Dans l'Est Républicain du 19.04 Elisabeth Badinter ne crois pas que 11000 professeurs de plus puissent changer quoi que ce soit. "On a eu un tournant dangereux dans les années 80-90 quand on a complètement dévalorisé le bac en prétendant que 80% d'une classe d'âge pouvaient y accéder, quand on a dévalorisé les universités en refusant toute orientation...
Un bon prof, c'est quelqu'un qui arrive à s'emparer de l'attention de sa classe, en passionnant ses élèves, ce qui demande une qualité qu'on ose jamais évoquer: le talent.
Un bon prof, c'est aussi un acteur. Le défi est encore plus grand dans les quartiers défavorisés : il faudrait y envoyer les meilleurs des meilleurs, ce qui signifie leur proposer beaucoup d'argent"