou celui des USA, Rocard avait répondu sans hésiter: les USA. Dans le climat de l'époque, les évidences d'un libéral ou d'un anticommuniste n'étaient pas celles de tous les hommes de gauche. Et Rocard avait fait preuve d'un certain courage.

Dans son livre "Si la gauche savait", Rocard nous parle de la période de 1981.
"Le Programme Commun est un océan d’étatisme césarien centralisateur : il va en sortir des nationalisations qui vont mettre le pays à genoux – souvenez-vous donc : 1983, troisième dévaluation , balance des paiements dévastée, plan de rigueur, blocage des salaires pour la première fois depuis la guerre, et par des socialistes…"
Une question taraude Goucho : Mitterand a-t'il trahi le socialisme avec le tournant de la rigueur de 1983 ? Voici la vision de Michel Rocard.
"Le budget de 1982 par rapport à 1981 était en augmentation de 27%. Un fait unique dans l’histoire de France… On a mis les entreprises dans la quasi-incapacité de travailler, avec une double pression sur les salaires et sur les temps de travail. Si bien que le surcroît de pouvoir d’achat distribué s’est adressé à l’importation. D’où un déficit vertigineux, une inflation qui s’emballe…"
Pour illustrer cette dernière affirmation de Rocard, voici l'évolution de la dette française extraite du rapport Pébereau. Mitterand a amorcé la pompe et depuis les records de déficits de l'époque ont été battus.
"Trois dévaluations, des milliards de francs brûlés en nationalisations inutiles, pour la beauté du geste, trois fois plus cher que nécessaire. Vous savez combien cela fait d’écoles et d’hôpitaux ? Le blocage des salaires et des prix pour trois ans, la rupture de relations que cela a entraîné avec les syndicats. On a frôlé la grande catastrophe… Pour tout vous dire, avec le recul, je pense que la France avait la peau dure. Plus dure que je ne le croyais. Cela a été un peu moins pire que je ne l’avais pensé ; les institutions de la Vè République nous ont sauvés. Le principal inspirateur d’une politique économique, le président reste en place et assume les conséquences de ses erreurs."


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3 janvier 2006 2 03 /01 /janvier /2006 00:01
Si la gauche savait Le livre de Rocard est passionnant. Nous y reviendrons car il est riche d'enseignements.
La première partie nous résume l'histoire du PS. Né sous le signe de l'ambiguïté, il est "l'exception française", le seul des grands partis socialistes européens à être né sous l'aune marxiste-léniniste de Jules Guesde, comme un petit frère du parti communiste.
Là est sa première tragédie que semble aujourd'hui réinventer Fabius. Sectarisme, marxisme primaire, divorce avec les syndicats sont les premiers fondements de ce parti socialiste français. L'Humanité avant de devenir ce quotidien communiste du siècle était un journal socialiste dont le chef de file était Jaurès. La deuxième gauche française, qui aurait du être la première si elle était née dans un pays européen comme la Suède, lisait Kravtchenko quand toute la première gauche s'échinait à le condamner dans ce procès épique de 1949 à Paris. Jaurès était un vrai social-démocrate mais même s'il constitue une référence obligée, ses idées ne sont que l'ombre d'elles-mêmes au sein du parti socialiste. Jaurès est un alibi, mais Jules Guesde est le vrai commandeur de ce début d'histoire du Parti socialiste. La troisième tragédie de ce parti a été la guerre d'Algérie avec Guy Mollet. Une certaine dérive fasciste et pacifiste de ce parti avait servi Vichy qui fut l'occasion d'une seconde tragédie. Avec Guy Mollet, un "Guesdiste" habitué au double langage, et Mitterand dans l'arrière-cour, le parti socialiste va jouer une partition outrancière et guerrière qui aboutira à l'arrivée au pouvoir du Général de Gaulle. Voici une analyse sur la planète Blog allant dans le même sens.
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26 novembre 2005 6 26 /11 /novembre /2005 00:00
Malgré son titre accrocheur et même plutôt rebutant, le livre de Nicolas Lecaussin détaille les faillites des politiques d'état. Ce livre est bien documenté et offre nombre de comparaisons possible avec les autres pays. Les préjugés anti-américains sont battus en brèche grâce à quelques statistiques intéressantes.  Au hasard page 235 : un américain a 65% de chances de trouver un emploi dans les trois mois et un français seulement 26% de chances. Page 242 à propos de la stabilité de l'emploi: 31% des américains travaillent au moins dix ans dans la même entreprise. Petite perle  moins facile à débusquer, la charte du conseil de la jeunesse  est une réplique de la brochure de l'Union de la jeunesse communiste soviétique publiée sous Brejnev. On ne change pas une recette qui marche sur la tête.
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