Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
  • Contact

Mon profil

Recherche

Réseau

10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 11:53
Me voilà de nouveau en Egypte, au Caire pour de nouvelles rencontres. Le "Business" semble ici encore plus frémissant que l'an dernier. Les entreprises étrangères s'installent avec confiance au Caire. Les Egyptiens ne rechignent pas à parler politique. Pour tous ceux que je croise, l'Amérique, en plus d'une guerre inique contre l'Irak, est responsable de la stabilité de la dictature en Egypte et dans tous les pays arabes... Un de mes interlocuteurs, fervent lecteur sur ces sujets (dont "l'effroyable imposture" de Thierry Meyssan dont il  vante la lecture) assure que la guerre d'Irak n'a rien à voir avec l'Islam. Elle est le fruit d'une stratégie géopolitique qui vise à gêner Chine et Russie. Ben Laden n'a rien à voir avec la religion. D'ailleurs il est une invention américaine compte tenu de ses relations anciennes avec ceux-ci.(J'avoue que pour l'humble auteur de ce blog, c'est une des questions les plus ambiguës actuellement. Accuser l'Amérique de Bush est d'un grand confort intellectuel. Les Libertariens américains sont d'ailleurs les plus véhéments contre la politique actuelle: voir cet article du candidat républicain Ron Paul... Cet argument est du pain béni à l'image de l'Europe pour nos politiciens. Il permet de dissimuler les turpitudes des politiciens arabes à leur peuple.) J'apprends également que l'Egypte souffre d'une centralisation excessive puisque toute l'activité est concentrée sur Le Caire. En France, on connaît.
Mon hôte revient d'Hawaï où il vient de passer sa lune de miel. Il y a laissé quelques espèces sonnantes. "On ne fait qu'une fois dans sa vie une lune de miel" assure-t-il. Sympathisant des frères musulmans, il convient que Moubarak a tellement siphonné l'opposition que seul le fils de Moubarak peut gouverner l'Egypte aujourd'hui. Il n'y a aucun représentant connu d'une opposition quelconque en Egypte. Il fulmine contre le Hamas.: "Des bêtes me dit-il, ce ne sont pas des Musulmans et ils ne pensent qu'au pouvoir".
S. est une femme charmante et enthousiaste. Elle conserve bien que musulmane un excellent souvenir de son éducation dans une école religieuse française au Caire et un souvenir très mitigé de son pèlerinage à La Mecque. Elle considère sa religion comme très égalitaire envers les femmes. En Arabie Saoudite, elle a ressenti une forte ségrégation y comprise sur les lieux de pèlerinage ce qui laisse à penser que les Saoudiens ont une interprétation détournée de la religion. Pour elle, l'Arabie Saoudite est le pays peu enviable.  
A l'Hotel Marriott, les grooms sont des champions du Good Morning. Ils arborent un badge synthétisant la nouvelle campagne du management de la chaine, axée client: "Yes is the answer! What is the question?" L'Hôtel Marriott, est un microcosme cosmopolite, une Egypte virtuelle. Ici, un mélange de tous les mondes possibles se côtoie dans les couloirs cirés. Cinquantenaires dont on peut supposer qu'ils ont répudié au moins une fois pour se farcir une jeunette portant le foulard et fière de sa promotion. Soixantenaires bedonnants en tribu à la démarche lourde, touristes en petites bandes, prostituées peinturlurées, couples en pleine romance, hommes d'affaires errants entre deux signatures et nombreuses boîtes aux lettres (femmes très voilées comme les appellent Paul Fournel dans son livre Poil de Cairot). J'apprends à mesurer l'intensité des regards derrière la fente qui ne laisse plus 
apparaître que son éclat à l'auguste flâneur. Je commencerais sans doute à imaginer les plus beaux atours derrière ces caches si je restais plus longtemps à errer dans ce petit havre qu'est le jardin central de l'hôtel...
Dans l'avion du retour, je rencontre un neurochirurgien heureux des formations qu'il vient de terminer après dix ans à dix médecins soudanais. "Le Darfour a été abandonné à lui-même, des années par le gouvernement soudanais. C'est incroyable, on peut espérer qu'avant que les Américains s'en mêlent, les deux parties puissent négocier". L'hebdo en français Al-Ahram pro Moubarak titre "Washington tente de renforcer ses liens privilégiés avec ses alliés arabes... Seul bénéficiaire : l'Etat hébreu." Quoi qu'il arrive, les Américains seront toujours des têtes de turcs !
Partager cet article
Repost0
12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 00:02
Daniel Pipes analyse le risque islamique dans un article paru sur le site de la Revue Militaire suisse. "Islam : les options peu engageantes de l'Europe". La technique de l'analyse des risques est largement utilisée en management et en organisation d'entreprise. Elle semble être une technique inexistante en stratégie politique en France. Daniel Pipes examine trois scénarios concernant l'Islam au sein de l'Europe.
Scénario A: Règne musulman
L'Europe est islamisée, elle se soumet sans résistance à l'Islam.
Scénario B: Expulsion des Musulmans
Ce scénario veut que les Européens n'acceptent aucune inflexion au mode de vie Européen. Le mouvement anti-immigration se durcit. Le multiculturalisme est rejeté.
Scénario C: Intégration des Musulmans
Les Européens autochtones et les immigrants musulmans trouvent un compromis et vivent harmonieusement ensemble.
Pour Daniel Pipes, le scénario C est improbable. "Les Musulmans cultivent des revendications et des ambitions conflictuelles à l'égard de leur voisin indigène. Fait inquiétant, chaque génération semble plus aliénée que la précédente... Comme le résume le commentateur américain, il est difficile d'imaginer un autre scénario pour l'Europe occidentale que l'Islamisation ou la guerre civile." On peut considérer Daniel Pipes pour un odieux néoconservateur et considérer son analyse comme nulle. Néanmoins, au vu d'un sondage paru dans l'Economist. Il semble exister aux alentours de 23% de musulmans en France qui considèrent le conflit comme inévitable. On pourrait donc sans le moindre souci de polémique évaluer le risque de guerre civile en France à 23%. D'autant plus que ce risque n'est pas entièrement dépendant de la politique française mais de la situation internationale, il est donc à prendre en compte avec sérieux.

Néanmoins, le consensus le plus apparent en France adhère au scénario C. On en parle peu, mais c'est le scénario qui est le plus implicitement envisagé. Il n'a pas réellement fait l'objet de débat politique ces dernières années du fait notamment de l'ostracisation du Front National. La laïcité est le maître mot de la mise en oeuvre de ce scénario. Les moyens de le mettre en oeuvre sont parfois différents. Ségolène Royal envisageait il y a quelques mois une application stricte du concept de la laïcité jusqu'à la disparition des signes chrétiens dans les salles de classe.  Le procès de l'affaire Redecker a permis de montrer heureusement quelques limites au delà desquelles les Français ne sont pas prêts à aller. Le scénario de l'intégration ("can find common ground") semble donc faire consensus à hauteur de 70 % en termes d'occurrence de risque. C'est également l'idée qui prédomine dans ce blog. Le scénario C est le plus souhaité et le plus probable. Souhait n'étant pas forcément réalité, il convient de rester vigilant. Si le scénario souhaité s'avérait impossible, afin d'éviter le scénario A, le scénario B conduirait à une guerre civile. Il est donc nécessaire de continuer à évaluer le risque de guerre civile. Il est également intéressant de noter que des spécialistes américains du Moyen-Orient comme Daniel Pipes, aussi néoconservateur soit-il, l'évalue à plus de 50% de probabilité de se produire.
On pourra lire également l'article de Daniel Pipes où il cite Jean-François Revel: "La grande faiblesse de l'Occident, comme Jean-François Revel l'a déjà indiqué, consiste en cette haine de soi qui va jusqu'à rejetter les fondations philosophiques, économiques, et politiques qui ont permis l'émergence de la civilisation occidentale."
Partager cet article
Repost0
28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 00:05
Mes amis comédiens sont très occupés avec le problème de l'intermittence. L'un fait une journée de garde-à-vue, soupçonné d'avoir fraudé en faisant passer des cours dans les écoles pour des contrats de prestations. L'autre fait passer l'information ci-dessous comme une nouvelle de première importance après l'ajournement du vote concernant la loi où l'on voit la droite manoeuvrer pour noyer le poisson... "Le seul espoir, ce serait une niche PC ou UDF avant les présidentielles. Quand les médias en son temps parlaient de la violence de nos interventions (comme Starac), quand Rddv parle de la violence à son encontre cet été à Avignon, j'aurais envie de leur dire que j'ai vécu une matinée très violente : violence de la désinformation, violence des mensonges, violence des roublardises, violence des petits arrangements entre amis, violence du non-respect du travail commun et hors du commun effectué dans l'enceinte de l'assemblée Nationale, violence de la basse manoeuvre procédurière de monsieur accoyer (exécuteur testamentaire du gouvernement assujetti au medef). La dernière intervention de Noel Mamère sur "le fossé qui se creuse entre les citoyens et la politique " était digne. Après ces pratiques mafieuses, que la classe politique ne s'étonne pas du dicton populaire: tous pourris!."
L'État à travers le gouvernement Jospin dans les années 2000 a fait le choix de traiter le spectacle comme une cause nationale. Il a introduit la notion "innovante" d'intermittent du spectacle. Il aurait pu dans sa soif de donner un coup de pouce à certains domaines, choisir l'environnement, la recherche ou autres.
On devrait s'attendre d'ors et déjà à une véritable invasion du "spectacle vivant" français exportant ses compétences et transformant bientôt en richesse exemplaire cette hardiesse extraordinaire portée sur la culture. On pourrait s'attendre dans les années à venir à l'émergence des compétences acquises lors de ces explorations nouvelles de création théâtrale et de spectacles de rues. Petit exemple symptomatique, on pourrait s'attendre à une nouvelle littérature sur la création, témoin de l'émergence des compétences nouvellement acquises. Les discours des gens de théâtre à la radio n'ont souvent rien à voir avec la pratique journalière des acteurs. Aujourd'hui, en dehors des nombreux textes d'auteurs, si vous cherchez un guide pour mener une répétition théâtrale, réussir un casting, échauffer les acteurs pour les mettre en état de création, apprendre à faire une mise en scène, il faudra vous lever tôt car ces livres sont rares. Nombreux par contre sont les livres autobiographiques sur les aspects anecdotiques de la vie de l'acteur, sur la décentralisation théâtrale, sur l'histoire du festival d'Avignon ou de telle ou telle troupe héroïque. Mais si vous voulez découvrir le théâtre par la pratique, les livres sont aussi rares que des perles dans l'océan.  Il vous faudra vous tourner vers la littérature théâtrale des États-Unis où le théâtre est vivant et dynamique, se nourrissant allègrement à la mamelle du théâtre amateur qui est celle de la passion et de l'innovation.
L'Etat dans sa grande mansuétude a enlevé au comédien un de ses moteurs: la prise de risque. Ce n'est plus la recette qui guide désormais l'art du spectacle. L'État offre désormais au comédien un confort unique au détriment d'autres domaines sans doute plus productif pour l'économie française. Il rend le comédien dépendant de l'Etat, avec une ribambelle de nouvelles occupations comme la signature de pétition, l'occupation, la manifestation et le remplissage de formulaires ad-hoc. Ce statut d'intermittent semble faire l'unanimité chez mes amis comédiens. S'il leur permet de se lancer dans l'aventure du spectacle avec une apparente sécurité, il permet aussi aux grosses sociétés de production de jongler avec ce comédien sans vergogne pour les contributions de l'État.
L'intermittence est un droit aujourd'hui devenu aussi naturel que celui de monter sur une scène et toute atteinte à ce nouveau droit -étrange petit monstre hurlant- inventé de toutes pièces par l'État, est une grave atteinte à la liberté et à la culture...
La progression irrépressible du spectacle vivant ne se fera pas. Il y a de fortes chances que cet investissement soit contreproductif pour l'Etat et les Français. "Le financement des intermittents coûte presque 1 milliard d'euros aux salariés du secteur privé." selon Aurélien Véron La nouvelle qualité du spectacle français ouvrira-t-elle un nouveau marché pour justifier un tel investissement? J'en doute. On peut s'imaginer même que dans cette offre pléthorique, le talent original ait encore plus de difficultés pour s'extraire du marché, transformé en panier de crabes.
Partager cet article
Repost0
15 janvier 2007 1 15 /01 /janvier /2007 00:19
La France a décroché avec le Socialisme de 1981. C'est la thèse qu'avance Jean-Pierre Chevallier, diagrammes à l'appui.
Voir ci-dessous l'évolution du PIB.
L’augmentation de la consommation repose en France sur de la monnaie non gagnée distribuée massivement, de la création monétaire, ce qui est très grave pour l’avenir, alors que la consommation des Américains repose sur des bases saines. Cette dégradation de la situation économique en France (sa baisse de compétitivité) se retrouve dans le déficit de la balance commerciale qui plonge à partir de 2003.
Partager cet article
Repost0
6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 00:09
Bernard Maris, économiste d'ATTAC, dans son premier manuel d'anti-économie décrit les inconsistances selon lui de la théorie économique. Nombreux sont les lecteurs qui ont du se convertir à l'antilibéralisme à la suite de ce livre. Je ne parle pas du second tome qui vient de sortir et dont quelques blogs ont déjà parlé. (voir econoclaste par exemple).
Pour Maris, au premier tome, l'économie n'est pas une science exacte et "Le marché est un vaste bordel". Tous les économistes qui ont l'arrogance de vouloir aller plus loin sont des imbéciles comme Camdessus, le directeur du FMI, à la suave langue de bois. Maris dresse un tableau érudit de la science économique à travers ses récents prix nobels. Debreu (1988) démontre l'équilibre des marchés et d'une certaine manière la théorie de la main invisible. Stiglitz (2001) montre que si les conditions idéales ne sont pas respectées, l'équilibre des marchés ne se produit pas.
Pour Maris, le libéralisme est un leurre. Il déclare son admiration pour Keynes et Marx. Sa haine de Milton Friedman est sans limites.
Trois évènements ont choqué Maris en 1999 pour se lancer dans l'écriture de ce livre "plein de fièvre et de révolte" : l'affaire Enron, la faillite de l'Argentine et "La grande désillusion", le livre de Joseph Stiglitz rendant responsable le FMI des faillites successives. Si on regarde les trois raisons de la création de ce livre, on remarque qu'en quelques années, si l'économie capitaliste avait commis un odieux massacre, elle a passablement redressé la situation. L'affaire Enron a provoqué la mise en place de mécanismes de régulation comme Sarbanes-Oxley (trop contraignants pour les entreprises) et les responsables ont été jugés. L'Argentine va beaucoup mieux comme la plupart des pays que le FMI (institution plutôt keynesienne que libérale) a utilisé comme cobayes. Ainsi, avec le recul, on peut s'imaginer que les arguments de Maris ne sont pas aussi déterminants qu'ils paraissaient à court terme ou bien que le FMI a corrigé le tir. On peut s'imaginer que les fonctionnaires en costume bleu du FMI décrits par Stiglitz, appliquant à la lettre leurs recettes caricaturales matinées de libéralisme, dans un environnement où souvent foisonnait la corruption, sans tenir compte des conséquences de leurs réformes, s'ils ont provoqué des catastrophes à court terme, n'ont pas mis ses pays à genoux à long terme... Ainsi l'action du FMI, présentée comme apocalyptique, faisant naître en réaction des créatures politiques comme Chavez, appliquée par des fonctionnaires zélés et procéduriers, sans jamais tenir compte des réalités concrètes, aurait-elle fini par être plus efficace qu'on veuille bien le dire? A suivre... On écoutera Camdessus en septembre 2006 à propos du FMI dans l'émission l'économie en questions sur France-Culture.
Partager cet article
Repost0
6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 00:07
Guy Millière nous renvoie l'image qu'a de nous une partie des Américains. Lors de sa conférence au cercle Bastiat en mars dernier, intitulée "Le désastre de la diplomatie française", Guy Millière avance que la France est perçue à la fois comme un maillon faible en terme de défense des libertés et comme une tête de pont d'un islamisme européen. "La brouille avec les Etats-Unis est profonde, et la France apparaît aux dirigeants américains comme le pays du monde occidental qui peut constituer le "maillon faible", sinon pire. Le projet de Constitution européenne est rejeté en France par peur du libre échange, mais il est rejeté ailleurs, dans les petits pays tels les Pays Bas en raison de ses déficits démocratiques et des risques de caporalisation dont la France a agité le spectre. La défiance en Europe vis-à-vis des velléités françaises est profonde et la France, isolée des Etats-Unis, voit sa position affaiblie en Europe même. La France est regardée avec suspicion chez les modérés du monde musulman. On ne peut même pas dire que la France est regardée avec sympathie par les islamistes: ceux-ci voient la France, eux aussi, comme le "maillon faible" et comme la tête de pont d'un affaiblissement et d'une soumission de l'Europe à l'Islam." Plus récemment, Millière s'insurge contre le peu de cas fait à la mort de Zarqawi, "le suicide de trois djihadistes incarcérés à Guantanamo est vite devenu un sujet plus important. Nul ne parle plus de la cellule terroriste démantelée à Londres ou des dix-sept terroristes arrêtés à Toronto." Cette image du maillon faible est utilisée par Daniel Pipes à propos de l'Angleterre.  Il considère la France comme plus solide que le Royaume Uni de ce point de vue. Face à ce constat pessimiste et noir de Millière balancé par une volonté sans faille de voir la Turquie adhérer à l'Europe (Voir son interview), on peut penser que compte tenu de l'importance des musulmans en France ( voir ci-dessous statistiques paru dans TheEconomist), notre pays montrera de toute façon la voie pour l'Europe. Nous avons à espérer que le désir d'imposition de la Charia, s'il existe, se fonde définitivement dans la république . Le sondage paru fin septembre dans l'hebdomadaire La Vie semble aller dans ce sens. (Cet autre sondage montre également l'attachement des musulmans français à la laïcité). Le scénario le plus optimiste est le suivant: les musulmans français acceptent les valeurs occidentales (séparation de l'église et de l'état - égalité homme/femme...) comme Franck Ribéry embrassait à pleine bouche sa femme pendant la coupe du monde de foot.
 

 

Partager cet article
Repost0
16 septembre 2006 6 16 /09 /septembre /2006 18:10
La vente des autoroutes qui a fait grand bruit cette année sert à entretenir le patrimoine. On peut s'en réjouir. La maintenance des monuments n'attend pas forcément les bons vouloirs des évènements et l'urgence peut être de mise. Le budget de l'entretien des monuments avait été rogné ces dernières années. Rappelons que l'entretien du patrimoine à défaut de trouver des fonds privés est une des prérogatives de l'état, même libéral. Il me semble que pour des raisons d'économie, le patrimoine français est un peu laissé pour compte. Je ne parle pas de la responsabilité de l'état seulement et de l'entretien des vieux monuments dont il s'occupe. Contrairement à ce que la journée du patrimoine laisse entendre, la gestion de celui-ci n'est pas seulement l'affaire de l'état mais elle est l'affaire de tous, au quotidien. Les villages de France sont magnifiques. Mais en traversant ces beaux villages, on découvre de nombreuses maisons en ruine ou mal entretenues. On remplace par solution de facilité la vieille pierre par le béton, et dans les rues, le pavé par le goudron. Parfois avec les subventions de la communauté européenne. Souvent avec un manque de goût abyssal. J'imagine la scène où l'artiste de service, recommandé par d'illustres collègues, propose au maire naïf un conglomérat de ferraille ridicule et cher, à faire trôner au centre d'un giratoire. (-Voir la belle chanson de François Morel dans Collection Particulière sur le désir incongru et finalement bien français de se faire offrir un sens giratoire-). La journée du patrimoine est finalement un leurre. Son succès est en relation inverse avec la qualité de gestion de notre patrimoine. Exemple: on construit du neuf, on recouvre le béton de ces maisons en kit, dans le meilleur des cas, par un crépi. Pendant ce temps, la vieille maison tombe en ruine. On délaisse l'ancien, avec les encouragements de l'état qui offre des primes à la construction du neuf. Finalement le patrimoine français, même s'il est grand, s'atténue. Les maisons en ruine seront bientôt trop coûteuses à restaurer. Là encore, la loi du marché et surtout le sens de la responsabilité qui l'accompagne, le respect de la propriété privée semblent les meilleurs moyens susceptibles de restaurer à long terme le goût des français pour les vieilles maisons de village et pour l'entretien de leur patrimoine.
Partager cet article
Repost0
23 août 2006 3 23 /08 /août /2006 00:19
Notre directeur nous a tenu le langage suivant. Si à la fin du prochain trimestre (Q3), nous n'améliorons pas notre Chiffre d'Affaires et nos opportunités de vente, il va falloir se débarrasser d'environ 25 % de l'équipe. En effet, après les "cartons" que nous avons réalisés l'an dernier, en ce moment c'est plutôt Waterloo. Les ventes pour la dizaine de collaborateurs que nous sommes sont réduites à la portion congrue. L'entreprise raisonne ainsi: il me faut dégager tant de milliers de dollars de CA par "tête". Au-dessous de ce seuil, on attend un peu puis on débauche afin de revenir à un taux acceptable. Soyons sûrs que quelques mois après la réorganisation, l'entreprise réembauche et un autre prend la place laissée toute chaude quelques mois auparavant. C'est un peu absurde, mais cela permet finalement aux entreprises de respirer un peu. Goucho, ce ramasseur de clichés en toc dans les manèges de la rhétorique politique, monte sur ses ergots. "Voilà une nouvelle illustration de ce que nous réservent l'ultralibéralisme et la course au profit". Evidemment, le jour où après cinq ans de bons et loyaux services, je me fais virer en quelques heures et avec 3 mois de salaire en compensation, je ne considérerais pas ce jour comme un jour heureux et une ode à la gloire du capitalisme. (Je ne travaille pas en France où les licenciements se font avec prudence, où l'on préfère même parfois placardiser les employés, grâce à la lutte glorieuse du mouvement social qui marche à reculons.) Je le considérerais comme une péripétie et après quelques jours de dépression et quelques mois ou semaines de recherche, j'aurais retrouvé un autre emploi. Ainsi, coup de pied dans la fourmilière, je me verrais forcer de sortir du confort douillet que me procure mon entreprise et peut être de tenter de nouvelles aventures... La précarité dans un monde de plein-emploi est une forme de liberté. Je peux quitter mon employeur quand je le veux. Je laisserais conclure ce professeur d'anglais en Suisse après avoir longtemps travaillé dans le privé et que l'on pressait de faire grève avec ses congénères pour préserver le pouvoir d'achat écorné des fonctionnaires. "Je suis contre la garantie de l'emploi!" Celui-ci pensait peut-être à tous ceux dont il avait rêvé qu'ils puissent du jour au lendemain, s'évaporer de l'entreprise: à tous les paresseux innommables, aux sorcières sans relâche dans l'étreinte, à tous les "fayots" si peu solidaires, aux jeunes loups pathétiques, aux opportunistes à double face, aux trop payés pour pieuses raisons, aux revendiquants permanents, aux râleurs et nonistes impénitents, aux arapèdes de bureau et aux psychopathes qui ne s'assument pas, à tous les odieux collègues qui lui avaient transformé sa vie de bureau en enfer et qui allaient pouvoir continuer éternellement... jusqu'à la retraite...
Partager cet article
Repost0
19 août 2006 6 19 /08 /août /2006 00:10
J'ai une grande fascination pour les supermarchés. Le moment passé dans le supermarché doit être agréable, les prix raisonnables et la qualité des produits doivent à mon retour être l'occasion de petites fêtes gastronomiques. Au delà d'enseignes classiques comme Leclercq ou Carrefour, j'ai personnellement une grande fascination pour l'enseigne Lidl. Celle-ci avec une grande constance offre un excellent rapport qualité-prix de ses produits. Cette enseigne a proliféré ces dernières années et ses prix attirent les familles les plus démunies ou les plus nombreuses de notre pays. Je la soupconne même d'attirer une clientèle de riches bourgeois discrets, grâce à la qualité de ses produits. (C'est une famille au dessus du besoin qui m'a recommandé cette marque). Lidl offre un ensemble de produits simples, dans une présentation spartiate et uniforme. On peut acheter souvent les yeux fermés. On pourra remplir son caddie pour 100 Euros et acheter quelques babioles à ses enfants sans dégréver son budget. D'une certaine manière, Lidl nous rend plus riches et plus aisés grâce à la qualité et au prix de ses produits. Il permet par exemple de faire de grandes fêtes ou de consommer en abondance pour un budget minime. De plus, les caissières qui travaillent chez Lidl sont d'une grande productivité. On attend relativement peu pour un caddie volumineux. La pesée est automatique. On reprochera sans doute un jour la faiblesse des salaires de cette enseigne bas de gamme mais on aura remarqué que cette compagnie ne semble pas faire de discriminations dans ses embauches. Elle est sûrement pour les jeunes qui y travaillent un excellent point de passage pour se former avec succés au métier difficile de la grande distribution.
Partager cet article
Repost0
4 juillet 2006 2 04 /07 /juillet /2006 00:00
Je me souviens avoir parié il y a plus de dix ans que l'Angleterre serait un des pays moteurs de l'Europe. L'Angleterre ? Mais quel intérêt s'il vous plaît d'aller vivre en Angleterre? Il fait mauvais temps, il y a toujours du brouillard. La mer est froide. Et quel ennui! Mon raisonnement était simple. L'Angleterre était un pays infiniment plus libéral que la France. Ce n'était pas difficile d'imaginer que ce pays en serait beaucoup plus attrayant. Ainsi les libéraux le savent. Si la France continue de penser comme elle pense aujourd'hui, à l'opposé du libéralisme, elle va être à la traîne. Nous pouvons prendre le pari dès aujourd'hui. L'antilibéralisme est une loi d'airain qui conduit au déclin. Il existe une forte proportionnalité entre liberté et libéralisme. L'idéologie libérale (si on peut parler d'idéologie pour des principes s'appuyant sur l'organisation spontanée à petite échelle) propose une vision relativement cohérente du monde. En ces temps de perte de repères en France, le libéralisme est donc la seule alternative. En ce sens, les libéraux, (Voir cet article intitulé les maudits déclinologues de Caccomo) réalistes à juste titre aujourd'hui, sont des "déclinologues" mais ils sont les plus prompts à l'espoir. Pour plonger dans la déclinologie, on ira voir le blog fuckfrance dont l'objet est de mettre l'accent sur les absurdités de la politique française. Ces bloggers ont déjà quitté la France au sens de Sarkozy - ils écrivent en Anglais - même s'ils l'aiment encore pour perdre tout ce temps à la railler.
Partager cet article
Repost0