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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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15 avril 2006 6 15 /04 /avril /2006 00:02
On a eu tort de sous-estimer la Gauche. Après s'être pris les tresses dans le tapis en 2002 puis pendant la campagne européenne, elle vient de se refaire une santé. Elle est redoutable car elle réussit à détourner les angoisses des français à sa seule fin, utilisant ainsi ses propres turpitudes comme la principale source d'alimentation du mécontentement. Turpitudes dans lesquelles, elle a depuis longtemps entraîné la décrépite petite sorcière Droite. Exemples. Les jeunes étudiants, paniqués à juste titre, pourraient se révolter contre l'héritage de la dette, les systèmes sociaux en déficit, le chômage permanent depuis 25 ans et les faibles salaires. Du tout. La petite fée Gauche leur concocte un véritable univers kaléidoscopique. Elle leur offre, avec ses amis les plus lénifiants, une lutte de titan contre le moustique CPE, une ruade contre l'épouvantail de la "précarité", un galop contre le moulin-à-vent des entreprises profitables, un cri de terreur contre le sida libéral, ennemi bien connu de la liberté à travers les âges, depuis Lafayette jusqu'à Reagan.
Vengeance suprême de la petite fée Gauche. Elle pourrait bientôt transformer Sarko, qui semble vouloir déjà s'y prêter, en nain de jardin. Voilà qu'elle affronterait l'ogre Le Pen au second tour. De quoi se racheter une virginité! Dans son doux romantisme, la petite fée Gauche, s'imagine déjà, qu'à peine au pouvoir, d'un coup de baguette magique, disparaîtraient les émeutes de banlieue car tout le monde le sait "c'est la faute à Sarko". Puis la petite fée Gauche continuant le combat avec le soutien d'un peuple acquis à sa croisade antilibérale, augmenterait le RMI et toutes subventions pour l'emploi, diminuerait le chômage et réduirait la pauvreté et la souffrance du peuple en ponctionnant les richesses des grandes entreprises. A moins qu'elle augmente le chômage, qu'elle subventionne la pauvreté et qu'elle diminue les richesses! Mais ça c'est de la vulgate libérale!
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28 mars 2006 2 28 /03 /mars /2006 00:00
Voici une représentation visuelle grâce à un diagramme en arêtes de poisson, des raisons invoquées des émeutes de banlieues telles que j'ai pu les consigner lors de mes lectures.
L'analyse de Pareto ou la loi des 80/20 considère que 20% des causes sont responsables de 80% des effets. Il convient désormais de lutter contre deux de ces causes paraissant importantes afin d'éviter la récurrence de ce problème. Les raisons liées à l'Islam étant rejetées par la majorité des chroniqueurs, il reste les causes liées au chômage, aux discriminations, au comportement de la police, etc... Le gouvernement a mis par exemple l'accent sur le chômage avec le CPE. Le politicien peut se tromper sur les causes prioritaires et commencer à lutter sur tel ou tel problème au lieu de tel autre et corriger son erreur un peu plus tard. L'important est de tenter quelque chose et de se donner les moyens d'en mesurer les effets dans les années à venir. Les tergiversations sur le CPE nous font perdre beaucoup de temps.
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17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 00:00
La France a raté le coche en 1981. Giscard, plombé par Chirac, a affronté Mitterand. Il avait avec lui Raymond Barre. Celui-ci avait traduit en 1956 le livre phare de Friedrich Hayek. Selon l'humanité, Barre, rêvant d'une démocratie à l'américaine, aurait dit : "la démocratie française se portera mieux, le jour où la moitié des citoyens n’éprouvera plus le besoin de se rendre aux urnes. " Nul doute que dans cette période charnière, Giscard aurait embrayé le train derrière les locomotives Thatcher et Reagan. Le chômage aurait diminué. Nous aurions évité les turpitudes de la gauche, de Mitterand puis celles de la droite. Selon Jean-Pierre Chevallier, "Raymond Barre, alors qu’il était Premier ministre choisi par Giscard, a mené une politique qui a permis aux Français d’avoir le niveau de vie relatif le plus élevé de l’après guerre : au 9° rang mondial alors qu’il est tombé au 16° rang après 25 ans de gouvernements de gauche antilibéraux." La gauche et la droite seraient peut être un peu plus éclairés qu'elle ne le sont aujourd'hui. Le peuple souverain se tromperait-il parfois?
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18 février 2006 6 18 /02 /février /2006 00:00
Les antilibéraux font preuve de beaucoup moins de modestie que les libéraux. En effet, ces derniers ont tendance à "laissez-faire". Comme dit Hayek, "vous allez devoir laisser faire le changement, même si vous ne pouvez prévoir où il conduira." De sorte que si les changements se produisent, les libéraux pourront les imputer à l'initiative de leurs concitoyens et non entièrement à la pertinence de leur vision. Les antilibéraux eux, ne devront en apparence leurs bons résultats qu'à leur action planifiée à l'avance et conduite d'une main ferme. Le premier symptôme de cette immodestie me paraît être un petit rêve mesquin. Quel est-il? Rendre le vote obligatoire! Chose aisée à concevoir pour un constructiviste qui pense que tout passe par l'état et ses institutions. A défaut, on ne compte plus les campagnes invitant chacun à se rendre aux urnes. Les antilibéraux se prennent au sérieux et croient parfois que le vote est la principale manière de changer le monde. Patrick Vézine rappelle la campagne, avec Besancenot, pour le vote fin 2005. C'est une manière également de se mettre en avant, d'occuper le devant de la scène et de se rappeler au bon souvenir de leurs concitoyens. Leur rêve caché: obtenir 80% des voix.(**) Pour ma part, loin de décrier cette fondation essentielle de la démocratie, je n'ai pas de problèmes à voir moins de 50% de votants lors d'une élection. L'abstention est une forme de vote comme une autre. Elle est parfois le signe d'une démocratie apaisée. La Suisse qui est un des pays les plus démocratiques du monde atteint rarement des taux de participation importants. Les Etats-Unis également. Dans une démocratie stable et évoluée, il n'y a pas souvent péril en la demeure. L'abstentionniste, qui est aussi à l'image de la majorité de ses concitoyens, s'incline en déléguant à plus volontaire. Le choix d'une seule élection dans une démocratie solide ne change pas l'équilibre du pays et peut être remis en cause s'il s'avère improductif. Les antilibéraux veulent nous priver de la liberté d'être indifférent à la politique, de la liberté de ne rien avoir à dire sur la politique.

(**) Prenons l'exemple du Président Chavez.Il fait voter son pays en ce moment deux fois par an. Contrôlant de plus en plus de rouages au Vénézuela, profitant d'une opposition désunie, d'un système électronique qui permet de briser la confidentialité des votes, il obtient 75% de votes favorables grâce à l'abstention massive de ses concitoyens. Cas extrême: l'absention est désormais une des dernières façons de protester au Venezuela. Référence : Political firestorm in Venezuela

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26 janvier 2006 4 26 /01 /janvier /2006 00:00
Reagan avant de prendre le pouvoir avait annoncé la couleur. « Quand nous sauvons les vies des meurtriers, c'est comme si nous échangeons leurs vies contre la vie de 8 victimes pour chaque meurtrier que nous n'exécutons pas. Voilà un type d'inflation que nous ne pouvons accepter » Ronald Reagan 1977. » La population carcérale aux USA est de 2 millions pour 290 millions d'habitants soit un peu moins de 1% de la population. Depuis les lois répressives des années 80, la population carcérale a été multipliée par trois. Si nous appliquons ce schéma au cadre français: 60 000 personnes emprisonnées actuellement, nous multiplierions par 10 le nombre de détenus jusqu'à 600 000. Si on compare le nombre total de meurtres entre les deux pays, ce rapport est aussi de l'ordre de dix (exemple de comparaison sur les crimes). Pour ce qui concerne les délits mineurs, l'Amérique est aussi bien classée désormais (exemple des vols de voiture) que nombre d'autres pays. Nicolas Lecaussin dans son livre "Cet état qui tue la France" p243 aborde la question du chômage lié à l'emprisonnement en rejettant l'argument qui veut que les incarcérations diminuent les taux de chômage."Seulement un tiers des personnes avaient un emploi au moment de leur arrestation". Ajoutons également que les statistiques élevées concernant les délits montrent parallèlement le degré de confiance des habitants envers leur police. Il est aux USA l'un des meilleurs du monde. Dans un article du New-York Times, paru en Octobre 2005, le journaliste remarque que les condamnations à perpétuité sont fréquentes pour pallier aux peines capitales. Moins de 2/3 de ces condamnations le sont pour meurtre. Depuis ces mêmes années 80, les condamnations bénéficient rarement de remise de peine. Les raisons de cette tendance à la punition sont difficiles à appréhender. "Un appétit pour la tradition calviniste" avance le professeur Tonry qui ajoute « c'est la raison pour laquelle nous ne sommes pas un état socialiste protecteur, tu as ce que tu mérites: que cela soit bon ou mauvais". Pour le « district Attorney » de Pennsylvanie : "si vous tuez quelqu'un, c'est la vie pour la vie sans remise de peine". La liberté aux US se paie au prix le plus fort pour ceux qui contreviennent aux règles de base. La plupart du temps, les politiciens n'exercent pas leur droit de grâce pour ne pas perdre leurs électeurs. À l'exception d'Arnold Schwarzenegger, républicain, qui n'a pas ce genre de calculs: il a déjà gracié 103 personnes dont 89 étaient condamnés pour meurtre. Il commence à rentrer dans le rang et a décliné dernièrement la grâce de Tookie. Point positif dans ce contexte très répressif, il y a une baisse nette depuis 20 ans de la délinquance.
Références:
le site http://www.nationmaster.com
permet de faire des comparaisons
dynamiques et le site suivant donne les valeurs officielles du FBI.
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25 janvier 2006 3 25 /01 /janvier /2006 00:04
Le capitalisme français jonglant avec les aides à l'emploi, engoncé dans les régulations, pris en étau par des syndicats sans réel esprit de négociation, est un capitalisme qui traite ses employés de manière peu exemplaire. Quelques symptômes:
  • Le recours systématique au Contrat à Durée Déterminé : les CDD. Dans un capitalisme civilisé, les Contrats à Durée Indéterminés sont la norme.
  • Le recours au travail temporaire : Manpower, entreprise de travail temporaire fait plus de chiffre d'affaires en France que dans le monde entier. Manpower pallie les incohérences sociales créées par le capitalisme français.
  • L'exploitation des stagiaires : voir génération précaire dont les militants se font tabasser par les contestataires institutionnalisés de la CGT.
Ce "capitalisme" dur  n'est pas au niveau de celui pratiqué par la plupart des démocraties libérales, mais il fait ce qu'il peut. Malgré lui, il engendre sa propre contestation et la propension de celle-ci à généraliser ses effets pervers à la mondialisation libérale. Néanmoins, le capitalisme français est sans doute un havre de paix devant certaines entreprises publiques aux pratiques peu recommandables comme France-Télévision qui recourt abusivement aux stagiaires et aux intermittents du spectacle.
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10 janvier 2006 2 10 /01 /janvier /2006 00:05
Le ministère de la Culture est une véritable "pompe à subventions" pour un nombre de spectateurs qui vont en diminuant. Le théâtre public étouffe le théâtre privé. Voilà quelques remarques de l'IFRAP  dans un article sur la gestion de la culture en France conclu par quelques propositions concrètes pour sortir de cet état de fait. Pour revenir aux sources, on lira une contribution de Bastiat :
" Si vous voulez subventionner tout ce qui est bon et utile, où vous arrêterez-vous dans cette voie, et ne serez-vous pas entraînés logiquement à constituer une liste civile à l'agriculture, à l'industrie, au commerce, à la bienfaisance, à l'instruction ?... On peut faire observer que ces déplacements artificiels des besoins, des goûts, du travail et de la population, placent les peuples dans une situation précaire et dangereuse, qui n'a plus de base solide... Je suis de ceux, je l'avoue, qui pensent que le choix, l'impulsion doit venir d'en bas, non d'en haut, des citoyens, non du législateur ; et la doctrine contraire me semble conduire à l'anéantissement de la liberté et de la dignité humaine."                                                                     
Bastiat
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6 janvier 2006 5 06 /01 /janvier /2006 00:00
Le peuple de gauche est ingrat. Jospin a été un bon Premier ministre de gauche, mais il n'en a pas été remercié. Chirac a été élu avec de nombreuses voix de gauche en 2002. Sa politique a, elle aussi, nombre d'inclinations à gauche. Mais le peuple de gauche ne le lui rend pas et continue de faire de lui une bête noire. Et pourtant! Son opposition à la guerre d'Irak a été sans faille. Comme le Parti Socialiste, il a soutenu le oui au référendum mais a été désavoué. Son opposition au néolibéralisme fait de lui un digne représentant d'une troisième voie possible qui tiendrait compte de la "fracture sociale". Il est une excellente caisse de résonance des théories d'ATTAC. Le monde l'a bien compris. Chavez vient à peine de lui rendre visite que le président Evo Morales vient faire de même. Les présidents Zapatero et Chirac sont quasi les seuls représentants de pays européens à avoir été visités par Evo Moralès. En ce sens, le président Chirac honore le mandat confié en 2002 par les électeurs de gauche... Voici en vrac de mémoire quelques-unes des actions qu'un président de gauche n'aurait pas désavoué :
  • Augmentation du SMIC
  • Opposition à la guerre d'Irak et à "l'impérialisme américain"
  • Taxation des billets d'avion
  • Opposition au néolibéralisme
  • Apologie des solutions étatiques
  • Privatisations timides...
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19 novembre 2005 6 19 /11 /novembre /2005 00:00
Quelle drôle d'idée de vouloir autoritairement taxer les profits des entreprises liées au pétrole... On lira un nouvel article traitant de ce sujet sur le site de l'institut molinari...
La taxation des profits n’est pas seulement surprenante, elle est aussi inefficace économiquement.
Les profits résultent aussi du fait que certains entrepreneurs ont réussi mieux que d’autres à anticiper la demande des consommateurs...
Une baisse spectaculaire du prix est possible immédiatement si les gouvernements ne tardent pas à renoncer à ces taxations.
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