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  • : Gauche totalitaire : les mésaventures d'un fantôme de gauche.
  • : Partagez l'itinéraire d'un électeur de gauche devenu un adepte de la mondialisation libérale. Employé d'une "world wide company", l'auteur vit la mondialisation au quotidien et ne s'en plaint pas. Peu de mouvements d'humeur, des faits et des chiffres!
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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 22:12
J'ai passé une très mauvaise soirée mercredi 18 novembre. La France a gagné de la plus mauvaise manière. Thierry Henry me semble plus victime qu'acteur dans cette affaire. Je n'ose imaginer ce qu'il aurait enduré en coulisses s'il s'était dénoncé auprès de l'arbitre. Il se serait grillé définitivement auprès de ses coéquipiers et de sa fédération. Voilà qui nous donne une belle idée de la notion d'éthique sportive lorsqu'un capitalisme d'état et sa cohorte d'entreprises affrétées aux résultats de l'équipe de France. Il y a de quoi prendre au sérieux l'article que j'avais écrit à l'époque Le jeu de l'équipe de France de Football est-il libéral, socialiste ou protectionniste ? .
Pour me consoler, je me suis rendu sur FR3 avec
l'émission de Frédéric Taddei.. J'y ai appris que j'étais un communautariste blanc. C'était au cours d'une belle envolée de Vincent Cespedes. Les émeutes de 2005 en étaient la conséquence. Je n'aurais pas l'outrecuidance de me laver de toute réaction xénophobique au sens large où on les entend actuellement. Laïque d'éducation, j'aime bien le curé de mon village et j'admire parfois l'éthique chrétienne. J'aurais des circonstances atténuantes. Je suis d'une famille d'anciens colons d'Algérie et même si je suis libéral, je pourrais avoir quelques réactions imparfaites selon l'éthique commune. Ma famille ne m'a pas raconté les tortures perpétrées par l'armée française. Elle m'a plutôt raconté les harkis et les boucheries du FLN au cours de la guerre d'Algérie.
Il m'arrive parfois de considérer que les jeunes des banlieux manquent d'éducation. Quelle que soit votre origine ce manque d'éducation est rédhibitoire pour qui veut pouvoir s'adapter à tout milieu. La bonne nouvelle, c'est que l'éducation n'a rien à voir avec le milieu social. Il existe nombre de personnes de milieux modestes bien mieux éduqués qu'un fils de riches. Ils en peuvent sans doute remercier leurs parents. Néanmoins, les gamins des banlieues s'ingénient souvent à prouver leur mauvaise éducation. Violences verbales et physiques, attitude victimaire systématique, discrimination envers les femmes, accent grégaire à couper au couteau. Les médias y sont peut-être pour quelque chose, avec leurs gros effets de loupe. Comme tout français moyen, j'aimerais bien m'amender si je savais comment faire. Les Français se sentent impuissants.  La Suisse où je vis me paraît un bel exemple d'intégration jusqu'à présent. Les Suisses tentent au quotidien de ne laisser personne sur le carreau. Les Français font le dos rond. Depuis des années, ils ne bronchent pas, ils ne votent pas Le Pen. Ils rasent les murs. J'essaie de comprendre ce qui se passe, mais j'avoue que cela n'est pas évident. Les paroles de la chanson de Diams "ma France à moi" me donnent bien quelques clés, mais sont loin de me rassurer. Le respect ne se décrète pas, il se gagne. Avec une bonne éducation, c'est la chose la plus facile du monde.
"Non, c'est pas ma France à moi, cette France profonde...
Alors peut être qu'on dérange mais nos valeurs vaincront...
Et si on est des citoyens, alors aux armes la jeunesse,
Ma France à moi leur tiendra tête, jusqu'à ce qu'ils nous respectent. "
Au cours de l'émission l'humoriste au large sourire Thomas N’gijol ne va pas par quatre chemins. "Je n'ose imaginer un match France-Algérie pendant la coupe du Monde. ". L'Algérie, un des plus beaux pays du monde, cette bonne vielle dictature militaire, pétrie bien malgré elle d'Islam radical, serait devenue une valeur refuge. Une terre d'espérance pour les gars qui ne sentent pas entièrement français. Il est difficile d'être sûr de l'avenir.
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 00:33
Dans l'émission du Grain à Moudre du 22.06, j'ai trouvé le débat intéressant où André Comte-Sponville et Pierre Corguff discutent du capitalisme et de ses alternatives possibles. Pour le social-démocrate André Comte-Sponville, il n'en existe pas. Toutes les alternatives participent du capitalisme. Pour Pierre Corguff, anticapitaliste assumé et anarchiste. Il faut essayer, tout en évitant le totalitarisme. Cela me rappelle les théories de Hayek: s'il existe des alternatives qui puissent ouvrir l'imagination, elles ne peuvent être explorées que par l'initiative spontanée. Aujourd'hui, il n'y a que le capitalisme libéral qui magnifie l'initiative spontanée. Si le responsable ne sait pas où il va, il ose y aller, il prend le risque du laissez-construire. Un projet entièrement conduit et imaginé par l'Etat est voué à l'échec. Pourtant, les commentaires semblent compter sur l'Etat pour nous sortir des ornières et trouver des solutions. L'Etat capitaliste est en apparence bon-enfant, il fait de son mieux pour aider les pauvres. Hélas, il est maladroit et finit par se prendre les pieds dans le tapis. On déclare péremptoire que Hayek s'est trompé et implicitement que Keynes a raison. Ainsi, on est pas prêt d'innover et de faire des découvertes. Les anarchistes ou pseudo-tels, s'ils étaient cohérents, devraient être tous du côté d'Hayek. Ils ne devraient pas s'affirmer anti-capitalistes mais anti-corporatistes. Il n'y a pas d'échappatoire, toutes les alternatives participent bien du capitalisme.
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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 00:24
Avec la crise, le libéralisme est la tête de turc des langoureux de la réglementation; des rêveurs de lois à multi-têtes de chapitre, d'emphases juridiques avec floraison de notes de bas de page, d'algorithmes logorrhiques à désambigüiser les cas épineux et de systèmes à noyer les effets de bord. Les amoureux d'un libéralisme modéré qui s'accommodent d'un état qui serait peu interventionniste "stratège, léger et fin régulateur" ont eux découvert leur tête de turc : c'est Hayek. C'est Milton Friedmann avec la soi-disant thérapie de choc dont l'a affubé N. Klein, c'est Greenspan, hypnotisé par la trop extrême Ayn Rand. Bref c'est le néolibéralisme et ses figures de proue: L'école "allemande", selon Slama pour ne pas désigner l'école autrichienne... Malgré ses points très discutables qui sont représentatifs de la grande confusion intellectuelle sur l'explication de la crise, l'émission est passionnante. On y trouve des citations intéressantes. A réécouter ici. (à partir de 35mn). J'ai apprécié notamment la définition de A.G Slama. "Le libéralisme se définit contre l'ordre moral, il s'agit de faire confiance à l'individu pour distinguer entre le bien et le mal. C'est un mode d'organisation qui privilégie la liberté de l'individu à condition qu'il ne soit pas enfermé dans des groupes, il n'y a pas de fin dernière, ce n'est pas une idéologie..."
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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 11:46
On trouvera ici une excellente critique d'un documentaire nommée "The End of Poverty". Apparemment ce documentaire présenté en 2008 lors du festival de Cannes est un véritable  bréviaire de clichés sur le capitalisme mondialisé : "les riches plus en plus riches, le Nord contre le sud, les grandes entreprises capitalistes qui appauvrissent le monde..." Cela m'a rappelé les documentaires qu'Arte (extrait retrouvé ici) nous avaient infligés en octobre 2008 en les présentant comme des argumentaires incontournables contre les privatisations. Arte que je regarde frequemment, est bien souvent une télévision de propagande altermondialiste. Depuis 90, j'y ai appris l'horreur économique du néolibéralisme, la noblesse de Chavez et bien d'autres choses que je me suis empressé d'oublier. Si ces documentaires ne nous démontrent pas les soi-disants effets désastreux de la privatisation, ils restent intéressants. A propos des chemins de fer britanniques, on y voit à travers le regard de syndicalistes désoeuvrés les multiples tâtonnements de cette privatisation, qui ne s'est pas faîte sans difficultés. De multiples entreprises sont impliquées. Pour lisser ces difficultés d'organisation, l'État britannique a du entretenir les voies ferrées par lui-même car elles étaient partagées par toutes ces sociétés. Le documentaire nous balade à Cochabamba en Bolivie. Cet exemple est lui-même cité par l'article ci-dessus. "As the film notes, the Cochabamba privatization was a big mistake. What it doesn’t say is that before privatization Cochabamba was an equally good example of state-supported monopoly at its worst, replete with fare hikes (35 percent) and resource theft. "  On s'y étonne que l'eau privatisée doive augmenter alors qu'auparavant elle était payée en partie par les impôts. On est surpris du commentaire laconique de la fin où les habitants auraient repris soi-disant le contrôle de leur eau. Aux Philippines, on voit des hôpitaux privés rutilants et des hôpitaux publics exangues comme si les deux allaient automatiquement de pair. La partie la plus étrange est dévolue à Soweto où un gentil "gauchiste" -qui sera assassiné- détourne toutes les distributions électriques pour les remettre gratuitement aux pauvres de Soweto. C'est une conception romantique et bien étrange. Cette violation des lois les plus élémentaires semble plébiscitée par les auteurs. En tous cas, je n'y vois pas d'arguments contre la privatisation. Si l'État décidait de donner de l'électricité aux plus pauvres, rien ne l'empêcherait de l'acheter aux sociétés privées. Tous ses exemples pourraient sans doute être repris par un documentariste talentueux pro-mondialisation qui à l'inverse fustigerait le manque d'organisation des États en terme de justice et de police, d'allocation des budgets ou de mise en route d'une politique de privatisation décente.
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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 00:07

Alors que je prenais Stiglitz pour un adepte de la stratégie du choc façon Naomi Klein, fournissant constamment des arguments aux altermondialistes. Je dois revenir sur cette impression. Il est à l'opposé de ceux-ci. Stiglitz est un libéral. Son film "Le Monde selon Stiglitz" dénonce  le protectionnisme des Américains et des Européens, notamment avec la politique agricole commune.
Ses accents anti-keynesiens lors de sa dénonciation de la guerre d'Irak aurait pu déjà me mettre la puce à l'oreille. Par rapport aux libéraux classiques ou radicaux,  il dénie constamment la métaphore de la main invisible (ses travaux antérieurs consistaient à montrer que sans des conditions proches de l'idéal, la main invisible ne fonctionnait pas) et il plébiscite l'intervention de l'état comme grand facilitateur des marchés.

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 00:51
On écoutera le récit  de la courageuse Linda Weil-Curiel sur la mort de Sohane, brûlée vive. Il est surprenant qu'à aucun moment, elle n'emploie de référence à une quelconque religiosité radicale. Elle s'en tient aux faits et dénonce un crime sexiste. On peut imaginer que si elle avait fait une référence à un pourquoi possible issu de la culture religieuse, son combat n'aurait pas abouti.Ecoute ici.
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 00:31
H16, un ami de la bonne bande des Kiwis, m'a gentiment passé la balle concernant 7 blogs bien aimés dont nous étions. Mon site est depuis assailli par de nombreuses visites provenant de H16... Je flane souvent sur les sites anglo-saxons. J'écoute beaucoup France-Culture. Ainsi, il me reste assez peu de temps pour surfer. Si je voue depuis toujours une grande vénération à Johan Norberg , je consulte le plus frequemment ces jours-ci, côté français sans ordre de préférence:
Guy Sorman
Sorman, le sage, est un gentleman libéral modéré. Il cherche quand il le peut la moindre note d'espoir. Il défend les progrès de la science, ce qui est étrangement à contre courant en France. Sa culture cosmopolite est indispensable à la formation de notre esprit critique.
Ivan Rioufol
Pour Goucho, Yvan Rioufol est un "réac". La France est un pays vu de l'étranger si viscéralement de gauche que la moindre parole qui se soit affranchie de cette complaisance routinière et si reconnaissable entre toutes est une véritable source d'étonnement. Avec une belle constance, à la radio et sur son blog, il offre un autre discours direct sans agressivité. Les gens comme lui se font rares. Il le fait avec courage car cela est bien moins confortable que de faire du compassionnel, panoplie de base de tous nos Gouchos en herbe.
L'Econoclaste
La croissance de l'intérêt des Français pour la philosophie cache un manque d'économistes notoires. Bichonnons donc nos économistes!
Extreme Centre
Ils vont souvent s'abreuver sur les sites anglo-saxons. Ils ne font pas dans la dentelle avec l'Islamisme radical et prennent Obama pour un petit voyou gauchiste. Comme on le voit, à lire incorrectement!
JP Chevallier est infatigable. Pas facile à lire, mais hors normes. Il est un grand admirateur de la capacité d'adaptation américaine. Pour lui, la France a décroché avec Mitterand. Si je veux tomber de ma chaise et sortir de mon confort, je vais le lire. Quelques dernières citations :
  • "Pour ne pas faire perdre davantage d’argent aux actionnaires, 64 millions de Français subissent la récession, les prêts étant bloqués, tout est bloqué partout."
  • "Ce n’est pas une crise du capitalisme, mais une mauvaise application des règles bien établies que doivent respecter les banques."
  • "Il ne sert à rien de leur donner des milliards d’euros d’aide car la monnaie qui circule actuellement dans les Antilles françaises est surévaluée, ce qui fait que les produits antillais ne sont pas compétitifs et qu’ils ne le seront jamais tant que durera cette surévaluation."
  • "Le total des dettes de la BNP dépasse maintenant le PIB de la France !"
Je citerais encore Aurélien Véron, ancien d'Alternative Libérale, parce que j'écoute à la télé Sabine Herold et que je rêve d'un parti libéral en France.
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 00:51
France-Culture a consacré son émission "A voix nue" à Alain Badiou . On pourra les réécouter quelques temps à ces endroits  (1, 2... 5) et y apprécier son austérité (et parfois son manque de modestie). Sur sa vision politique, Il est épinglé dans cet article aux USA pour son anti-capitalisme, son attachement à l'idée communiste et à la révolution maoiste.  Inutile d'aller si loin, on pourra extraire ceci d'une interview de Frédéric Taddéï. "Au fond j’appelle communisme, et c’était déjà le sens que lui donnait Marx au début, une société qui est délivrée de la règle des intérêts. Une société dans laquelle ce qu’on cherche, ce qu’on fait, ce qu’on veut n’est pas réglé de bout en bout par les intérêts individuels ou les intérêts de groupe. C’est ça le communisme. Le communisme c’est aussi la société où tout le monde est polyvalent. C’est à dire où il n’y a pas de division du travail organisée entre ceux qui sont intellectuels, riches etc... et ceux qui sont en bas. C’est une société où tout le monde fait un peu toutes choses. Le communisme c’est le nom de cela. De ce point de vue il existe peut-être depuis très longtemps. Je pense que dans la révolte des esclaves contre les Romains, la révolte de Spartacus, il y avait déjà un élément de communisme. Il y avait déjà la revendication que l’on compte tout le monde, que tout le monde existe dans une figure égalitaire et ça c’est une idée, ça n’a pas à être un programme mais sans cette idée, je pense que la vie politique n’a aucun intérêt. Elle n’a aucun intérêt parce qu’elle consiste à savoir comment on va négocier entre les intérêts des uns et des autres." Ce serait exagéré d'affecter Alain Badiou à la gauche totalitaire. Ce serait plutôt une gauche nostalgique...
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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 00:15
Au cours de ces dernières vacances, je suis tombé sur le discours de Malika Sorel lors de deux émissions sur France-Culture 1 et 2. J'avoue que j'ai été ébranlé par le punch de ses arguments. Son discours comporte quelques éléments d'espoir, même s'il est accompagné d'un fond de pessimisme (ou de réalisme?). Je note ci-dessous quelques idées directes lancées par celle-ci:
  • La colonisation n'est pas un facteur pertinent. Il existe nombre de pays comme le Danemark ou la Suède qui ont des problèmes d'intégration.
  • La discrimination positive est un écueil.  (que Barack Obama a lui-même dénoncé)
  • On monte les Français les uns contre les autres. On se dirige vers des affrontements ethniques.
  • On donne aux jeunes une image déformée de la France qui les laisse à penser que ce pays aurait opprimé leurs ancêtres
  • Des politiciens de droite comme de gauche se font les relais de ces arguments
  • Les Français ne sont pas racistes, bien au contraire.
  • ....
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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 09:02


Le cycle de Doha est relancé. Les USA vont négocier avec l'administration Bush, plus ouverte au libre-échange que semble l'être Obama. Après les précédents échecs de Doha et la dernière crise des matières premières, pour theeconomist, ce serait une honte de ne pas aboutir.
"Farmers in emerging economies are victims without any say, as they are shut out of rich EU markets. If EU leaders defend protectionist farm policies in December, it will be more than a disappointment. It will be a cause for shame." TheEconomist.

On écoutera Pascal Lamy, hier sur France-Culture, plaidant pour plus d'ouverture des marchés et plus de protection sociale.

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