Une tentative d'analyse des émeutes avec un vision libérale sur le Blog de
Patrice Vezine. L'auteur analyse les arguments de convention qui tendent à déresponsabiliser les acteurs.
La déresponsabilisation par le déterminisme social : La condition sociale peut expliquer un sentiment de révolte mais n’excuse en rien les débordements de violence. - La déresponsabilisation par le déterminisme géographique : l’Etat a certes fait construire des quartiers dont on peut contester le confort et l’esthétique, mais la responsabilité de la multiplication des tags et des dégradations à l’intérieur des immeubles revient à certains habitants eux-mêmes. - La déresponsabilisation par le déterminisme économique : fabriquer un cocktail Molotov n’est pas le meilleur moyen de trouver un emploi, mettre le feu à une banlieue n’est pas le meilleur moyen de combattre la discrimination à l’embauche, - La déresponsabilisation par le combat politicien : en démocratie, la politique d’un gouvernement peut être contestée. De là à rendre personnellement responsable un ministre de la moindre voiture brûlée plutôt que d’accuser son auteur réel, il y a un pas que nous ne pouvons franchir. - La déresponsabilisation par le déterminisme ethnique : l’intelligentsia des salons gauchisante est prête à brandir le carton rouge du racisme à quiconque essayerait de réfléchir aux conséquences d’une immigration incontrôlée.