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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 00:09
J'ai beaucoup ri devant cette vidéo proposée par Etditeshaut montrant une manifestation de droite vu par les acteurs du théâtre de rue. Je me suis demandé si l'inverse était possible: parodier une manifestation de gauche. Cela serait beaucoup plus difficile. En effet, il y a longtemps que la réalité a dépassé l'absurde fiction. Nous aurions nombre de slogans qui retomberaient à plat dus à leur profonde banalité:
  • A bas le capitalisme!
  • Sarko Nazi!
  • C'est la lutte finale!
  • Les Trotskystes avec nous!
  • Le monopole de l'intelligence, c'est à gauche!
  • Chavez Président!
  • Non à la mondialisation
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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 00:01
Trouvé dans Marianne du 14 au 23 avril, dans un article intitulé "Le modèle suédois. Est-ce si formidable que cela?" , on y voit les rois du dialogue social, les syndicalistes suédois, source d'inspiration pour Ségolène Royal ne pas trop se formaliser d'inéluctables délocalisations...
"Lors de sa visite chez Ericsson, Ségolène Royal a pu constater avec un certain étonnement que la formule tenait toujours le cap. Interrogé sur les dizaines de milliers d'emplois supprimés en 2000 par le géant de la téléphonie, Bent Fogelberg, le délégué de Landsorganisationen iSverige (LO), l'unique confédération syndicale, lui a tranquillement expliqué que rien ne servait de lancer des grèves contre des délocalisations inéluctables. La priorité consistait plutôt à obtenir le reclassement des licenciés. Ce qui semble avoir été le cas pour 90% d'entre eux chez Ericsson."
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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 00:15
Jacques Marseille cite Frédéric Bastiat. C'est assez rare pour être remarqué! C'est la métaphore du commerce extérieur. Je ne l'ai pas trouvé chez Bastiat mais Yves Guyot l'a largement commentée. La sempiternelle balance du commerce serait une métrique attrape-nigaud!
"Il faut enfin rappeler cette fable que racontait l'économiste français Frédéric Bastiat dans les années 1840, qui résume tous les clichés que véhicule la position commerciale de la France. Il était une fois un capitaine au long cours qui acheta avec talent pour 1 million de francs de vin de Bordeaux pour l'exporter en Angleterre. La douane, vigilante, enregistra cette exportation pour 1 million. A Londres, la marchandise séduisit tellement les Anglais qu'ils en offrirent en livres sterling l'équivalent de 2 millions de francs. Bon commerçant, notre capitaine décida de les consacrer à l'achat de cotonnades qu'il choisit si bien que les fabricants de vêtements lui en offrirent 4 millions. Certes, notre capitaine avait fait fortune, mais il fut emprisonné pour cette activité coupable qui avait creusé le déficit commercial du pays de 3 millions de francs..."
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31 mars 2007 6 31 /03 /mars /2007 23:55
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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 12:42
La gauche est adroite: elle laisse la droite se débaucher à gauche.

Concile du PS 2: La petite nonne du Poitou est devenue mère supérieure.

Besson a démissionné après avoir surpris Ségo et François sur un coin de table.

Ségolène est mal élevée, sauf dans les sondages.

Ségo en garde sous la pédale avant de fondre sur le blairo-conservateur américain, toujours maillot jaune.

Les Français réhabilitent Marie-Antoinette: l'amant de Ségolène s'appellerait Louis.

Programme: Ségo a le sens de l'égoutte à goutte.

Ségo lance la Bib'révolution.


Ségo sacrée carafon par les Français!

Avec Ségo, les patrons vont être soumis à l'amende religieuse.

La télé: Ségo est complétement allumée.


Les éléphants ne barrissent plus. Ils s'égosillent.


ENA : voie Royal.

Sarko n'a pas fait l'Ego National d'administration.

Les intellectuels: je suis de gauche mais je m'éloigne!

Le Pen, dans un creux, s'adresse aux Francais de louche.

Hollande a-t-il une maîtresse d'école ?

Anti-tabac: Sarko prise du risque.

Sarcophage: Ségo pour les bigots de gauche va mettre en boîte tous les machos de droite.

Chiffrage: Besancenot est-il franc-comptable?

Le programme des candidats est flou à lier.

Eco-syllogisme : énucléer les centrales pour faire fondre le réchauffement.

Hulot: achèter des fonds éthiques pour enfouir les déchets de promesses toutes faîtes.

Bové, le libertartare, se goinfre de sucre Gandhi, de Martin Burger King tout en invoquant Nestor Macdonald.

OGM: l'extrême fauche.

Transfert: Nous, Français, avons besoin d'une psychanalyse où la figure tutélaire ne serait pas la mère, mais l'État!

Journal No 1
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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 08:57
Mon voisin serbe observe de loin la campagne présidentielle. Pour lui, les Français ne voteront jamais pour Sarko. Trop risqué! À gauche, Goucho est sur un nuage. Il pense que Sarko a déjà perdu l'élection. Sarko se disperse de plus en plus. Ségo face à lui au deuxième tour n'en fera qu'une bouchée. A chaque passage télé, elle casse la baraque. Pour le moment, elle rassemble à gauche. Demain, elle plongera au centre. A la manière de Mitterand. Le danger pour elle, serait de croiser le fer avec Bayrou au second tour. L'effritement de Sarko, peu visible pour l'instant, se devine dans les progrès de Bayrou dans les sondages. Ceux-ci mesurent la défiance des Français envers Sarko. Bien sûr, pour Goucho, les sondages ne sont actuellement pas représentatifs. Ils sous-estiment la gauche.  Pour étayer cette analyse, on écoutera avec Emmanuel Todd les Matins de France-Culture d'hier matin (Audio ici). Rien de nouveau sous le soleil si ce n'est !

D'autre part, Emannuel Todd est devenu dans cette campagne, le héraut du protectionnisme. Voilà qui a le mérite de clarifier le débat et de le rendre intéressant. On y apprend que Villepin en patriote économique, était convaincu, mais que Chirac, étrange caméléon libéral, a freiné. Celui qui a manifesté le plus clairement son attachement au protectionnisme, c'est Le Pen, pour l'instant. Comme le libéralisme, le protectionnisme n'est ni de gauche ni de droite mais il constitue une ligne de clivage importante.
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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 01:08
On écoutera ce débat intéressant à l'Université de tous les savoirs entre Thomas Piketty et Alain Madelin en octobre dernier.
Thomas Piketty n'est pas pour l'augmentation de la pression fiscale mais plutôt pour sa stabilisation. Il dénonce l'opacité des impôts en France et insiste sur leur faible valeur (3 % du PIB) par rapport aux autres pays. Il vaut mieux alléger les prélèvements sur le travail plutôt que les impôts. Il existe des prélèvements peu justifiés et opaques. Il existe des prélèvements pour la redistribution ainsi que pour les dépenses de l'état qui eux se justifient. D'autres émanent d'une logique d'assurance-chômage et santé personnelle. On a adopté le système de répartition car on a considéré que les marchés financiers étaient peu fiables pour conserver les avoirs financiers sur 30 ans. Dans le cas des retraites, ce que les gens cotisent, ils le touchent plus tard sous forme de revenu différé. Ainsi, le système de retraite complémentaire des cadres est l'exemple d'un prélèvement qui ne rapporte rien et plutôt coûteux pour la collectivité.  Le système de retraite par répartition marche ainsi sur la tête pour les gros salaires. Alors que ces cadres préféreraient le plus souvent gérer eux-mêmes leur financement retraite. Les prestations familiales, elles, sont relatives à une solidarité nationale. Ces dépenses devraient porter sur toutes les formes de richesse et non uniquement sur les salaires.
Alain Madelin lui, parle de prélever moins et mieux pour augmenter la croissance. Les pays nordiques, s'ils ont de forts prélèvements ont ouvert leur service public à la concurrence et investissent plus. Pour preuve, si on veut créer des emplois, il faut créer un statut fiscal dérogatoire. On prélève mal aux deux extrêmités de l'échelle des revenus. Dans la partie haute de l'échelle des revenus, on dégrève les investissements, on décourage les initiatives. Pour les revenus les moins qualifiés, on laisse les pauvres comme "dans une bouteille" dont il est très difficile de s'échapper. Les allègements sont le plus souvent mal ciblés. C'est la smicardisation. La sortie du système de l'aide sociale est parfois contreproductive. L'endettement n'est pas condamnable s'il correspond à des investissements et s'il n'excède pas nos capacités de remboursement. Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Une approche moderne consisterait à accepter les inégalités fécondes et motrices de notre économie. L'impôt devrait être allégé et simplifié.

Le débat entre les deux hommes est vif par la suite... La diminution des prélèvements devrait se faire sur un point de PIB par an sans déficit tout en dopant la croissance, à la manière de l'Espagne. La croissance est un facteur important. Piketty tente de justifier l'immobilisme ainsi. "C'est plus compliqué que cela !" répète-t-il. La croissance étant proportionnelle aux dépenses, il est difficile de descendre la pression fiscale. Paradoxalement, Piketty défend la médecine libérale à la française qui à la fois associe une logique de concurrence et une logique d'égalité. Au contraire, pour Madelin, l'économie de la santé est extrêmement régulée et tarifée. On lira la position d'Alexandre Delaigue sur Libération, plus proche de celle de Piketty. Celle de Jean-Pierre Chevallier plus proche de Madelin et... Sarkozy.
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4 mars 2007 7 04 /03 /mars /2007 00:09
Un article passionnant de Paul Cantor " Popular Culture and Spontaneous Order or How I Learned To Stop Worrying and Love the Tube". Celui-ci décline les effets de l'ordre spontané décrit par Friedrich Hayek (voir message précédent), dans des domaines qui n'ont rien à voir avec l'économie. Si l'improvisation est une seconde nature dans le monde théâtral. Paul Cantor nous fait découvrir ses applications dans le monde télévisuel. Il décrit le processus de création d'un feuilleton comme X-Files. Celui-ci se bâtit en mode collaboratif par l'intermédiaire d'un bataillon de scénaristes mais mieux encore, ce feuilleton s'élabore en fonction du feedback des spectateurs, au fur et à mesure, par exemple, de l'entrée en lice de nouveaux personnages. C'est ce que trouve intéressant Cantor car le feuilleton devient ainsi l'expression d'une culture populaire. Le producteur dans ce cas-là n'est pas forcément perçu comme un opposant à la création mais plutôt comme un collaborateur dont les contraintes et le regard peuvent s'avérer productifs.
Cantor nous propose une seconde analogie entre ceux qui rêvent d'une centralisation planificatrice et ceux qui sont prêts à accepter l'emergence incertaine sur la base d'une organisation spontanée. La théorie de l'évolution de Darwin qui fonctionne par petits pas, la nature éliminant ce qui ne fonctionne pas et les erreurs d'adaptation, est une forme d'organisation spontanée. Elle s'oppose au créationnisme centralisateur et perfectionniste qui suppose que le monde aurait été créé en un seul jour par une forme d'intelligence parfaite.
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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 23:48
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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 00:22
Pascal Lamy, ancien sherpa de Jacques Delors, appartient au PS. Il est directeur de l'OMC. Il est interviewé en décembre dernier par l'HEBDO magazine suisse. Extraits:
"La phase d'expansion du capitalisme de marché est très forte, très rapide. Cela crée assez logiquement des réactions d'anxiété, une peur d'être dépossédée, qui se traduisent par une demande de protection. En économie cela s'appelle du protectionnisme. Regardez l'histoire économique de ces 200 dernières années, chaque fois que l'on a succombé au protectionnisme, cela a généré des catastrophes.
Ma propre grille d'analyse politique n'a pas changé. La mondialisation a d'énormes vertus, en termes d'efficacité, de créativité, de progrès dans les libertés, et de connexion des uns avec les autres.  Elle a aussi ses défauts, notamment celui d'accroître les inégalités plutôt que les réduire. Elle doit donc être contrôlée. L'OMC est l'un des édifices qui permettent d'y parvenir. Le commerce, c'est la vie. On achète, on vend, on produit, on aime ou on n'aime pas. Les prix montent ou descendent. Des jobs sont créés. D'autres disparaissent."
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